Avant Blade Runner 2049 : Denis Villeneuve est-il un réalisateur vraiment génial ou très surestimé ?

Mise à jour : 29/09/2018 11:44 - Créé : 3 octobre 2017 - La Rédaction
La Rédaction | 3 octobre 2017 - MAJ : 29/09/2018 11:44
Harrison Ford Ryan Gosling
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Sur le point d'entrer définitivement dans la cour des grands avec Blade Runner 2049Denis Villeneuve est-il à la hauteur de sa réputation de cinéaste de premier plan ?

Un 32 août sur la terreMaelströmPolytechniqueIncendiesPrisonersEnemy, SicarioPremier contact et maintenant Blade Runner 2049 (une déception plus ou moins grande pour nous, néanmoins adulée par la presse) : en moins de dix ans et après avoir été remarqué avec ses premiers films, notamment Polytechnique, Denis Villeneuve est devenu l'un des noms les plus incontournables.

De son adaptation titanesque du livre culte de Frank Herbert Dune aux rumeurs du prochain James Bond en passant par celles du projet sur Cléopatre qui traîne à Hollywood depuis des années, le nom du cinéaste canadien est sur toutes les lèvres, comme le dernier gadget à la mode que tous les studios veulent se procurer.

  

 

Et s'il a, depuis ses débuts, été accueilli avec une grande bienveillance par la critique puis le public, le cas Villeneuve devient de plus en plus intéressant. Alors que Blade Runner 2049 est porté par une presse dithyrambique, les détracteurs du réalisateur, qui voient en lui tout sauf ce grand metteur en scène remarquable, se feront de plus en plus bruyants.

La question flotte dans la rédaction d'Ecran Large depuis quelques années et après avoir découvert la suite de Blade Runner, elle est revenue de plus belle, pour les uns comme pour les autres. En prenant trois axes, l'équipe a donc essayé de donner son avis.

 

Photo Denis VilleneuveDenis Villeneuve avec Harrison Ford sur le tournage de Blade Runner 2049

 

COMMENT IL FILME

C'EST FANTASTIQUE. Le cinéma de Denis Villeneuve est un cinéma de mise en scène pure. Chaque film est une plongée dans un genre, qui devient un terrain d'expérimentations pour lui. Le travail sur la photo, le design sonore, le montage et la musique (plus fouillé et riche chez lui que dans la majorité de la concurrence) contribuent à faire de ses films des expériences sensorielles qui frôlent parfois l'abstraction.

C'est avec une économie de moyens et une fausse simplicité (dans ses histoires, dans ses manœuvres de réalisation) qu'il impressionne en se jouant des codes, des attentes et des craintes, prenant un malin plaisir à tordre discrètement les règles. Non pas pour révolutionner le genre et se présenter comme un petit malin, mais pour simplement trouver une position où il existe en tant que réalisateur et narrateur - d'où, peut-être, sa tendance jusque là à jouer dans des genres très marqués.

Cette approche lui permet de se forger une identité forte, d'illuminer des genres et matériaux sinon ordinaires dans d'autres mains - voir le cas Wind River. En vrai chef d'orchestre, il compose des symphonies envoûtantes, haletantes, avec un sens du tempo remarquable.

Exemple : D'une richesse folle, d'une précision saisissante, avec un travail remarquable sur le son, la musique et la couleur, Sicario reste certainement la plus belle démonstration de son talent de metteur en scène. La fameuse scène de la fusillade à la frontière retranscrit parfaitement le cauchemar dans lequel est aspirée l'héroïne, spectatrice aux portes de l'enfer d'une horreur sourde et banalisée. Il suffit de quelques balles et ennemis immobiles, d'une musique discrète de Jóhann Jóhannsson et de la fébrilité d'Emily Blunt pour saisir la dimension étouffante et noire de cette enquête prend à la gorge. Une équation somme toute assez simple sur le papier, mais qu'il transcende par sa caméra et son montage.

 

Photo Emily BluntEmily Blunt dans Sicario, dans la scène percutante de la fusillade à la frontière

 

C'EST PROBLÉMATIQUE. Inutile de tergiverser : les œuvres de Denis Villeneuve se hissent instantanément au-dessus du tout venant, quelque soit le genre auquel il s’attaque. Qu’il collabore avec des chefs opérateurs aussi aiguisés que Roger Deakins, Nicolas Bolduc ou Bradford Young, il s’extrait toujours avec aisance des modes du moment, pour composer des créations infiniment plus élégantes et agréables à l’œil que la concurrence.

