[Cannes 2012] Marché du film – Jour 1 : Breakfast club en mode zombie

17 mai 2012
MAJ : 1 octobre 2018
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On l'avait déjà souligné dans le papier introductif : « le marché, ce n'est plus ce que c'était. » Confirmation avec cette première journée pour le moins calme quand elle ne fut pas tout simplement frustrante.  Arpenter les salles du marché avec comme seule arme, son badge de presse, c'est prendre le risque de ne jamais pouvoir accéder aux films espérés. Ah le trop fameux « no press allowed » qui a rythmé notre journée inaugurale. Et quand par miracle, on avait réussi à opter pour un film ouvert à tous, la séance était soit complète (non, vous ne saurez pas ce que vaut dans nos pages, le Kill zombie hollandais) soit purement annulée (dommage pour le thriller thaï sexy prévu au programme). C'est un peu ça le folklore du marché avec à l'arrivée, deux films au programme absolument pas prévus…pour un résultat désastreux.

 

The Ilusionauts

 

 

Pourquoi l'avoir choisi :   Après trois refus, c'était le seul film disponible dans un rayon de moins de 800 mètres. Il fallait bien débuter son festival. La durée était séduisante (82min). C'était en 3D. Et il y avait un côté exotique (film péruvien) qui permettait de se la péter un peu face aux collègues squattant les sélections officielles.

Ça raconte quoi : Ouh là là ! La question qui tue. Pour un dessin animé, ce n'est pas gagné pour le pitcher à des enfants.  En gros, le président de la France aimerait bien que l'héritage de Léonard de Vinci soit un peu moins présent dans le paysage culturel. Grâce au voyage dans le temps, il va faire d'un obscur auteur français le « remplaçant » du célèbre artiste italien. Mais tout se mélange et un groupe de quatre enfants va devoir être envoyé dans le passé pour tenter de tout remettre dans l'ordre.

Verdict : Bien sûr, il y a le respect du courage de l'entreprise, The Ilusionauts étant le premier film d'animation 3D à être entièrement fait au Pérou. Et d'ailleurs, la 3D et ses multiples jaillissements sont plutôt amusants. Seulement, le niveau de l'animation est des plus médiocres (tout juste digne de celle d'un programme de chaîne du câble) et l'histoire devient très vite risible, source de gags que même les plus jeunes auront du mal à apprécier. Une très mauvaise expérience.

% de chance de le voir en salle : 2%

% de chance de le voir en vidéo : 15%

 

 

 

Detention of the dead

 

 

Pourquoi l'avoir choisi : Un cross over 100% assumé entre Shaun of the dead et Breakfast club.  Toute référence au chef d'œuvre de John Hughes mérite le détour, ne serait ce que par curiosité.

Ça raconte quoi : Un groupe d'étudiants se retrouve en colle. Au dehors, tout le monde a été transformé en zombie. La lutte pour la survie débute au sein même de la classe.

Verdict : Catastrophique si on excepte les quelques séquences hommage à Breakfast club que le cinéaste a voulu décliner en mode zombie. Incroyablement laborieux dans sa mise en images (on est à des années lumières du génie d'Edgar Wright), lourdingue dans son humour bas de plafond (ah le coup des flatulences dans un espace réduit) et terriblement longuet avec son absence presque totale de rebondissements savoureux (le final est pathétiquement nul), Detention of the dead a toutefois un gros mérite : on a juste envie de revoir Breakfast club pour la 2000ème fois !

% de chance de le voir en salle : 0%

% de chance de le voir en vidéo : 70%

 

 
 
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