Tout James Bond : Octopussy, l'épisode Totally Spies pour vieux beaux

Maeva Antoni | 17 juillet 2021 - MAJ : 17/07/2021 13:05
Maeva Antoni | 17 juillet 2021 - MAJ : 17/07/2021 13:05

Octopussy signe le retour non-prévu de Roger Moore mais également celui du mauvais goût au passage.

Mourir peut attendre tarde à venir (le bout du tunnel : le 6 octobre 2021) et c’est nous qui allons mourir en l’attendant. Alors pour nous aider à ronger notre frein, on se refait tous les films de la franchise James Bond, de Sean Connery à Daniel Craig. Et La saga d’espionnage possède du très bon, mais aussi du vraiment très mauvais. Et malheureusement, en ce moment on patauge dans le pas terrible du tout avec l’ère Roger Moore.  

Si les précédents métrages avaient commencé à redresser la barre jusqu’a Rien que pour vos yeux qui s’avèrera le meilleur de cette période, la suite est une longue chute vers le mauvais goût et les intrigues bizarres et fades. De toute façon, après avoir été dans l’espace, plus rien ne pouvait nous étonner. Tel est pris qui croyait prendre avec Octopussy qui repousse les limites du nanar et fait de la version pop rigolote de Moore une caricature d’elle-même.  

 

Affiche officielle

 

 

De quoi ça parle 

Tour commence sur une base militaire cubaine où rusé comme un lynx, James Bond s’infiltre en retournant sa veste, littéralement. Une fausse moustache pour accessoiriser la tenue et c’est parti. Mais un déguisement pas si malin que ça puisque l’espion se fait repérer en encore moins de temps que d’habitude. Embarqué par les militaires, James peut compter sur son contact pour le tirer de ce mauvais pas. Une minijupe, un peu de distraction et il s’envole avec un avion de poche. On évite un petit missile et on est prêt pour l’intermède musical.  

On se retrouve à Berlin Est avec un clown poursuivit par un lanceur de couteaux, qui fini par mourir chez l’ambassadeur d’Angleterre, un œuf de Fabergé (un faux) dans la main. Désormais, direction Londres où Bond échange des bons mots avec Moneypenny avant une petite réunion au sommet. Sa mission : découvrir grâce à une vente aux enchères qui est la propriétaire de la breloque soviétique qui a couté la vie à 009 (mais si vous savez, le clown). Cette fois on est à Moscou où l’on parle tranquillement de politique. Mais le général Orlov, l’un des gros vilains de l’histoire, veut envahir toute l’Europe fissa.  

 

photo, Roger MooreOn ne fait pas d'omelette...

 

A Londres, nous voilà à la vente et malin, Bond échange le faux pour le vrai œuf tel David Copperfield. On découvre Kamal Khan (un autre vilain) et Magda qui achètent l’œuf. Cela met la puce à l’oreille du britannique qui se met à flairer la piste de Kamal Khan jusqu’en Inde où il retrouve son contact : Vijay. S’engage alors une partie de backgammon à coup de dés truqués et comme l’espion gagne, et se vante d’avoir le véritable œuf, le vilain n’est pas très content. Son homme de main prend en chasse James et Vijay. Mais tout le monde fini sain et sauf chez Q.  

James fait une dinette avec Magda qui voudrait bien l’œuf et qui le récupère après avoir passé la nuit avec l’anglais. Un œuf qui désormais porte micro et balise signés Q. Mais l’homme de main de Khan tatane James qui se retrouve enfermé dans le palais ultrasécurisé du grand méchant. Un petit diner bien crade avant une évasion spectaculaire pour James, non sans avoir découvert que Khan fricote avec Orlov et qu’ils ont rendez-vous à Berlin-Est. Mais avant, déguisé en crocodile, James Bond va faire un tour dans le harem d’Octopussy, une alliée de Khan.  

