Freddy 5 : l'enfant du cauchemar - Critique

Tonton BDM | 2 juillet 2013
Tonton BDM | 2 juillet 2013

Freddy 5 : l'enfant du cauchemar est un film à part dans la saga initiée par l'imposteur Wes Craven : rompant violemment avec la voie empruntée par les deux films précédents, qui mettaient l'accent sur un univers cartoonesque et humoristique, le film de Stephen Hopkins prend la voie d'un slasher plus noir, plus dur, plus gore, plus gothique également dans sa dernière partie; à l'image de son couple de héros, qui ne sont plus des étudiants mais un jeune couple fêtant la fin de leurs années de lycée, le film tente manifestement de prendre une direction plus adulte, peut-être pour se racheter une conduite auprès des fans de ciné fantastique hardcore qui regrettaient le côté "sérieux" du premier film.

 


Sur le papier, ce Freddy 5 : l'enfant du cauchemar est donc un pari ambitieux : revêtant ses frusques rayées et récupérant son gant, Freddy est bel et bien de retour, avec à ses côtés sa mère Amanda Krueger; le croque-mitaine prévoit donc de se réincarner dans le bébé que porte l'héroïne. Graphiquement remarquable, le film de Stephen Hopkins laisse la part belle à la bizarrerie (la scène du repas) et à des choix visuels vraiment impactants (la scène de la moto). Quant au bébé, il vaut au spectateur des passages passionnants aux effets spéciaux époustouflants, mais permet surtout à Stephen Hopkins d'orienter le film dans une direction encore inédite dans la saga : l'introspection du croque-mitaine sur sa propre existence.

Résumé

Et s'il ne tient au final probablement pas toutes ses alléchantes promesses, Freddy 5 : l'enfant du cauchemar reste un film très attachant, une expérience sensorielle déroutante, en particulier pour ceux qui auront eu la chance de le découvrir en salles.

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Lecteurs

(1.5)

Votre note ?

commentaires
justinb
03/03/2017 à 17:39

C'est définitivement à partir cet épisode,la saga Freddy est morte à mes yeux.

votre commentaire