Festival des antipodes : Jour 1

Vanessa Aubert | 17 octobre 2008
Vanessa Aubert | 17 octobre 2008

Soleil, horizon azuré et dépaysement, Ecran Large se croirait presque en Australie ! Et pourtant c'est bien en France, à St Tropez qu'ont lieu les 10èmes rencontres internationales du cinéma des antipodes. Antipodes ? Comprenez Australie et Nouvelle-Zélande. Alors que la production cinématographique annuelle de l'un avoisine la vingtaine et que celle de l'autre n'atteint que rarement le nombre de cinq, le festival propose depuis dix ans une sélection des meilleurs films des deux pays confondus pour accéder, gratuitement, à un cinéma qui souvent ne nous parviendra pas en salles.

 

Outre une compétition de courts-métrages et une tranche junior, la manifestation tente de diversifier ses prix et innove avec le prix du scénario des antipodes, histoire de récompenser des talents d'écriture avant leur mise en image.  

 

Consacré au court, le festival s'ouvre depuis 2 ans aux longs. Français et Australiens s'associent pour former le jury longs-métrages. Avec 6 films en compétition visibles à mi-festival, les jurés font connaissance en profitant d'un repas avec vue sur le port... et nous aussi ! Ambiance décontractée même si le côté studieux pointe le bout de son nez en milieu d'après-midi.

 

Petite séance photo avec Monsieur le Maire -titillé par l'envie d'un musée du cinéma tropézien « imaginez les changements la ville depuis Et Dieu... créa la femme  »- et démarrage en trombe avec une comédie romantique sur les interrogations d'une trentenaire célibataire. All my friends are leaving Brisbane donne un coup de fraîcheur sympathique par quelques bonnes idées de réalisation. La réalisatrice australienne Nadia Tass, présidente remplaçant au pied levé Roger Donaldson (Braquage à l'anglaise), le journaliste Hervé Claude, la comédienne Delphine Chanéac ou la chanteuse Micky Green devront jongler pour décerner les prix ce samedi soir.

 

Un choix qui risque de s'avérer difficile au vue du second film en compét' présenté The Bet. Un thriller financier au scénario travaillé, au visuel léché dont les acteurs brillants maintiennent une tension frôlant l'asphyxie ; osé, pour un premier film. Vraie réussite, cette histoire de pari dans le milieu de la bourse sur les risques de la spéculation fait étrangement échos au contexte actuel.

 

En France, les réalisateurs Gérard Bitton et Michel Munz (La vérité, si je mens) actuellement en tournage de Erreur de la Banque espèrent que leur film sera encore d'actualité à sa sortie en 2009. En Australie, on se veut visionnaire car la crise était déjà envisagée en 2005 quand le tournage du film commença. Un cinéma aux antipodes ? Peut-être pas tant que ça !

 

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