 

photo, Roger MooreLe jet-ski c'est so 1977

 

Pendant ce temps, Khan paye des tueurs à gages pour finir Bond pendant que ce dernier et Octopussy s’envoient en l’air. Une autre tentative d’assassinat évité, James vole vers l’Allemagne pour aller faire un tour au cirque d’Octopussy, qui est une couverture pour divers trafics. Le général Orlov est de retour et utilise le cirque pour faire voyager une bombe nucléaire. Cependant, Bond s’en mêle et c’est déguisé en lanceur de couteaux, en gorille puis en clown qu’il traque la bombe. Non sans une petite baston sur le toit d’un train avec l’homme de main de Khan. 

Bond désamorce la bombe et sauve le monde. Mais il continue de mouiller la chemise en courant après Khan avec l’aide des acrobates d’Octopussy. Mais le vilain s’échappe en embarquant Octopussy malgré l’arrivée bien discrète de James et Q dans une montgolfière ciglée de l’Union Jack. James s’accroche à l’avion de Khan alors qu’il s’enfui et le vilain fait tout pour faire tomber l’espion de la carlingue, mais ce dernier à des mains magnétiques. Il attrape Octopussy et sautent en plein vol pendant que Khan se crash. James et Octopussy fêtent ça avec une partie de jambes en l’air malgré la triple fracture de l’espion. FIN 

 

photoTout est bien qui finit bien

 

Pourquoi c'est une dégringolade 

L’époque Roger Moore est loin d’être le millésime de la franchise James Bond. Après des nanars aussi légers que ridicules, on y avait cru avec Rien que pour vos yeux. Ce fut un long chemin, mais ça y est on touchait du doigt la réussite. Malheureusement, le soufflé est bien vite retombé avec Octopussy de John Glenn qui, s’il ne gagne pas la palme du pire Moore, se place au moins légitimement en haut de l’échelle du plus mauvais des films de la franchise.   

L’un des premiers aspects qui fait que ce James Bond n’est pas très fringuant c’est que son interprète commence sérieusement à se faire vieux pour faire des cabrioles. Et cela se voit, car si Roger Moore faisait encore illusion dans Rien que pour vos yeux, ici les doublages des bagarres ne sont que ruses de monteurs afin de faire croire que c’est l’acteur britannique qui colle des tatanes à des vilains. Résultat, des confrontations physiques absolument pas percutantes, filmées de loin, avec un découpage psychotique afin de camoufler les cascadeurs qui prennent le relais.  

 

photo, Roger MooreC'est pas le feu non plus

 

Ce n’est pas de sa faute à ce pauvre Roger Moore s’il n’a plus la condition physique pour faire des prises de karaté sur le toit d’un train lancé à toute berzingue. L’acteur n’aurait même pas dû être là, son contrat avec lui imposait que trois films. Mais un super-vilain préparait un coup dans l’ombre l'obligeant à repasser le smoking. En effet, Kevin McClory a enfin le champ libre pour son adaptation d’Opération Tonnerre avec Jamais plus jamais pour lequel Sean Connery est de retour. Un concurrent de poids pour la franchise, qui revient sur son envie de changer d’acteur.  

Une histoire rocambolesque qui a forcé Moore à reprendre du service. Cela signe également le retour de la pâte de son Bond. Après avoir mis les gags lourdingues de côté durant le précédent métrage, c’est un retour de flamme avec Octopussy. Un humour directement hérité de Moonraker et une subtilité digne de la scène où Bond filme en gros plan la poitrine d’une jeune femme dans les bureaux de Q. Et ce second effet Kiss Cool est d’autant plus lourd qu’avec les années passant, le Bond de Roger Moore tend plus vers le vieux lubrique que le jeune séducteur.  

 

photo, Maud Adams, Roger Moore"Oh, Jaaaames"

 

Entre les sauts de lianes en lianes avec le cri de Tarzan en arrière fond, le déguisement de gorille ou les jeux de mots qui tombent à plat, Octopussy tient le haut du panier pour son manque de finesse. L’aventure tourne régulièrement au ridicule et forçant le trait jusqu’au clownesque, littéralement. Octopussy est mauvais car se la joue trop sérieux. 

