Star Wars : Le Réveil de la Force - critique spatiale

Simon Riaux | 23 décembre 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Simon Riaux | 23 décembre 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Après une prélogie qui aura provoqué (et provoque encore) de vifs débats au sein de la communauté des fans, des années de flou, un rachat médiatique par le studio le plus puissant de son temps, Star Wars : Le Réveil de la Force de J.J. Abrams est enfin là. Le miracle a-t-il eu lieu ?

UN NOUVEL ESPOIR ?

Il ne fait aucun doute que pour les plus jeunes, ainsi que tous les nostalgiques, le film de J.J. Abrams sera une véritable tornade de plaisir. Le réalisateur spécialisé dans la réactivation de franchises et univers à succès s’était engagé à exhumer l’esthétique, l’atmosphère, propres à la trilogie de George Lucas et c’est précisément ce qu’il a accompli.

Du carton inaugural « In a galaxy far, far away… », jusqu’au générique de fin, il n’est pas un photogramme du film qui ne soit pas totalement chargé par l’ADN de ce monde qui structure aujourd’hui encore l’imaginaire de millions de spectateurs marqués par la Force. On est souvent impressionné par une direction artistique qui relève de l’orfèvrerie, tant le moindre détail recèle de richesse, de texture, confère à l’ensemble un sentiment de réalité saisissant. A cette promesse tenue s'ajoute un hommage plus discret mais notable par endroits : les emprunts de J.J. Abrams à la mise en scène de Steven Spielberg, qui lui permettent par endroit, à coups de travelings reconnaissables entre 1000, de conférer aux visages de ses héros une humanité saisissante.

 

Photo Harrison Ford, John BoyegaHaut les mains, peau de wookie

 

Fort de ses décors en dur, de ses maquillages à l’ancienne, de sa pyrotechnie qui esquive au maximum le numérique, Star Wars : Le Réveil de la Force joue avec brio sur la nostalgie du public. Ce dernier est caressé dans le sens du poil avec un art consommé de la référence, du clin d’œil, alors que s’installe une complicité qui ne s’évaporera jamais. En dépit d’un rythme extrêmement soutenu, le film parvient à demeurer singulièrement confortable, mélange d’hoverboard et de charentaise, capable de charmer le public d’origine de la saga comme les nouveaux venus biberonnés aux blockbusters pétaradants.

Un équilibre obtenu en grande partie grâce au casting, qui demeure la plus belle réussite de cette aventure. Si Harrison Ford ne peut plus faire grand-chose d’autre que cabotiner, il le fait à merveille et nous électrise presque à chaque réplique. Adam Driver, le grand méchant, tient d’autant mieux la barre du Côté Obscur que son personnage est écrit à la truelle. La cohérence du film doit beaucoup à sa sensibilité et son charisme dissonant. Mais la révélation du Star Wars : Le Réveil de la Force est incontestablement Daisy Ridley, magnétique et lumineuse, elle trace à travers ce récit attendu une dynamique terriblement excitante, qui laisse par moment croire que la saga est sur le point de se renouveler.

 

PhotoDaisy Ridley

 

LE REMAKE FANTÔME

Par moments seulement, car, et c’est là le principal problème du film de J.J. Abrams, l’ensemble se révèle rapidement un quasi-remake de Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir, le premier épisode signé George Lucas. Parfois à la réplique près, cet épisode VII recycle celui de 1977, tant et si bien qu’après un premier quart d’heure impeccable, le spectateur averti saura qu’il ne doit plus attendre du film la moindre surprise.

On pourra juger cette orientation rédhibitoire ou bienvenue, selon que l’on attendait de ce chapitre une proposition originale ou un pur shoot de nostalgie. Néanmoins, et malgré les indéniables qualités plastiques et esthétiques de Star Wars : Le Réveil de la Force, on voit dans cette décision de ne jamais prendre le moindre risque l’origine des quelques autres défauts qui parsèment ce Star Wars. Ainsi, c’est peut-être de là que provient la singulière absence de scène marquante ou l’incapacité de John Williams à proposer une partition convaincante (pourquoi avoir abandonné la bande originale légendaire ?!).