Cela étant dit, comment définir la mise en scène de Villeneuve ? Pas évident. Fluide, ample, atmosphérique pourrait-on balancer sans trop se mouiller. On n’écrira pas qu’elle manque totalement de personnalité, les gestions de l’espace menaçant, labyrinthique, dans Incendies, Prisoners, Enemy ou Sicario, témoignant bien d’une patte. Mais comme souvent avec Villeneuve, on voit là plus une méthodologie appliquée, séduisante, plutôt qu’un geste de cinéma marquant, ou de nature à imprégner la rétine.

Exemple : Sicario est emblématique de la force et aussi des limites évidentes du style Villeneuve. Son découpage rigoureux et ample, parfaitement adapté à la création d’une menace ouatée, rend la poursuite immobile puis la brève fusillade en plein embouteillage absolument saisissante. Néanmoins, le dispositif parcourant tout le film, s’il ne perd jamais de son élégance finit par lasser puis interroger quant à la mise en scène que veut développer le cinéaste. On a ainsi le sentiment que tout le film, jusque dans le développement de son twist, vise plus à installer une atmosphère, voire une simple signature, plutôt que de narrer effectivement par l’image. À la manière d’un très bel ustensile décoratif dont on aurait le plus grand mal à saisir l’usage.

 

Image 530901Incendies

 

COMMENT IL RACONTE

C'EST BOF. On devrait plutôt dire « comment il se la raconte » parce que dès ses débuts, Denis Villeneuve s’est imposé comme un esthète un peu creux. Alors oui, ça ne va pas faire plaisir de le dire, mais les faits sont là. A l’exception de Sicario (plus du fait de son scénariste que de Villeneuve lui-même), tous ses films ne brillent pas par le fond de leur propos. Premier contact en est probablement le meilleur exemple puisque, à contrario de son esthétique parfaite et inspirée, le film n’entre jamais dans le cœur de son sujet et nous assène un discours de surface un brin moralisateur, se concentrant sur l’émotion renvoyée au spectateur.

Ce n’est pas grave en soi mais quand on veut faire du Kubrick et parler de l’humain, cela pose problème. Ses personnages ne restent jamais que des archétypes, soumis aux très belles images dans lesquelles ils sont projetés et jamais, ô grand jamais, la rencontre de l’univers et de l’humain ne pose un vrai questionnement sur le sujet concerné. Les images impriment la rétine certes, mais le cerveau est en RTT et le cœur n’est sollicité qu’à certaines occasions. Comme si entre le Beau et le Vrai, Villeneuve n’arrivait pas à faire un choix, piégé dans ses envies artistiques, dévorantes et obsédantes. En espérant que Blade Runner 2049 soit la première marque d’un vrai auteur, moins occupé à faire de belles images pour ce qu’elles sont et plus attaché à organiser la rencontre entre le fond et la forme, tout en étant moins signifiant que ce qu’il est aujourd’hui.

 

Photo Denis Villeneuve, Ryan GoslingDenis Villeneuve sur Blade Runner 2049

 

Exemple : Premier Contact est un excellent exemple. Dans sa construction même (avec son petit twist sur les flashbacks, qui en fait n'en sont pas), le film recourt à un artifice qui trahit son manque de maitrise et de profondeur. Le problème se situe aussi au niveau de ses personnages : dans un film qui parle de communication entre les êtres, de découverte de l'autre, il est assez embarrassant de constater que le personnage d'Amy Adams ne dépasse jamais sa caractérisation première et n'offre guère de nuances. Pareil traitement est réservé à celui de Jeremy Renner, totalement creux et fade, qui semble survoler l'histoire sans même être impliqué, alors qu'au contraire la relation qui se crée entre eux devrait être le coeur du film. 
 
Le problème que cela crée, et il est d'importance, c'est qu'en l'absence de vrais personnages, c'est toute l'intrigue qui s'en trouve handicapée et ne surmontera jamais sa très bonne direction artistique. N'en résulte que de jolies images, avec un fond qui se la raconte un peu alors qu'il peine à faire exister réellement ce qu'il veut nous raconter aux forceps. La forme au détriment du fond, donc.