Coincé entre une intrigue qui se veut plus violente inssuflée par le réalisateur John Glenn et un héros qui reste lui, toujours à la surface avec bonhommie comme le souhaite Moore. Soit trop l’un soit trop l’autre, le film ne sait que faire de ces conflits artistiques et fini par ne rien en faire et de vivre et laisser mourir.  

Du coup, on se retrouve avec une intrigue foutraque. Et pas moins de trois méchants : Kamal Khan (Louis Jourdan), le général Orlov (Steven Berhoff) et a moindre mesure Octopussy (Maud Adams, déjà apparue dans L'Homme au pistolet d'or). Le film n’a pas le temps de creuser les personnages, alors on découvre des vilains qui s’agitent sans qu’on comprenne vraiment le pourquoi du comment de leurs motivations, à par qu’ils sont vraiment vilains. Le film fini par partir dans tous les sens car l'intrigue cherche trop à être alambiquer. On perd le fil et l’intérêt très vite.  

 

photo, Roger MooreBonzour les z'enfants !

 

Une intrigue qui se doit de cocher certaines cases, la faute au box-office de l’époque. Si Moonraker était influencé par l’arrivée en en fanfare de Star WarsOctopussy offre des relents des Aventuriers de l'arche perdue sorti deux ans plus tôt. Gros concurrent, la saga de Steven Spielberg a remis au goût du jour le récit d’aventure classique. Aventure exotique oblige, le gros de l’intrigue se déroule en Inde (et le festival de clichés qui va avec) pour une pseudo-aventure avec un espion Britannique qui n’est vraiment pas dans son élément. La mythologie d’Indiana Jones y est, pour le pire.  

En particulier le décor de jungle où Bond joue les aventuriers pour concurrencer Jones. En moins de cinq minutes il est conforté à un tigre, des tarentules, un serpent et un crocodile. Un record même pour l’arrière-pays indien. Des effluves du film de Spielberg évoquées par l’œuf, pseudo-relique qui fait bien triste mine. Les nazis deviennent les sempiternels vilains russes (Octopussy signe le retour de la Guerre Froide). Ainsi, Octopussy souffre de la comparaison avec le précédent volet mais aussi avec d'autres succès dont il tente maladroitement de s’identifier. 

 

photo, Roger MooreBond, Indiana Bond

 

Pourquoi il y a quand même du bon(d)

Si James Bon à l’âge qu’il a et si l’intrigue n’est pas toujours très claire, on ne peut pas dire que le tout manque de rythme. Cascades et bastons se succèdent pour notre plus grand plaisir et même si ce n’est pas toujours bien exécuté, Octopussy est constamment sur les chapeaux de roues. La séquence d’introduction est une suite de cavalcades, de sauts de voitures en voitures et de voltiges aériennes qui rendraient (presque) Maverick de Top Gun jaloux. Il faut dire qu’on ne s’ennuie pas dans ce drôle de cirque. 

Au-delà d’un rythme soutenu tout le long du film, ponctué de courses poursuites et autre évasions rocambolesques, Octoppussy y va mollo avec les gadgets bizarres de Q et ce pour le meilleur de l’action. Enfin Bond se sauve de situations périlleuses sans boutons de manchettes explosifs ni cravate se transformant en hélicoptère. 

 

photo, Roger Moore "Même pas un noeud pap' avec rayon laser ?"

 

Si un petit stylo crachant de l’acide passe par là, pour le reste le brave James n’a que son ingéniosité et ses talents d’agent pour sauver sa couenne. Et rien que pour ça, Octoppussy est revigorant. Même pas une petite Aston Martin a siège éjectable des familles, juste de la bonne vielle huile de coude qui rend l’action plus intéressante.  

