Will Ferrell : Portofolio d'un génie comique

Laurent Pécha | 13 mai 2008
Laurent Pécha | 13 mai 2008

Semi-pro, dernière folie de Will Ferrell en date, vient de sortir et se ramasse au box-office français. Une constante pour le comédien qui cartonne aux USA (exception faite justement de Semi-pro, premier gros bide de sa carrière) et qui reste un inconnu chez nous. Une situation pour le moins injuste tant le père Will est ce qui se fait de mieux aujourd’hui pour mettre à mal nos zygomatiques. Comme le dit notre chère Lucile dans son blog L aime le cinéma, « voir un film avec Will Ferrell est une expérience à vivre plus qu’à raconter ».

 

Une analyse on ne peut plus juste qui a dicté la présentation de ce mini-dossier, à la fois hommage au génie du bonhomme et teaser pour donner envie aux néophytes de le découvrir. Honneur donc aux images pour montrer les mille et une facettes de Mister Ferrell. Ont été exclus les films dits plus sérieux ou plus grand public pour ne laisser que les apparitions déjantées de l’acteur, qu’il soit la vedette du film ou qu’il fasse un petit, mais mémorable, caméo.

 

 

 

Austin Powers (1997)

 

 

Son personnage : Mustafa. Un des membres du clan Dr Evil, ennemi juré d’Austin Powers.

 

Première apparition marquante de l’acteur. Un rôle furtif qu’il reprendra dans Austin Powers, l’espion qui m’a tirée…malgré sa mort dans le premier !

 

 

 

 

Une nuit au Roxbury (1998)

 

Son personnage : Steve Butabi. Avec son frère, Doug, Steve n’a qu’un rêve : entrer au Roxbury, la boîte de nuit la plus in de L.A. Seul souci : ce sont deux méga loosers.

 

Reprenant un sketch qui avait fait sa gloire au Saturday Night Live, Will Ferrell et son comparse Chris Kattan, composent l’un des duos les plus pathétiquement drôles du cinéma moderne. Interrogé par nos soins lors de la promo de L’Incroyable destin d’Harold Crick, Will reconnaît qu’il s’agit là du « sommet » scénaristique de sa carrière.

 

Phrase culte : « What's up? What's up? What's up? What's up? What's up? ».

 

 

 

 

Jay & Bob contre-attaquent (2001)

 

Son personnage : Le sheriff Willenholly. Quelque peu dérangé du cerveau, il n’a qu’une obsession : mettre Jay et Bob derrière les barreaux.

 

Will Ferrell dans l’univers ultra référentiel de Kevin Smith, un mariage plus qu’heureux. Un rôle secondaire mais marquant tant l’acteur emporte tout sur son passage et vole toutes les scènes…bien aidé par un singe.

 

 

Phrase culte : « Le Clitoris existe bien. C’est l’orgasme féminin qui est un mythe. »

 

 

 

 

Zoolander (2001)

 

Son personnage : Mugatu, l’empereur de la mode. Son but : assassiner le premier ministre de Malaisie pour continuer à pouvoir utiliser la main d’œuvre enfantine pour ses vêtements.  

 

L’une des apparitions les plus déjantées du comédien. Excentrique au possible, il joue le vilain de l’histoire avec une intensité à toute épreuve. Rien que son look nous arrache des rires.

 

Phrase culte : « Kill the Malaysian prime minister »

 

 

 

 

Retour à la fac (2003)

 

 

Son personnage : Frank Ricard. Avec ses potes Mitch et Beanie, Franck reforme une confrérie pour retrouver l'ambiance de leurs années de fac.

 

Avec Luke Wilson et Vince Vaughn, Will Ferrell est comme un poisson dans l’eau. Au point de nous offrir le jogging le plus hilarant de l’histoire…entièrement nu ! Après une multitude de rôles sous-exploitant son potentiel comique, la machine Ferrell est enfin lancée !

 

Phrase culte  : « Nous allons courir tous nus »

 

 

 

 

 

Elfe (2003)

 

Son personnage : Buddy. Un humain élevé par les elfes qui aide le père Noël à confectionner les jouets.

 

Réalisé par Jon Favreau (Iron man), Elfe permet à Will Ferrell de jouer de son grand corps mais le film reste trop sage, trop bon enfant pour épouser la folie que l’on sent l’acteur capable d’insuffler à tout instant.

