Mort de John Guillermin, réalisateur de La Tour Infernale

Jean-Luc Hassaique | 30 septembre 2015
Jean-Luc Hassaique | 30 septembre 2015

John Guillermin est décédé le 28 septembre 2015, comme vient de l’annoncer son épouse sur les réseaux sociaux. Le réalisateur,auquel on doit quelques uns des films les plus spectaculaires de la seconde moitié du XXème siècle, allait sur ses 90 ans.

Né en 1925 de parents français, John Guillermin rejoindra la Royal Air Force durant la deuxième Guerre Mondiale, avant de revenir en France en 1949 pour y devenir assistant-réalisateur de documentaires et court-métrages jusqu’en 1949.

La guerre et l’espionnage feront rapidement partie intégrante de son cinéma. Durant la première partie (européenne) de sa carrière, il réalise ainsi des classiques tels que Contre-Espionnage à Gibraltar, ou encore Le Crépuscule des Aigles, qui fera longtemps référence pour ses séquences de combats aériens.

Mais Guillermin va tout à fait s’accomplir dans le domaine de l’action hollywoodienne. Il va se révéler un artisan surdoué, capable de maîtriser des projets dont les ambitions techniques sont alors phénoménales. On lui doit ainsi le classique des classiques en matière de film catastrophe : La Tour infernale.

Cette œuvre matricielle met aux prises une poignée de personnages piégés par un incendie ravageur, au cœur d’un fleuron du bâtiment. Essentiel, parfait et presque programmatique, le film annonce plusieurs décennies de grand spectacle. Quant à son remake de King Kong, s’il a indiscutablement vieilli, il constituait à l’époque un exploit technologique, et demeure aujourd’hui encore un sacré divertissement ainsi que l’occasion d’admirer une Jessica Lange sublime.

Mais Guillermin restera aussi dans nos mémoires pour Mort sur le Nil, ainsi que l’épatant Mr. Patman, thriller parano avec James Coburn, qui rappelle que le metteur en scène pouvait également se montrer à l’aise avec des matériaux plus psychologiques.

Enfin, John Guillermin fut aussi le réalisateur de King Kong 2, un film autrement moins mémorable que ceux évoqués ci-dessus, qui vaut essentiellement pour sa tagline française, rentrée dans l’histoire des punchlines débiles.

« Il revient et il n’est pas content. »

Si on pouvait en dire autant de Guillermin...

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