Et si le style Roger Moore est souvent lourd et trop rigolo pour un film d’espionnage, il faut avouer qu’Octopussy est le sommet de la pâte de l’acteur sur l’incontournable espion. Qu’on aime ou pas (du tout), c’est l’un des films où le style de son interprète star est le plus assumé, surtout après s’en être éloigné avec Rien que pour vos yeux. Un côté familial tellement assumé qu'il va jusqu’à refuser d’exposer le sang des ennemis à la caméra. Un James Bond qui ne tue (presque) pas et trouve des petites astuces pour mettre des bâtons dans les roues des méchants.  

 photo, Roger Moore"Le plein de super"

 

Et la volonté de Moore d’offrir un divertissement familial aura des répercussions, car toute l’importance de tuer ou ne pas tuer sera un des moteurs de l’ère Timothy Dalton. Très représentative du Bond de Moore : la scène assez sympathique de course poursuite en mototaxi avec le champion de tennis Vijay Amritraj à bord d’un véhicule pas vraiment fait pour la fuite. Une scène aussi drôle que grotesque qui tourne en une partie de tennis improvisée. La Moore touch fait rarement mouche mais avec Octupussy, l’acteur à le courage de l’assumer jusqu’au bout. 

Une des bonnes pioches également dans Octopussy c’est que le film est (un peu) moins misogyne et grotesquement virile que les autres. Déjà, le personnage féminin n’est plus une simple potiche, elle donne son nom au titre du film. Et cette Octopussy est à la tête d’une organisation criminelle internationale entièrement régie par des femmes. Avec pour but de libérer ses femmes égarées en les formant, Octopussy s’éloigne de la James Bond Girl un peu bète que les volets précédents ont offert.  

 

photoPlus fortes que les Totally Spies

 

Il en va de même du personnage de Magda (Kristina Wayborn) qui dans le giron d’Octopussy navigue entre Bond et Kamal Khan avec intelligence et sans une ombre de faiblesse bondienne digne d’une James Bond Girl classique. Si l’espion passe outre les “non” répétés d’Octopussy avant de la glisser dans on lit (Bond n'est pas un fan du consentement en général), le héros est surtout aidé de ses femmes talentueuses, libres et adeptes de voltiges de cirque, sans lesquelles il n’aurait pas fait long feu. 

De plus, si Octopussy a des relents assez douteux Des aventuriers de l’Arche Perdue, il se pourrait bien que le film ait lui-même influencé le brave Indy. En effet, le second volet d'Indiana Jones se déroule également en Inde. Et il serait difficile de ne pas voir dans le palais de Kamal Khan une source d’inspiration pour celui de Pankot, de même que le diner peu ragoutant où le vilain Khan mange des yeux de mouton qui renvoie à celui du film de Spielberg. Et rien que pour avoir servi de “modèle” au chef-d’œuvre qu’est Indiana Jones et le Temple maudit, on remercie Octopussy

On se donne rendez-vous pour Dangereusement vôtre !

 

photoC'est surement pas des gâteaux secs

 

Le business Bond

Octopussy est sorti avec une certaine nervosité à la vue de Jamais plus Jamais qui se profilait à l’horizon et le retour de Sean Connery qui affolait la presse. Mais le nouveau film de Moore parvient à damer le pion à Connery en sortant quatre mois avant. Cependant, les critiques ne sont pas particulièrement tendres avec Octopussy et le qualifie de mauvais, long et carrément incompréhensible. 

Cependant avec un box-office mondial de plus de 180 millions de dollars pour un budget d’un peu plus de 27 millions, le film est extrêmement rentable, presque autant que son prédécesseur qui cumulait 195 millions. La marque James Bond continue de faire du chiffre et les critiques face au film n’ont pas réussi à faire descendre son bénéfice.  

Si le film est bien loin de ses sources d’inspiration comme Les Aventuriers de l’arche perdus et très loin également d’Indiana Jones et le Temple Maudit qui suivra, Octopussy n’a pas à rougir de son score. Surtout que Jamais plus Jamais avait commencé sur les chapeaux de roues pour son ouverture avec 10 millions le premier week-end et a donné des sueurs froides à John Glenn. Mais le film porté par Sean Connery finira derrière avec un bénéfice mondial de 159 millions de dollars. Roger Moore à l’honneur sauf.  

 

photoMoney, Money, Money...

