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Le podcast d’Ecran Large – les fandoms toxiques : comprendre cette pop-culture de la haine

Par La Rédaction
23 janvier 2025
Le podcast d'Ecran Large – les fandoms toxiques : comprendre cette pop-culture de la haine © Canva Lucasfilm / Paramount

Pour ces nouveaux épisodes de notre podcast La Réu’ d’Ecran Large, plongeons dans le monde des fandoms toxiques, et leur impact grandissant sur Hollywood.

De Star Wars : Les Derniers Jedi au Seigneur des Anneaux : Les Anneaux de pouvoir en passant par les films Sonic (et surtout le redesign en catastrophe du personnage), la voix des communautés de fans sur Internet semble de plus en plus bruyante. Qu’ils concernent la défense aveugle d’une franchise contre n’importe quelle critique, ou au contraire la haine profonde de sa moindre évolution, ces comportements imposent désormais une ritournelle trop bien rodée.

Review-bombing, harcèlements des créateurs et des comédiens et autres dérives xénophobes sont presque attendus lorsqu’un film ou une série choisit d’étendre un univers. Mais ce qui n’était qu’une minorité « gueulante » a réussi à faire son chemin jusqu’aux oreilles des studios, et semble avoir plus d’impact depuis quelques années.

Pour ce nouveau podcast de La Réu’ d’Ecran Large, Antoine et Mathieu se lancent à leurs risques et périls dans le monde bienveillant des fandoms toxiques (pour votre santé mentale, laissez faire des professionnels). En plus d’analyser le phénomène à travers des cas d’étude précis, il s’agit aussi d’observer la conquête progressive de ces fandoms sur Hollywood.

La haine mène au côté obscur

Partie 1 : Les fandoms toxiques : comprendre cette pop-culture de la haine

Partie 2 : Les fans toxiques ont-ils conquis Hollywood ?

La Réu’ d’Écran Large est disponible sur Acast et toutes les plateformes d’écoute et de streaming, pour le meilleur et pour le pire.

Acast : https://shows.acast.com/644a8a32adac0f00105359d5

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Si vous appréciez le podcast, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur iTunes, Spotify ou la plateforme où vous nous écoutez.

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batmalien

« Plus il y a d’artistes sur Terre, mieux le monde se porte.« 

M. Jaborska 📜🪶

rvbman

Merci toute l’équipe de Écran Large de nous offrir de si chouettes réflexions et prises de recul sur le 7ème art, c’est invariablement passionnant ! 

Sur ce sujet précis, ça rassure d’entendre votre analyse. Ce phénomène est franchement sinistre. Comme si on assistait d’une part à une radicale assimilation personnelle à un objet culturel – cet « IP » détermine qui je suis – menant à une dogmatique défense de la dite IP – l’abîmer c’est l’abîmer moi. Et d’autre part, à une position de consommateur en attente d’un produit satisfaisant ses besoins. L’objet culturel fétichisé, il relève du sacré, et il convient de partir en croisade contre les infidèles. Ce même objet commodifié, c’est aussi logique de se plaindre au commerçant du mécontentement face à la marchandise. 

Pour moi, humble cinéphile, heureux de ressentir tout ce que l’artiste a voulu provoquer en moi durant la projection, je suis déconcerté par cette situation. En attendant que le cinéma Hollywoodien se ressaisisse, j’apprécie d’autant plus les oeuvres des quatre coins du globes en provenance d’artistes libres de nous offrir leur vision (et le miracle Dune 2!)

Ewone

Super réu ! Merci beaucoup !

JohnJohn

Attention à ne pas sombrer dans l’excès comme le font certaines boîtes de production lorsqu’un film échoue : c’est toujours la faute des autres.
Il fut un temps où les mauvais films se faisaient simplement éreinter au box-office et par la critique. Cela faisait partie de la vie. Les producteurs, réalisateurs et acteurs passaient à autre chose.

Aujourd’hui, quand un film bide et reçoit de mauvaises notes, c’est forcément la faute des spectateurs qui le critiquent ou qui ne vont pas le voir. Les studios investissent désormais tellement d’argent dans leurs productions qu’ils estiment que leur produit DOIT forcément fonctionner. Et ils sont prêts à tout pour y parvenir… absolument tout.

Ainsi, lorsqu’une bande-annonce est bien reçue, le ratio positif est clair et net. Mais si elle est mal accueillie, ce n’est jamais la faute du produit : ce sont forcément des « haters » ou des « méchants ». Jamais les producteurs ne remettent en question leurs graphiques, leurs études ou leur stratégie. Jamais ils n’envisagent que leur produit puisse être mauvais ou mal ciblé. Non, c’est toujours la faute des autres.