 

Photo Amy AdamsAmy Adams dans Premier contact 

 

C'EST BIEN. Le cinéma de Denis Villeneuve n'est pas porté par des scénarios d'une originalité éclatante ou des high concepts, comme un Christopher Nolan par exemple. Qu'elles soient adaptées (Incendies, Premier contact) ou écrites par d'autres (Sicario, Prisoners), les histoires qu'ils filment pourraient même être résumées à des formules plus ou moins percutantes : le polar matîné de vengeance, le thriller dans les cartels ou la rencontre du troisième type, avec des trajectoires classiques de héros.

Si le scénario n'est pas ce qui brille le plus dans sa filmographique, Villeneuve démontre un talent indéniable de narrateur, avec une maîtrise claire des rouages - la machinerie implacable du suspense de Prisoners et Sicario, l'émotion diffuse de Premier contact et Incendies. Se dégage même une sensation : celle que le cinéaste s'est lancé avec humilité dans un apprentissage des règles et des genres, afin de gravir la montagne du cinéma à grand spectacle. Qu'il ait attendu tant d'années avant de s'essayer à la science-fiction alors qu'il adore le genre depuis son enfance n'est pas anodin. Il y a une force tranquille à l'œuvre, qui se ressent dans la mécanique nerveuse de ses films. Qu'il ait en plus exploré des territoires plus obscurs et ténébreux dans Enemy prouve en outre son audace et sa radicalité. De quoi laisser espérer de grandes choses pour Dune

Exemple : sur le papier, Prisoners est un thriller d'une simplicité pas bien excitante, surtout avec plus de 2h30 au compteur. Sauf que non. Terriblement captivant, brillamment construit autour d'une galerie de personnages en demi-teintes, le film s'étire pour former une toile cauchemardesque et ténébreuse. Le suspense est d'une intensité saisissante, et la manière dont Denis Villeneuve soigne ses personnages et leurs cheminements est remarquable. Avec la certitude qu'entre d'autres mains, le film aurait été profondément différent.

 

Image 662171Hugh Jackman dans Prisoners

 

COMMENT IL EST CONSIDÉRÉ

COMME IL LE MÉRITE. A l'image de Christopher Nolan, Denis Villeneuve a débuté sa carrière avec de petits films indépendants. Même si ses premières œuvres (Un 32 août sur Terre, Polytechnique) auguraient déjà de son talent certain, c'est surtout grâce à son superbe Incendies que le réalisateur a su attirer l’œil des grands studios hollywoodiens et s'est vu confier d'importants projets. Ainsi depuis 2013 et en seulement quatre ans, Denis Villeneuve est passé d'obscur cinéaste québecois, anonyme aux yeux du grand public, à metteur en scène de premier plan, reconnu voire attendu par les spectateurs avec son Blade Runner 2049. Une reconnaissance qu'il doit en partie aux studios qui lui ont fait confiance mais surtout à l'audace de son cinéma.

Polar, thriller, science-fiction : Denis Villeneuve a su se renouveler et revisiter les genres. De par ses mises en scène limpides, puissantes et minutieuses, ses scénarios réfléchis mais intelligibles, le cinéma de Denis Villeneuve est à la fois noble et populaire. La formule magique pour toucher un public plus large et construire peu à peu sa propre légende. Alors oui, Denis Villeneuve bénéficie d'un manque évident de concurrence l'aidant à le placer en haut de l'affiche. Cependant la considération publique dont il jouit, le cinéaste la doit avant tout à sa filmographie exigeante, divertissante et son génie artistique évident. Mérité.

Exemple : environ 300 000 entrées en France pour Incendies, 1,1 millions pour Prisoners, 200 000 pour Enemy, 430 000 pour Sicario, 866 000 pour Premier contact... Denis Villeneuve a clairement gagné l'adhésion du public, de ses films les plus faciles d'accès aux plus compliqués, notamment porté par l'appui d'acteurs hollywoodiens. Ce pont de plus en plus fragile entre la critique et le public, qui devrait devenir plus massif avec Blade Runner 2049, prouve qu'il se passe quelque chose d'incontournable autour du cinéaste, qui aura su se forger une véritable identité dans le paysage cinématographique auteuriste (mais pas hermétique) de ces dernières années. 