 

Photo Harrison Ford, Carrie FisherSouvenirs, souvenirs

 

Car, en calant sa structure sur celle du Star Wars qui révolutionna la pop culture il y a presque 40 ans, Star Wars : Le Réveil de la Force s’interdit de surprendre et ne peut plus qu’offrir des variations. Sorti de la première séquence incluant le Faucon Millenium (d’une euphorique virtuosité), J.J. Abrams paraît incapable de véritables envolées, tandis que John Williams livre un score terriblement engoncé, qui semble ne jamais parvenir à offrir son plein potentiel.

Loin d’être raté pour autant, ce chapitre voué à exploser tous les records du box-office révèle ainsi son unique intention. Jouer sur le fan service, la nostalgie, le lien et la communauté, qui unissent partout dans le monde des millions d’hommes et de femmes dont l’imaginaire a été un jour stimulé par George Lucas. En résulte un produit, parfaitement calibré, exécuté et emballé. Mais rien de plus qu’un produit qui compte plus sur le spectateur pour réactiver la magie d'antan que sur ses qualités intrinsèques. Alors à vous de jouer.

 

Affiche

 

 

Résumé

Fidèle, respectueux et exécuté avec un soin maniaque, Le Réveil de la Force souffre de son recyclage maladif, qui l'empêche de s'élever au-dessus de la simple mais euphorisante bouffée de nostalgie.

Autre avis Geoffrey Crété
Star Wars : Le Réveil de la Force joue la carte de la sécurité à tous les niveaux. Le bon côté : le spectacle hollywoodien est assuré, et mené par de solides acteurs. Le mauvais : c'est trop familier et prudent pour réellement emporter et créer sa propre magie.
Autre avis Lino Cassinat
C'est vrai que c'est un quasi-remake d'Un Nouvel Espoir, et c'est vrai que le film est un peu trop riche pour son propre bien. Mais il est mené avec un tel enthousiasme qu'on est facilement emporté par ce qui était alors la promesse d'une aventure épique menée tambour battant et ponctué de conflits dantesques, malgré des enjeux mal posés.
Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Lecteurs

(3.5)

Votre note ?

commentaires
Flo
14/02/2020 à 15:37

De Retour un Jeudi… ????

Entrons direct dans le vif du sujet: "Star Wars", c’est Culte.
C’est culte parce que c’est très rare au cinéma, son médium d’origine – un film tous les 3 ans avec un hiatus de 16, puis de 10. Les dérivés n’ayant pas la même portée.
"Star Wars", c’est une entreprise commerciale immense qui brasse des chiffres commerciaux à la grosseur indécents dont un merchandising délirant qui aura déjà remboursé le film avant sa sortie (pas besoin de trop en faire niveau box-office). On pourrait d’ailleurs s’interroger si une Kathleen Kennedy + un Bob Iger + un JJ Abrams valent mieux qu’un George Lucas quasi tout seul au destin de la saga.
"Star Wars", c’est une révolution technique, Lucas venant de l’expérimentation plasticienne surtout, à chaque épisodes et nourrissant ainsi tous les blockbusters qui lui auront succédé. Jusqu’à ce que ce soit rattrapé par d’autres encore plus ambitieux (de Cameron et Zemeckis aux Wachowski et les comic books movie), et que l’épisode 1 se borne surtout aux personnages CGI tel que… Jar Jar.
"Star Wars", c’est enfin le récit d’une histoire hyper classique et « Campbellienne », qui a eu le luxe de raconter un cheminement héroïque sur 3 films assez denses de ce coté, soit l’émergence, la chute et le retour triomphale des héros, là où beaucoup s’en tire aussi bien en ne le faisant (plusieurs fois) que sur un film auto-suffisant (les Marvel par exemple). Au point de se re-raconter à l’identique dans la prélogie, avec un effet autant miroir que palindrome.

