Disney Infinity : le test Marvelous

Simon Riaux | 24 septembre 2014
Simon Riaux | 24 septembre 2014

Après un premier épisode venu braconner sur les terres de Skylanders, voici que débarqueDisney Infinity 2.0, qui entend définitivement enfoncer le clou et moissonner le portefeuille de parents désireux de faire le bonheur de leurs chères têtes blondes. Plus riche, intuitif et vivant que son prédécesseur, ce volet marque une véritable étape dans la politique vidéo-ludique de tonton Mickey.

Concurrent de taille face à l'empereur SkylandersDisney Infinity proposait aux joueurs un système très similaire, à base de figurine à acheter puis activer, autorisant le joueur à incarner l'avatar en question dans le jeu, ainsi que d'avoir recours à quantités de power-ups et autres upgrade commercialisés. Attachant, soigné et d'une réelle richesse, le jeu avait néanmoins quelques menus défauts à corriger, à commencer par une interface extrêmement complète mais trop fastidieuse. Suite au succès remarqué de cette première tentative, le studio ne pouvait manquer de lui donner suite.

L'ajout principal de cette nouvelle mouture fait office de petite révolution copernicienne. Là où l'opus précédent ne nous proposait que d'utiliser des personnages issus de la mythologie Disney à proprement parler, Infinity 2.0 convie à ce grand baroud toute l'équipe Marvel. Relookés à la sauce kids, les Iron Man, Thor, Hulk et autres Captain America, sans oublier Les Gardiens de la Galaxie viennent ainsi s'ajouter aux personnages de notre enfance. Ainsi ce sont des ambiances beaucoup plus variées qui s'offre au joueur, ainsi qu'un univers nettement plus vaste et contrasté.

Force est de constater que cette invitation est globalement réussie. Chaque héros jouit d'une palette de pouvoirs emblématiques, reprenant assez précisément leurs performances cinématographiques. Du marteau de Thor en passant par l'arsenal d'Iron Man, le joueur et le fanboy ont de quoi s'amuser de longues heures. À noter que certains persos sont assez jouissifs à manier, à l'image d'un Spider-Man aux mouvements simplissimes à maîtriser, mais qui s'avère tout simplement euphorisant à trimballer au bout de son filin. Dans la même veine, Venom, malgré son aspect kid-friendly parvient à dégager un sentiment de puissance plutôt grisant.

 

Les figurines, à la fois simple et au design attachant sont une réussite et devraient allumer la flamme de la collectionite dans les cœurs des enfants. Notons que les Power discs et autres gadgets commercialisés permettent notamment de modifier certains persos et de keur adjoindre des bonus ou véhicules capable de leur jouer jeu égal avec les héros les plus puissants. En effet, Thor et Iron Man peuvent voler, ce qui les avantage si vous ne prenez pas soin de conférer des pouvoirs alternatifs à d'autres tels que Captain America.

Parlons-en des pouvoirs, grâce à un système de grille évolutives qui n'est pas sans évoquer le célèbre sphérier de Final Fantasy X, le joueur pourra orienter l'évolution de ses héros et choisir les capacités à favoriser, afin de se constituer une dream team équilibrée, qui ne mise pas tout sur la force brute ou la rapidité. Le système est bien pensé et autorise régulièrement le joueur à redispatcher les points de compétences obtenus, afin d'explorer les capacités des personnages. 

Techniquement l'ensemble est au poil. En effet, si les décors ne sont pas parmi les plus fins ou détaillés qui soit, ils composent un ensemble plutôt mignon, coloré, dont la grande variété autorise une quantité infinie de délires. Certains retranscrivent à merveille les univers ou les ambiances des films dont ils s'inspirent, à l'image des niveaux centrés sur Les Gardiens de la Galaxie. Les plus réussis sont sans aucun doute les myriades de persos Disney/Marvel. Très correctement doublés, ils incarnent sans mal les délires du joueur, aidés par un look trop meugnon. Bon, officiellement ça nous agace de voir ainsi traitée une mythologie qui n'a dans el fond rien d'enfantine, mais le fait est que c'est quand même très bien foutu. 

Autre élément notable, l'arrivée des supers héros au sein de cette grande réunion permet aussi au soft de chasser sur les terres d'autres franchises qui ont conquis le cœur des joueurs à coups d'univers entremêlés et référentiels. On pense évidemment aux innombrables jeux LEGO, dont Disney donne ici l'impression de vouloir dupliquer l'état d'esprit, avec une réussite certaine. Nanti d'un humour bon enfant, de centaines de mini-jeux modulables à l'infini et aussi d'aventures plus classiques reprenant les univers des divers personnages invités, l'offre s'annonce gargantuesque.

 

On notera que si les packs aventure et autres power discs arrivent à point nommé pour siphonner les économies des parents trop candides, ces à-côtés semblent apporter un plus non-négligeable au soft. Il faut dire qu'en faisant la part belle aux héros Marvel, le jeu change logiquement d'ambiance et d'ADN, tout en achevant de mixer totalement un univers Disney qui n'en finit pas de s'agrandir. Malin et capitalisant sur les licences amassées par Mickey à coup de dollars, le soft n'en demeure pas moins plaisant, en appelant autant l'enfant qui sommeille derrière chaque parent que le geek abreuvé de culture pop.

 

EN BREF : Disney Infinity est une réssite qui fait preuve d'une belle variété ainsi que d'une grande richesse. Si le jeu amusera bien plus les enfants que leurs parents, il n'est pas dit que ces derniers résistent longtemps à l'envie de collectionner leurs héros préférés. Qu'ils soient néanmoins prévenus, il n'est pas évident de se sortir de cet engrenage ludique foisonnant.

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