 

Une scène culte 

Quand Bond s’accroche à mains nues à l’avion de Kamal Khan après avoir sauté sur la carlingue depuis un cheval au galop. L’avion a beau faire des pirouettes, l’espion reste collé aux parois comme une moule à son rocher. Pour le visage déconfit de Khan et le petit coucou au travers du hublot à l'attention d'Octopussy, rien ne va là-dedans et c’est très drôle.

 

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commentaires
xav
26/07/2021 à 11:00

J'ajouterai aussi au sujet de la séduction entre James et Octopussy, que c'est l'un des seuls films de la série où j'ai ressenti que James a enlevé son masque qu'il a avec toutes les autres filles. Avant de faire tomber la carapace d'Octopussy, il semble avoir commencé par retirer la sienne, et apparaître beaucoup plus humain, émotionnel, plus proche de qui il est derrière ses allures superficielles de playboy qu'il adopte d'habitude. De mémoire, selon moi, je crois que ça arrive uniquement dans On Her Majesty's Secret Service, dans Octopussy, dans The World is Not Enough, et dans Casino Royale (encore que dans ce dernier, ce n'est pas tant qu'on le ressent, c'est plutôt qu'il le dit à Vesper et qu'on le croit).

(bon c'est très subjectif naturellement, hein. Mais c'est comme ça que je l'ai ressenti)

xav
26/07/2021 à 10:49

L'âge de Roger Moore devient vraiment gênant dans Dangereusement Vôtre, mais dans Octopussy cela apporte une vraie alchimie entre Octopussy et lui. Les deux ont l'air d'avoir pas mal de kilomètres au compteur, tant physiquement que mentalement (Octopussy n'a pas l'air d'une nunuche qui découvre la vie). Leur scène de séduction est étonnamment grave et émouvante pour un film de james bond, on a vraiment l'air de voir deux vieux aventuriers abîmés par la vie qui semblaient faits pour se rencontrer.

Et contrairement à ce qui est dit dans cet article, James Bond n'a jamais eu de problème avec le consentement.... JB est présenté comme un as de la séduction qui obtient le consentement de toutes les filles qu'il veut. Ce sont généralement ses ennemis qui ont besoin de séquestrer ou forcer les femmes (comme Trevelian dans Goldeneye par exemple). Ça m'étonnerait qu'il y ait le moindre exemple d'un JB violeur. Même pas uniquement parce que ce serait pas moral, mais parce que ce serait pas classe, ça ne serait pas James Bond.

Dans le cas d'Octopussy, je sais que c'est un sujet touchy aujourd'hui, mais il ne faut pas confondre insister et violer. Et même quand on insiste, il ne faut pas confondre insister lourdement parce qu'on veut vraiment même quand l'autre ne veut pas, et insister parce qu'on sait que l'autre se cache derrière une carapace de pudeur ou de fierté ou de misanthropie. Cette carapace est un ressort classique de la romance hollywoodienne depuis toujours, et beaucoup de scène de séduction de l'âge d'or du cinéma ou plus récents reposent sur cette idée de faire tomber cette carapace.... C'est ce qu'on appelle du développement de personnage. Il faut vraiment manquer complètement d'intelligence émotionnelle pour comprendre que quand James suit Octopussy dans sa chambre pour l'embrasser, ce n'est pas juste en mode JB: "je veux coucher. OP: "non tu me plais pas", JB: "alleeeeez euh, je veux!", mais bien parce que les deux sentent vraiment qu'il y a quelque chose de fort qui les lie, mais qu'OP est trop retranchée dans sa misanthropie/misandrie pour l'accepter.