Et donc "Star Wars Le Réveil de la Force", c’est tout ça aussi. Ce n’est même que ça en gros, sans plus, mais avec une belle sincérité sorti des trop grands délires promotionnels .
On le comprend bien, l’argument a été diffusé depuis longtemps, la prod va un peu oublier la prélogie un peu « ringarde », y compris ses belles qualités (rien que les duels Jedi supersoniques, mais on n’y est pas encore là). Et revenir à ce que c’était en 1977, avec pellicule, personnages plus terre à terre, sans ambiance médiévale un peu absconse et empesée… Remaker à nouveau une partie de l’intrigue première étant aussi un bon moyen d’avoir une assise narrative connue pour aller un peu plus ailleurs, vers le futur enfin plutôt que trop occuper à relier sans grosses surprises les points d’une histoire dont on connait déjà la fin.
Mais on oubliera que l’intention initiale de Lucas, c’était aussi prendre un max d’éléments de genre littéraire, BD et cinématographiques, les mélanger dans une histoire SF, mettre la qualité pour que ça soit le plus efficace et cool possible… puis voir si tout ça va bien ensemble et si du sens peut même s’en dégager. Le miracle a eu lieu à l’époque, cela était donc bien possible. Le nouveau film part avec cette même mission, la différence étant que les films originaux font eux aussi partis de ce chapelet de références aventuresques. Il y a alors un coté méta qui peut s’en dégager, au risque de trop se regarder lui-même sans aller au delà de la référence écrasante, de ne rien en tirer des possibilité narrative (un peu comme "Jurassic World").
Pas vraiment le cas ici, normal avec un réalisateur tel que JJA:
Lui dont la carrière se résume à être une sorte de conteur itinérant, replaçant des récits d’antant, qu’il a aimé jeune (des Mission Impossible, 4ème Dimension, Spielberg, Amblin, Lucas etc) ou pas (Star Trek) dans la modernité souvent féministe, avant dans laisser les clefs à des auteurs encore plus doués que lui pour envoyer cela vers des ambitions plus hautes. Comme un passage d’histoire de générations en générations.
Lui qui justement imprime comme seule autre marque d’auteur la filiation compliqué avec des parents absents. Se pencher de près comme de loin sur la désordonnée famille Skywalker coule bien de sens.
Tout cela avec une caméra qu’il sait orienter vers une action toujours énergique et focalisante, même si surtout sur les personnages, rois de ses récits avant tout. Un point commune avec les autres prods hébergées chez Disney que sont les Pixar et Marvel Studios.

Chez ces personnages, Harrison Ford sort le plus du lot en reprenant pour notre bonheur ce bon vieux Han Solo, toujours aussi grand gamin plus « heureux » en sillonnant la galaxie avec son gros nounours plutôt qu’avec la femme qu’il rend folle. Avec un fond plus tragique en complément de son évolution.
Au niveau des récurrences de la saga, il prendrait ici le rôle d’une sorte de mentor, donnant alors le ton que serait au final cette trilogie. En gros, avec Obi-Wan c’était simple mais subtile, et à l’ère Qi-Gonn, plus raide et sentencieux. Et là, plus cynique mais pas dupe de la beautés de l’aventure extraordinaire ?
Même le fait de l’entendre en vf avec la voix de Darbois plutôt que feu Lax passe bien: après tout, on le connait plus comme ça depuis des années (et avec des cheveux) cet acteur.
Mark Hammill fait le minimum tout en étant le point central du récit, l’objet de la quête, ce qui s’avérera pour l’instant moins une histoire de guerre qu’un voyage se passant dans un monde toujours en guerre. Belle prestance pour lui dans ces quelques instants muet, ça change un peu de es vilains de comics qui lui ont aussi collé à la peau. Un rôle futur à la Yoda ? (c’est un « nain » lui aussi, enfin c’est ce que dira de lui LeÏa à leur rencontre ???? )
Carrie Fisher est aussi là en petite forme, par rapport à son « Scarry » style qui l’orient d’habitude vers la comédie caustique. Comme son frère, belle présence digne et apaisée. Princesse pour toujours.