 

Image 692452Jake Gyllenhaal dans Enemy 

 

UN PEU  SURESTIMÉ NON ? Denis Villeneuve se sera fait remarquer dans chacun des genres qu'il a abordés, de Polytechnique à Blade Runner 2049. Perçu comme un miracle du cinéma indépendant, on peut se demander si Villeneuve ne doit pas plus au contexte qu’à son cinéma en propre.

Présenté comme un indépendant, ce qu’il n’est plus au moins depuis Prisoners, il symbolise la tentative – et la réussite - des studios désireux de capter via certaines filiales l’aura prestigieuse du cinoche indépendant abâtardi des seventies. Un succès, comme en témoigne l’embolie critique autour de Premier Contact, sorte de Rencontres du troisième type neurasthénique. Auteur fabriqué, on se dit parfois qu’on est quand même bien content qu’il soit là, mais c’est oublier que l’arbre qui cache la forêt n’en n’est jamais que la première racine, souvent la plus noueuse. 

Exemple : Premier Contact, ou plutôt sa réception, est symptomatique de la façon dont on appréhende plus souvent les intentions de Villeneuve que ses films eux-mêmes. On aura entendu tous les compliments du monde sur la volonté du film de jouer contre les codes actuels de la SF, ou encore sa volonté de se focaliser sur la dimension linguistique de son récit. Mais tous ces vœux pieux s’incarnent bien faiblement à l’écran ou dans le scénario (la langue devient un deus ex machina science-fictionnel, une sorte de joker narratif, tandis que l’ascèse du film ne vient pas nourrir autre chose que de la pure pose esthétique). C’est tout le problème d’un cinéma loué pour le décalage qu’il proposerait avec les tendances actuelles, plus que sa réussite intrinsèque.

 

PhotoDenis Villeneuve sur Blade Runner 2049

 

Grand filmeur doté d'une maîtrise technique indéniable mais petite escroquerie sur le fond, grand cinéaste qui se construit sous nos yeux et annonce une carrière flamboyante : Denis Villeneuve partage donc profondément la rédaction.

A l'heure où sa cote grimpe auprès du public charmé notamment par PrisonersSicario et Premier contactBlade Runner 2049 ne fait que nourrir le débat chez Ecran Large. La suite du film culte de Ridley Scott (NOTRE CRITIQUE ICI) conforte certains dans leur position quand il fait naître le doute chez les autres. Et si le film avec Ryan Gosling et Harrison Ford s'en contrefiche, puisque porté par une presse dithyrambique et un enthousiasme d'autant plus vif côté spectateurs, le cas Denis Villeneuve demeure passionnant et loin d'être clos.

Qu'il soit dans les astres de Dune, les sables de Cléopatre ou la sueur de James Bond, son futur est attendu de pied ferme.

 

Affiche française

commentaires

Simon Riaux - Rédaction
05/10/2017 à 11:33

@Yellow submarine

Non seulement c'est un film normal, conçu écrit et produit dans le circuit du cinéma classique, mais Villeneuve n'a jamais fait dans l'expérimental, de près ou de loin.

Et puis, pour le coup, personnellement, je serais bien embêté s'il fallait l'enlever de sa filmo. Parce que bon. il ne resterait plus grand chose quoi. Alors qu'Enemy, ouais c'est un sacré bon film.

Pris
04/10/2017 à 19:21

@yellow submarine

Particulier de l'inclure ? J'aurais dit logique. Puisqu'il est dans sa filmo.

Peu importe les conditions dans lesquelles il l'a réalisé, puisqu'il l'a réalisé. Ça a une valeur au moins aussi précieuse et forte que lorsque Soderbergh réalise Full Frontal ou Solaris. Ce serait comme exclure par principe un film de commande de l'analyse d'un réalisateur parce que ça lui appartiendrait moins.

Et c'est pas réellement expérimental (du ciné expérimental c'est pas ça si on regarde le ciné expérimental quand même) : c'est juste un projet à petit budget moins mainstream que certains de ses autres films, mais il a par ex essayé de caster Javier Bardem et Christian Bale, avant d'avoir Gyllenhaal. C'est une production "normale".