(attention, hein! je sais que ce n'est que du cinéma! dans la vraie vie, quand une fille dit non, c'est non. De même que dans la vraie vie, on ne fait pas des cascades en voiture, on ne tue pas les gens en les balançant aux requins, on ne vole pas le parachute d'un gars pendant sa chute libre, on ne remplace pas un œuf de fabergé inestimable par sa copie en toc pendant une vente aux enchères....)

xav
26/07/2021 à 10:44

Je trouve Octopussy très sous-estimé. Pour moi, on retrouve le ton de Rien que pour vos Yeux, on a le James Bond de John Glen (le réalisateur qui avait l'envie de faire de JB des vrais films d'espionnages). L'intrigue d'Octopussy me plaît beaucoup, est intéressante à suivre et ne sent pas juste le prétexte aux scènes d'action. On a des moments assez sombres et suaves (comme la scène de la mort de Vijay, que l'on suggère au travers d'un brusque envol d'oiseaux au loin dans la jungle, qu'Octopussy et James regardent pensivement de loin, sans se douter du danger que cela annonce et que le public ressent (magnifique cas d'ironie dramatique)). Ce sérieux n'est pas incompatible avec les tentatives d'humour familial: la divergence artistique entre le réalisateur et l'acteur principal est assez bien gérée, l'intrigue est racontée avec sérieux, le développement de personnages aussi, mais lorsqu'elles justifient une scène d'action, là on se permet un moment de rigolade.

Après, je sais que beaucoup font un blocage sur le déguisement en clown de james bond. Je ne comprends vraiment pas.... il ne fait pas ça pour faire le bouffon, il fait ça pour s'infiltrer, passer inaperçu, et désamorcer une bombe. C'est un agent secret, pour rappel. Autant il y a des bouffoneries dans le film qui sont là juste pour le fun (comme le petit moment de tennis, le face-à-face avec le tigre dans la jungle), autant la partie en déguisement de clown est traitée avec sérieux. C'est un moment de suspense, pas de déconnade. Ça montre le talent de John Glen pour intégrer les éléments kitsch et déconnants de Roger Moore sans que cela affecte sa narration sérieuse (comme dans la scène où tout le monde croit JB dévoré par un crocodile, et qu'on voit qu'en réalité il s'est enfui avec son faux-crocodile.... cette scène arrive à construire une atmosphère lourde, pesante, malgré la présence à l'écran d'un déguisement de crocodile)

Pat Rick
19/07/2021 à 11:36

J'ai toujours beaucoup apprécié Roger Moore en 007.

Bubble Ghost
18/07/2021 à 16:34

Cher Insider38, d'abord, apprend que Sean Connery étant atteint d'une importante calvitie précoce depuis ses vingts ans, il n'existe pas un seul James Bond dans lequel il est officié, où il ne porterait pas une "moumoutte". Au cinéma, le complément capillaire et Sean Connery, c'est un mariage de raison de presque toute une carrière, qui a eut pour témoin son agent et son banquier...

Ensuite, merci de mettre en évidence à quel point je suis tellement stupide, de faire remarquer que la froideur, le réalisme, le sérieux et la brutalité des Daniel Craig, n'ont rien à voir avec les cartoonesques Roger Moore, alors que tu sembles pourtant du même avis que moi, qui étais aussi un enfant à l'époque des Roger Moore. D'ailleurs, "bizarrement", je trouve cependant que la comparaison tient pourtant tout à fait la route, avec la cruauté et le cynisme de la plus part des Sean Connery, du Georges Lazenby ou même des Timothy Dalton. Tandis que les blockbusteresque James Bond de Roger Moore, ne sont que prouesse technique grotesque, bande dessiné puérile et mauvaise farce digne de blague Carambar. Et je les apprécie en tant que tel. Je suis d'ailleurs un grand fanatique du très disco L'espion Qui M'aimait, ainsi que du génial L'homme au Pistolet D'or. Je ne suis partisan d'aucune "guerre James-bondienne", entre les idolâtres de tel ou tel interprète du personnage, dont je me moque éperdument. Les James Bond, je les aime tous plus ou moins. Juste pas pour les même raison. Voila tout. Même si je dois bien admettre, que je préfère de très très loin les plus rétro d'entre eux...