Par exemple, ils ne s’inquiètent pas quand une de leurs bandes-annonces récolte 100 000 likes pour 5 000 dislikes, un ratio globalement dans la norme. Mais si les chiffres s’inversent — 5 000 likes pour 100 000 dislikes — là, ils crient à la conspiration ou à la malveillance. Et s’ils prenaient simplement en compte que leur public n’aime pas ce qu’il voit ? Ils refusent d’admettre que leur produit, conçu à partir de graphiques et de cahiers des charges, ne convainc pas. Par égo ? Par idéologie ? Parce qu’ils ont aveuglément foi en leurs études ?
Peut-être que tout simplement, c’est ça le cœur du problème…

Pendant ce temps, des séries comme Arcane, avec des personnages féminins en vedette, rencontrent un succès unanime. Pourtant, un mauvais film, même s’ils à des des héroïnes féminines, peut bider. Que font les producteurs dans ce cas ? Ils ignorent les exemples comme Arcane, ne se demandent pas pourquoi cela fonctionne tant et préfèrent accuser le public de misogynie.
C’est là qu’apparaît l’incohérence de leur discours, ou plutôt leur tentative maladroite de défense.

Prenons The Acolyte. Si cette production ne fonctionne pas, ce ne sera pas à cause de la diversité des acteurs ou des personnages de couleur, mais parce que l’histoire n’aura rien d’intéressant à raconter. La série 24h Chrono, avec un président afro-américain, n’a jamais posé problème. Le personnage et la série étaient même très appréciée des fans. Mais il est plus facile, plus rapide, plus séduisant pour certains producteurs de rejeter la faute sur le public. C’est plus facile que d’accepter l’échec et de se remettre en question.

Aujourd’hui, les studios misent principalement sur des suites, des reboots, des remakes et des univers étendus souvent jusqu’à l’overdose, parfois en prévoyant 3 suites avant la sortie du premier film. Ils suivent leur logique, si un produit a fonctionné, la suite VA fonctionner. C’est là leur erreur.

Le cinéma a déjà connu des périodes de déclin, suivies de renaissances marquantes : le Nouvel Hollywood, l’ère des blockbusters, etc. Sommes-nous en train d’assister à un nouveau déclin ? Peut-être.

Espérons seulement qu’il sera bref et que la prochaine ère du cinéma apportera des films bien écrits, intéressants et capables de captiver le public.

Flo1

… mais le fandom cinéphile ne vaut pas mieux, avec son ironie et son ton hautain, comme s’il fallait tout le temps être « Excellent » (selon quels critères immuables ? chaque film a son propre contexte).

Thomas Corneille

Bonjour !
Il me semble que le son s’interrompt abruptement à la fin de cette Réu.
Bien sûr il se peut que cela veuille dire que les fans toxiques ont enfoncé la porte. Dans ce cas tragique (où vous n’en ferez donc jamais un podcast) je viendrai mettre des fleurs sur vos tombes (à condition bien sûr qu’on retrouve vos dépouilles).
Je vis donc dans l’espoir que ce n’est qu’un problème technique.
Cordialement, et caetera.

Seyfr

Ouaaais moi je viens défendre ma franchise préférée : Ecran Large ! Je trouve que les gens tappent trop facilement dessus sans réfléchir !
(Hein ? je me suis trompé ?)

Merci à vous tou·tes d’apporter des analyses nuancées et profondes (aussi profondes que le temps imparti vous laisse) ! Qu’on soit ou non d’accord avec vous, vos articles (quand on a au moins 2 neuronnes) nous donnent matière à rélfléchir au delà de : J’AIME vs JE DETESTE.

PS : j’avoue avoir partagé au tout début (pas plus de 2 ou 3 fois) le hashtag pour la Snyder Cut… Mais quand j’ai vu les proportions, la haine qui était partagée, je me suis auto dégoûté de ce geste. Tout ce que je savais en sortant du cinéma c’était que, clairement, la plupart des plans avaient été au moins modifiés, et que beaucoup ne reflétaient pas l’idée de Snyder (parce que pas cohérent avec son travail sur MoS et BvS, quoi qu’on en pense). Mais les « fans » étaient tellement véhéments… J’ai jamais vu ça ! Au point où quand la Snyder Cut est sortie, elle a été accueillie avec beaucoup trop d’indulgence. Si moi aussi je l’ai préférée à la « Cinema’s Cut », elle a tout autant de défauts qui m’ont gêné que dans BvS : JAMAIS ça ne rentrait en 2h30, et quelques incohérences assez majeures dans le scénario.