Avec Adam Driver, on passe dans une dimension plus intéressante qu’il ne laisse croire: un méchant qui « joue à Vador », OK, mais ici dénué de cicatrices physique qui pour son prédécesseur ont ont leur grande part dans sa déshumanistation. Ici, son visage est intact, banal, pas spécialement beau par rapport à nos critères d’époque (moins par rapport à ceux des 70′, un coté un peu « manga », un peu Albator avec sa chevelure). C’est le visage extérieur « humain » du fanatisme, celui qui a rejeté les privilèges et l’amour de ses proches pour aller volontairement vers la folie furieuse. Très d’époque, hélas… Un Luke en négatif en fait, tuant le père.
Daisy Ridley réussi l’exploit d’être à la fois forte et assez choupette, magnétique, un peu Luke, un peu Leïa, débrouillarde etc… Et vraie héroïne ne se révélant, comme dans bons récit d’aventure, que dans le dernier tiers du film.
John Boyega lui est le coeur de l’histoire, ou au moins son reflet le plus humain, ainsi que celui qui se rapproche le plus du spectateur lambda en tombant dans cet univers très codifié dont il ne connait que ce qu’on lui a inculqué de manière très réduite. Le « type qui ne devrait pas être là », mais qui peut faire la différence quand il le faudra.
Oscar Isaac lui joue plus un héros déjà établie, qui pourrait être surtout un reflet de lui-même, acteur déjà bien établi maintenant mais admiratif de ces aînés. Anecdotique pour l’instant, mais juste.
Pour le reste du cast, Lupita N’Yongo est un Yoda like qui a des secrets, Andy Serkis un Palpatine like holographique (mais géant l’hologramme, ou juste lui?), Dohmnall Gleeson un vilain vociférant comme son père, l’excellent Brendan, l’a joué plusieurs fois avant lui, Anthony Daniels « ne bouge pas » dans son agacement en C3PO sauf d’un bras (pas de Roger Carel sorti de retraite hélas, mais Jean Claude Donda est plus présent vocalement depuis "Clone Wars" alors), Peter Mayhew non plus, et Max Von Sydow caméote simplement, en se doublant lui-même en vf.
Bonne qualité pas que techniques, bonne remise en bouche, pas que nostalgique. Beaucoup de coeur et beaucoup de pistes à suivre avec maintenant moins de rareté.
Un changement excitant de nouveauté.

Alors bon, au vu d’une promo énormissime qui dérape souvent vers du délire pas toujours drôle, et de réactions évidentes sur les récurrences de cet épisode qui reste quand même globalement pas mauvais à voir, on peut comprendre sans les condamner des phrases comme « Déjà vu, rebondissements prévisibles à des km, tout ça pour ça, salauds qu’ont-il fait à Solo ! et il foutait quoi Luke pendant tout ce temps-là ? » ????
Tous ceux-là n’auront pas vraiment tort, juste une petite tendance à l’exagération sur ce support, normal. Mais pourquoi cela alors ? Avec le caractère iconique essentiel de la saga par rapport à l’histoire du cinéma, la réponse devrait aller de paire avec un bon nombre de gros films sortis ces années, surtout du coté des franchises.
L’idée que l’industrie du blockbuster semble moins en ce moment rassurée au point de reprendre à l’identique une bonne partie de leurs anciennes intrigues de films et leurs structures, des films rassurants car venant d’un temps bien moins troublé. Avec comme « promesse », au cas où si ça marche très bien, d’envoyer tout ça plus loin, dans des directions inédites etc…

Pourquoi pas avec "Star Wars" aussi ? Avec des spin-offs et des films plus proches, l’intention est compréhensible à condition que ça marche.
Mais si cela semble marcher de manière presque subliminal ici, ça pourrait être grâce au pouvoir d’évocation de la saga (la seule grande saga d’aventure SF au monde pour le cinéma).
On pourrait aussi faire le parallèle aux contes de notre enfance, aux histoires essentiels mais indémodables à chaque nouvelle évocation – il y a d’ailleurs un peu d’Excalibur dans le sabre de Luke. La Force, ou simplement des extraits génétique de Jedi, y serait insufflée à l’intérieur ?
Ou bien une très bonne chanson indémodable reprise ou remixée par des artistes jeunes en voie de confirmation, ou pas.
Et au niveau de la narration et de ses répétitions, disons alors que lorsqu’on fait un film "Star Wars" principal et qu’on ne peut couper à l’histoire généalogique violente des Skywalker (inspiré au départ des relations conflictuelles de Lucas avec son père), tout protagoniste s’y associant en cours de route finit par devenir par la force des choses un archétype particulier à l’aventure: le jeune à l’air fragile qui a en fait un destin important, le pote un peu plus pragmatique, le vétéran ayant le courage d’être possiblement sacrifiable, le petit robot faussement spectateur, les méchants moches ou à l’air simpliste etc…

D’un coté, avec le dispositif de films s’annonçant, on est dans la même logique que Marvel faisant à leur sauce une réadaptation de leurs héros par rapport aux histoires déjà existantes. Lucasfilm pourra d’autant faire un droit d’inventaire sur la grosse quantité d’histoires déjà racontées dans l’univers étendu estampillé "Legends",
Mais pour ce qui est de dégager du sens de ce premier essai, si la mythologie reste encore aussi valide qu’avant (les deux cotés de la Force s’affrontant sans cesse, avec leurs alliés autour) et que les récurrences rende le tout si prévisible, d’un point de vue narratif le film semble plus intéressant si on prend pour solution que chacun des 5 personnages principaux équivaut à une catégorie de public:

-Ainsi, Rey serait la personnification des jeunes fans de Star Wars qui connaissent bien la saga et ses dérivés, mais qui n’ont jamais vu de film (ou alors très peu) sur grand écran. À travers leur potentiel comme celui de Rey, c’est tout ce monde qui s’ouvre de manière un peu plus spirituel, ainsi que ses mystères: ressemblance frappante avec Natalie Portman et sa doublure Kiera Knightley, passage sur une île (encore, après Lost?) comme celles vues à la fin etc… Heureusement que certaines questions n’y tardent pas à déjà être résolues, comme qui est Ren par exemple;
-Pour Finn ça avait démarré assez « mal » pour lui, avec cette idée de Storm Trooper repenti, avec son uniforme maculé de sang et dont on suivrait l’histoire sans qu’on soit a priori concerné (un peu comme certains dérivés, sur untel pilote ou garde de l’Empereur). Mais par la suite, avec l’attachement qu’il procure (« mais…on s’en fiche de la couleur d’un droïde » ???? ), on sent plus qu’il serait le reflet des spectateurs qui connaissent Star Wars de plus loin et ont un certain recul sur ce qu’il découvrent comme incompréhensible, tout en étant finalement plus simple qu’on aurait cru. Et prenant vraiment du plaisir à y participer, même en ayant eu l’air au début de ne pas faire partie de la fête;
-Kylo Ren lui pourrait être plus l’équivalent des fans hardcore trop ronchons, qui sont tellement exigeants et contents d’être ingrats envers cette saga un peu » passéiste », qu’ils s’amusent à la rejeter de manière brutale, tout en en étant encore consommateurs actifs, cosplayeurs (le masque vadorien de Ren avec voix trafiqué ne sert qu’à effrayer avant tout). Un peu trolls, pas très sereins et très égoïstes – mais manipulables en fait ? ;
-Han Solo est le personnage le plus important du lot peut-on dire: celui qui ne nie pas le caractère incroyable de cette univers et le respecte, mais qui en est aussi un peu blasé à force. Ça ne l’empêche pas de se replonger dans le bain avec plaisir. Il serait ainsi l’égal des spectateurs pour qui l’explosion musicale du début ne fait que hausser un sourcil (« ah oui, encore ») à force de l’avoir vu et revu à l’identique à la tv, en VHS, au cinéma, en DVD etc. Avec une musique de John Williams sans assez de variations dans les thèmes pour marquer une certaine évolution temporelle. Jusqu’à ce que de petits détails bien visibles viennent chambouler un brin ce qui pourrait trop passer pour un train-train immuable: ici un plan d’ouverture de croiseur interstellaire découpant l’écran, mais vu du sol plutôt que de l’espace (point de vue humain, toujours), là des plans de cinéma moins figés, plus énergiques et périodiquement rythmés ou des jumps cut superposant des têtes… à force on se demande même si les fondus enchaînés latéraux ou en iris sont toujours là, et finalement oui.
D’ailleurs c’est dans toute la partie « Solo » du film, où le retour des historiques s’amorcent, que Star Wars est volontairement traité de manière plus cavalière, avec un Faucon Millénium et ses proprios prestigieux introduits comme un cheveu sur la soupe, et une partie contrebandière totalement gratos, si ce n’est nous les montrer enfin dans leurs petites combines sans avoir derrière les grands vilains principaux aux trousses. C’est plutôt léger, mais ça permet de laisser souffler le récit avant que les moments historiques soient traités de manière de plus en plus « grandiose », et culminant avec Luke.
-Et Poe Dameron alors, il servait à quoi au film en fait ? Et bien c’est simple: ce petit pilote confirmé aux cheveux bouclés et admiratif des anciens héros, mandaté par Leïa pour la Résistance pour une mission qui met en place toute l’intrigue, et qui disparait en cours de route tout en étant en fait toujours présent en soutien dans un coin ? Ce personnage, c’est JJ Abrams lui-même, petit réalisateur confirmé aux cheveux bouclés et vieux fan, mandaté par Kathleen Kennedy pour Lucasfilm pour mettre en place la nouvelle saga filmique, et qui laissera sa place à d’autres réalisateurs en cours de route tout en étant toujours présent en soutien par la production.
Il représente à lui seul tous les spectateurs fans de "Star War"s qui sont passé adultes « de l’autre coté » en faisant de la fiction, nourrie elle aussi de ce que ces films ont apportés au monde.