Yellow submarine
04/10/2017 à 19:13

Je trouve particulier d’inclure Enemy dans sa filmo.
De mémoire c’est un film expérimental qu’il a voulut faire entre deux productions.

Je pense que critiquer ce film c’est comme donner un avis sur les croquis de Picasso (exemple volontairement provoquant)

Geoffrey Crété - Rédaction
04/10/2017 à 16:51

@Birdy

Sincèrement : une partie de la rédaction est d'accord, et l'autre, moins. Et c'est un fait que les films de Villeneuve peuvent diviser (il n'y a qu'à voir Enemy, l'exemple le plus significatif). D'où notre intérêt pour la question, et ce dossier.

Et c'est peut-être même plus intéressant "d'oser" interroger un cinéaste si aimé par ses contemporains, que prendre un cinéaste qui divise violemment - ce qui sera le cas de futurs dossiers autour de réalisateurs.

Birdy
04/10/2017 à 14:41

@Geoffrey Creté

Votre travail est intéressant, je le reconnais, pas de soucis.
Mais sincèrement, il faut vraiment creuser profond pour trouver des défauts à ce cinéaste, sans doute le plus brillant de sa génération.

Dirty Harry
04/10/2017 à 13:50

Premier Contact le sujet c'est la communication, comment elle peut prendre une forme palindromique dans le temps...le truc avec les extraterrestres, c'est juste un prétexte (c'était déjà ça dans la nouvelle à l'origine). Sinon j'aime beaucoup Prisoners (c'est prenant), un peu moins Sicario (propre mais pas inoubliable) et Ennemy est une curiosité pas désagréable (l'araignée - au plafond ! - fait bosser le ciboulot !) entre Lynch et Dostoievski (le Double). Je ne sais pas s'il est "surestimé" mais je pense que c'est un réalisateur important et qu'il lui faut réaliser encore un classique indiscutable pour qu'il soit considéré comme majeur. Mais bon après le public a déjà reconnu en lui un talent, souvenons nous de Fincher qui n'a été reconnu par l'intelligentsia qu'à partir de Zodiac (me souvient de la critique de Seven, The Game et Fight club dans les cahiers, consternant qu'ils n'eussent pas les armes pour reconnaitre ce talent).

MC
04/10/2017 à 13:19

Surtout que Premier Contact est un film sur le Temps. C'est la rencontre du Temps plus que des extra terrestre que raconte Villeneuve, tout comme Kubrick s'en moquait des E.T. dans 2001...
Premier Contact c'est la question de nos choix. Du futur. D'accepter nos actes, donc notre passé. Etc... C'est un film sur nos vies, nos choix et donc notre perception du temps.
Si la critique d'EL est passé à côté de ce que raconte le film, pas étonnant qu'il n'aime/comprend pas Villeneuve.

Geoffrey Crété - Rédaction
04/10/2017 à 12:56

@Québécois

Elle est traitée dans son intégralité, mais il a été décidé de mettre l'accent sur ses films les plus populaires, notamment dans les exemples, afin de se concentrer sur son ascension spectaculaire de ces dernières années. Mais toute sa filmographie a été prise en compte.

Québécois
04/10/2017 à 12:38

Il est franchement dommage que l'oeuvre de Denis Villeneuve ne soit pas davantage regardée dans son intégralité. 32 août sur terre et Maelström sont des films phares de son parcours.

Geoffrey Crété - Rédaction
04/10/2017 à 12:34

@Birdy

Là où vous voyez un angle facile ou gênant, on voit une réflexion cinéphile, un début de discussion, et la tendance naturelle (et très saine) à s'intéresser et creuser la carrière d'un cinéaste qui monte.

Vous aurez d'ailleurs noté que tout le monde ici reconnaît sans problèmes les talents de Denis Villeneuve, rien qu'en terme de mise en scène pure.

L'idée ici n'est pas de dérouler la grande vérité sur ce réalisateur, de distribuer des mauvais points type "mauvaise foi" à l'un ou à l'autre, de chercher qui a raison ou tort... mais de s'interroger sur sa valeur, les raisons de son succès, les mécaniques de son travail, et ce qui en fait un artiste si apprécié, par la critique et le public. Ce qui est un peu notre job en fait ;)

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