 

Phrase culte  : « J’adore sourire. »

 

 

 

 

Starsky & Hutch (2004)

 

Son personnage : Big Earl. Un prisonnier à qui Starsky & Hutch rendent visite pour les besoins de leur enquête. Très sensible aux charmes de Hutch à qui il demande de lui montrer ses tétons.

 

Une courte apparition (il n’est même pas crédité au générique). Mais encore une fois, une propension à la folie particulièrement jouissive. Ben Stiller et Owen Wilson étant pour le coup de simples faire-valoir.

 

Phrase culte : « Are we cool ? »

 

 

 

 

Présentateur vedette : La légende de Roy Burgundy (2004)

 

Son personnage : Ron Burgundy. Présentateur du JT local le plus apprécié de San Diego.

  

Le meilleur rôle de Will Ferrell. Superbement entouré (seconds rôles déments et guest stars prestigieuses comme Ben Stiller ou Vince Vaughn), le comédien nous offre un best of de ce qu’il sait faire. Le film à découvrir pour se rendre compte du potentiel de l’animal.

 

Phrase culte : « You stay classy, San Diego. »

 

 

 

 

 

Kicking & screaming (2005)

 

Son personnage : Phil Weston. Constamment en conflit avec son père (Robert Duvall), Phil va prendre les rennes de l’équipe de foot de son fils pour prouver à son géniteur qu’il n’est pas un raté.

 

Film inédit en France malgré son background autour du football, Kicking & screaming nous offre un Will Ferrell au meilleur de sa forme. Ses joutes verbales avec Robert Duvall sont un vrai régal.

 

Phrase culte : « Je pensais être maître de ma propre destinée jusqu’au jour où j’ai rencontré mon père. »

 

 

 

 

Serial noceurs (2005)

 

Son personnage : Chazz Reinhold. Celui qui a inventé les règles des serial noceurs. Reconverti depuis dans les cérémonies d’enterrements, endroits bien plus fréquentables pour draguer.

 

Encore une apparition non créditée au générique. Mais quelle apparition en Dieu des serial noceurs. Celui qui a tout appris à Vince Vaughn. Un Dieu qui vit chez sa mère et qui traîne toute la journée en peignoir. Un Dieu à la Will Ferrell en quelque sorte !

 

Phrase culte : « Le chagrin est le plus puissant des aphrodisiaques. »

 

 

 

 

Ricky Bobby : roi du circuit (2006)

 

Son personnage : Ricky Bobby. Le meilleur pilote de Nascar au monde…jusqu’à un grave accident. Pour redevenir le champion incontesté, il va devoir réapprendre à aller vite.

 

Avec Anchorman et Une nuit au Roxbury, il s’agit du film le plus drôle de Will Ferrell. Toujours bien épaulé (Sacha Baron Cohen lui vole plusieurs fois la vedette), l’artiste créé l’un des personnages les plus idiots (mais aussi touchants) de sa carrière. Dommage que le film n’ait du se contenter que d’une sortie DVD en France.

 

Phrase culte : « Si tu n’es pas premier, tu es dernier. »

 

 

 

 

 

Les Rois du patin (2007)

 

Son personnage : Chazz Michael Michaels. Un des maîtres du patinage artistique malgré son comportement provocant et irrévérencieux. Devra faire équipe avec son pire rival après avoir été banni à vie par sa fédération.

 

Encore un rôle haut en couleurs pour Will Ferrell qui trouve en Jon Heder un excellent complice de jeu. Les scènes de patinage ont un potentiel comique énorme. A découvrir d’urgence en DVD, surtout que l’une des toutes meilleures séquences du film (un duo chanté aux paroles cultissimes) se trouve en bonus, dans la section scènes coupées. 

 

Phrase culte : « Je ne pourrais pas aimer un bébé plus que je n’aime cette brosse. »

 

 

 

 

 

 

 

Semi-pro (2008)

 

Son personnage : Jackie Moon. Propriétaire, coach et joueur d’une équipe de basket sur le point de disparaître…à moins qu’elle se mette à gagner des matches et attire du public dans sa salle.

 

Les films à connotation sportive (ici le basket-ball), réussissent bien à Will Ferrell. Si Semi-pro n’est pas aussi réussi que son personnage et acteur principal, il y a largement de quoi rire devant l’étourdissant one-man-show du comédien.

 

Phrase culte : « C’est comme le Titanic mais avec des ours. »

 

 

 

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