"Le Réveil de la Force", un exemple de méta-film ultime (?)

Atree
24/12/2019 à 18:15

Le moins pire des 3 épisodes.

adele
24/12/2019 à 10:54

Cela reste pourtant le meilleur des trois...

Elvis
23/12/2019 à 22:02

Il se passe rien. Apres le retour du Jedi, comment peut on présenter un film pareil ?
Han solo a 70 ans ,coure toujours les coursives et doit de l argent !! N importe quoi .
Le faucon millénium pourri dans une casse !! N importe qui peut venir le chercher et se barrer avec !!
Il y a un nouvel ordre ...ha bon ??
Et donc on doit prendre bêtement ces annonces dans la gueule. N importe quoi.
En même temps quand tu idolâtres J J Abramas alors qu'il n a jamais rien pondu de génial !! Franchement vous vous rappelez LOST ??? Serie affictive de 2004 ,ou il pleuvait des énigmes et twist a gogo dans jamais d explications .et oui ça faisait le show mais a la fin c etait tout pourri .
Et on a donné les manettes de star wars à des showrunners ...résultat.

Constantine
23/12/2019 à 20:50

Bientôt il y aura des ouzbeks qui viendront sur le forum pour pleurnicher que leur communauté n’est pas représenté dans Star Wars.., Les mecs vous pouvez pas vous reconnaîtrez vous identifier dans un personnage qui à une autre couleur de peau ou un genre différent ? ( moi je peux !)

Pat
23/12/2019 à 20:37

Divertissement agréable et prenant mais manquant clairement d'imagination, Abrams a choisi la facilité.

Tom's
19/11/2018 à 21:27

faîtes vous l'episode de south parK mais oui je ne sais de quelle saison il s'agit, assez récente ou en gros ds le scénario de l'episode le gouvernement us embauche JJabrams pour refaire l'hymne américain "seul JJA brams peut refaire notre hymne m'voyez" bien ironique

Laura
13/02/2016 à 19:48

Je suis une fan de la saga bien évidemment, et heureuse car pas déçue du tout de celui-ci!
Ce n'est pas waouh non plus car en fait, cela reste un star wars mais plutôt soulagée que le film n'est pas été blindée de conneries à l'américaine. Cet épisode est juste.

tang
02/02/2016 à 06:11

Dommage qu'il n'y a pas d'acteur ou même de figurant asiatique

Oféeducinéma
19/01/2016 à 18:46

Je ne peux pas parler du dernier opus comme ça sans choisir comment considérer le film. Comme un film à part entière ou comme la suite de la saga culte ? Comme l’héritage de Lucas, de celui des fans ? On a le choix, soit considérer le film comme une suite, soit détaché des épisodes précédant comme un film à part entière. The force awaken seul, est un bon film. Le scénario tient la route, les acteurs sont de qualité, les effets spéciaux sont dosés intelligemment... On tient là un bon film portant une lourde charge émotionnelle en présentant des héros sensibles errant dans une époque troublée. Mais est-ce vraiment ce qui importe ? non. C’est une saga, la suite d’une longue histoire, porteur de rêve fantasme et spéculation de millions de fan Alors pris en tant que tel que vaut starwars 7 ? JJ Abrams a su proposer une suite inédite sans se contenter d’adapter l’univers étendu tout en restant humble et respectueux de la trilogie original. Il est évident qu’un grand nombre de situation ou de décor dans ce film sont des rappel des épisode 4 et 5 : il plane dans se film de façon omniprésente les fantômes des épisodes passés et c’est cette présence qui prend forme dans la scène finale, qui est sans doute une des plus belle scène de la saga Star Wars. JJ Abrams a intelligemment su se servir de l’amour des fans pour ce film comme une force : cette présence invisible qu’est la force est figuré par l’émotion grandissante du public réagissant aux évocations de ce qu’ils ont tant aimé. Donner un rôle à l’amour des fans dans Star Wars voilà ce que JJ Abrams à réussi à faire dans son film. Un travail d’alchimiste qui sonne juste et qui se trouve être très exactement ce que le public starwarsien avait besoin pour soigner une vieille rancune.
Cliquez ici pour acceder à la critique complete : https://www.youtube.com/watch?v=DtdwtkLcE5A

Plus
votre commentaire