Octopussy, le seul James Bond à avoir réussi l'exploit, de mettre un pussy dans son titre, sans que personne n'en pouffe de rire, je le considère comme le plus bof et beauf de tous les Roger Moore. Ainsi que le plus mauvais James bond tout court. Et à prendre au premier degrés, je crois même que je lui préfère le bordélique et ultra parodique Casino royale de 1967. C'est dire. Bien sur, cet avis n'engage que moi. Les dégouts et les couleurs, quoi. Alors, à moins que tu sois membre de la famille Broccoli, pas la peine de s'offusquer pour si peu, et de devenir désobligeant avec quelqu'un que tu ne connais même pas...

Quant à Jamais Plus Jamais, sans être le plus inventif ou mémorable, il n'était pas si mauvais que ça non plus, avec pas mal de moment bien savoureux, plein de cruauté plutôt réjouissante. Surtout comparait au désolant Octopussy, avec sa montgolfière de studios pleine de potiche à gros bonnet, subtilement mis en valeur par d'avantageux cosplay bollywoodien pour touriste, que Wonderbra n'aurait pas renié. Tandis que Jamais Plus Jamais, lui, il a fait découvrir au monde entier, une Kim Basinger dans une scène de danse, alors au sommet de sa grâce, de sa sensualité et de son élégance. Quant au génial personnage totalement barré de Fatima Blush, il a clairement servie de modèle à celui de Xenia Zirgavna Onatopp de Goldeneye, qui a lancé la carrière internationale de Famke Jansen. Le film a par ailleurs aussi inspiré une série télé. Street Hawk. Bref, pas si mal pour un remake renié et non officiel de Opération Tonnerre, qui en son temps, a prit un bon gros procès des familles sur la tronche, pour le faire disparaitre des radars ^^

P.S. : Désolé. Mais, l'orthographe et moi, ça a toujours fait quarante-douze ^^

Lorenzo
18/07/2021 à 12:56

Attention à l'orthographe...

Insider38
18/07/2021 à 10:14

Entièrement d’accord avec george abitbol.

La fronde autour d’octopussy au profit du nullissime jamais plus jamais ( sean connery est ultra maquillé et porte quand même une moumoute) est injustifiée. J ai vu tout les Moore en salle à l’époque de leur sortie, et à chaque fois , vu des yeux d’un enfant que j était , c était un régal et un vrai spectacle familiale.
Et allez comparez Daniel Craig, et exellent au demeurant, est d’une rare stupidité, l époque n’a rien à voir

Bond
18/07/2021 à 00:23

Tout à fait d’accord avec George abitbol c’était des vrais cascades (le final avec l’avion ) , l’’exotisme , et puis il ne faut pas oublier l’époque où Moore voulait que les Bond soit un divertissement familial et donc aujourd’hui hui beaucoup de fan de James Bond apprécie l’ère Moore
Enfin pour répondre àBubble Ghost on ne peut pas comparer l’époque de Moore avec l’époque Graig il y a presque 40 ans d’écart et donc une période différente , le Bond de Craig est effectivement plus violent car il correspond à son époque comme Moore
C’est pourquoi Bond a toujours du succès car les différents interprètes s-du personnage ont sus s’adapter à l’air du temps

George Abitbol
17/07/2021 à 22:50

Je n'ai jamais trop compris l'ire générale que suscite Octopussy, aventure souvent grotesque par instants (l'Inde de carte postale, l'huMoore, etc.) mais le film jouit d'une belle énergie, d'une intrigue pas aussi alambiquée que l'on veut bien le faire croire et sa construction binaire (première partie très lumineuse/2ème beaucoup plus froide) lui confère un certain charme. Si 1983 sonnait comme "la guerre des Bond", près de 40 ans plus tard, Octopussy est toujours le tenant du titre victorieux face au pitoyable et famélique Jamais plus Jamais, qui a pour seul morceau de bravoure une cascade en moto indigne d'un mauvais Belmondo ! Mais la critique, obnubilée par le retour de Connery, a porté injustement aux nues le remake en carton d'Opération Tonnerre...

Bubble Ghost
17/07/2021 à 19:11

De très loin, le James Bond le plus kitch et ridicule. à quelques milliards d'années lumières de la période Daniel Craig. Un accident industriel honteux au premier degrès. Mais tellement poilant au deuxième. Un vrai nanard comme je les aime ^^

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