Very Bad Trip 3 : critique qui arrête l'alcool

Alan Le Gall | 30 septembre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Alan Le Gall | 30 septembre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Succès mondial inattendu de 2009, le premier Very Bad Trip était une comédie qui avait su jouer sur l'alchimie de son casting pour conquérir le public. Qui dit succès, dit producteurs se frottant les mains et désir de capitaliser sur une suite. En 2011, Very Bad Trip 2 reprend ainsi la même formule avec une délocalisation géographique en Thaïlande. A l’arrivée, 1h42 de redite et de copier coller à l'exception d'une blague franchement trash et plutôt drôle (l'incident de Stu avec les prostituées transexuelles). Le public a beau être déçu par cette séquelle convenue, il sera tout de même présent dans les salles obscures afin de savourer les nouvelles aventures de leur gang préféré dans Very Bad Trip 3.

VERY BAD MOVIE

Et le résultat est pour le moins catastrophique, au point de parvenir à être encore moins inspiré que le précédent chapitre. On aurait presque pardonné au film de n'être qu'une relecture flémarde des premiers volets - un leitmotiv à Hollywood quand il s'agit de suites - si l'humour fonctionnait un tant soit peu.  Mais rien n'y fait : aucune blague ne fait mouche, la faute souvent à d’énormes soucis de timing (LA base de l'humour outre-Atlantique) à l'instar du gag inaugural de la girafe affreusement mal amené.

 

photo, Ken JeongAu secours

 

La très, très mauvaise idée de ce Very Bad Trip 3 : les tribulations du Wolfpack ont été mises sous l’entonnoir au profit du show lourdingue de Mr Chow (sic). On assiste ainsi à 100 minutes interminables où le trio vedette est totalement effacé : Bradley Cooper devient inutile, Zach Galifianakis fait du Zach Galifianakis à outrance et Ed Helms est totalement transparent. Même le retour à Las Vegas ne rallume pas la flamme et à l’écran, aucun des acteurs ne semble mettre du sien pour donner le change. Consternant !

 

photo, Zach Galifianakis, Bradley Cooper, Ed Helms

 

ARNAQUE CREUSE ET SANS ALCOOL

Le pire dans tout ce spectacle de très mauvais goût ? La sensation de s’être fait totalement enfler sur la marchandise. Où est donc passée cette fameuse « hangover » (gueule de bois) du titre original ? Ah si, elle apparaît enfin lors du générique de fin. Un moment de délire pur ? Un condensé des deux premiers ? Un retour galvanisant ? Oui et non, juste un mini remake de la scène de réveil du premier qui saura faire sourire les adeptes de la trilogie tout en faisant amèrement regretter de ne pas avoir vu à l’écran ce qui a précédé cette dite séquence. En lieu et place, on a du subir l’une des pires comédies de l’univers. 

 

Affiche française

Résumé

Heureusement, que la saga s'arrête là.

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