Pleasantville : le petit bijou oublié, entre Truman Show et WandaVision

Geoffrey Fouillet | 5 mai 2022
Geoffrey Fouillet | 5 mai 2022

Dans le lot des films un peu fous et aussi un peu oubliés de la fin des années 90, Pleasantville se hisse sans doute en tête.

Sorti en 1998, à l'instar d'un certain The Truman Show avec lequel il partage quelques similitudes, Pleasantville est hélas loin d'avoir rencontré le même succès au box-office. Malgré une reconnaissance critique favorable et trois nominations aux Oscars, le film a été copieusement boudé par le public à l'époque et ne semble pas avoir survécu dans les esprits.

Servie par un casting prestigieux, avec les futures stars Tobey Maguire et Reese Witherspoon, cette fable fantastique porte avant tout la signature de son scénariste et réalisateur Gary Ross, chantre de la comédie high-concept entre les années 80 et 90. On lui doit deux scénarios : celui de Big, coécrit avec Anne Spielberg (qu'on imagine très fière de son frère) et celui de Président d'un jour, réalisé par le regretté Ivan Reitman. Avec Pleasantville, il passe pour la première fois derrière la caméra et propose un pur plaisir de cinéma, bourré de charme et d'audace, qui mérite bien mieux que l'indifférence générale.

 

Pleasantville : photoAu commencement, il y eut une rose rouge

 

ONCE UPON A TIME...

Dès le prologue, on adopte le point de vue du téléspectateur zappant de chaîne en chaîne à la recherche de son programme préféré. Ce téléspectateur, c'est David (Tobey Maguire), amoureux de Pleasantville, une sitcom datant des années 50 en noir et blanc qui, comme le dit la réclame, offre "un sympathique flashback vers des temps meilleurs". À l'inverse, sa sœur Jennifer (Reese Witherspoon) est parfaitement en phase avec son époque, toujours en quête de popularité et un rien superficielle.

Un soir, alors qu'ils se disputent tous deux la télécommande et l'envoient valser contre un mur, un étrange dépanneur fait irruption chez eux pour leur en fournir une nouvelle. À peine en font-ils usage qu'ils se retrouvent propulsés dans le monde de Pleasantville, de l'autre côté du petit écran. Pour David, cette situation est tout sauf déplaisante. Pour Jennifer en revanche, c'est une tragédie. Endossant les rôles de Bud et Mary Sue, aussi frère et sœur dans le feuilleton, ils vont peu à peu redonner des couleurs, littéralement et symboliquement, à leur nouvel environnement.

 

Pleasantville : photo, Tobey Maguire, Reese WitherspoonMince, la télé n'est pas en 4K

 

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commentaires
Neji.
08/05/2022 à 14:34

Il est sorti a la mauvaise époque un poil avant-gardiste un poil kitsch un poil trop rétro un concept pour l'époque qui a laissé les gens perplexe.
Une idée de cinéma un concept global très original, le noir et blanc également a dû en freiner plus d'un..
J'avais apprécié ce petit film a l'époque.

Winslow
07/05/2022 à 17:51

Apparemment, un film qui laisse toujours indifférent aujourd'hui, vu les 0 commentaires. C'est bien dommage. Un film original à une époque où le cinéma avait des idées.

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