Le Dernier Rempart : Critique

Laurent Pécha | 20 janvier 2013
Laurent Pécha | 20 janvier 2013

Il l'avait promis à plusieurs reprises. Il l'a fait. He's back. Certes, c'est un peu facile mais c'est tentant. Comme le film d'ailleurs. 

Est-ce une raison pour bouder son plaisir ? Pas vraiment. Car Le Dernier rempart, c'est aussi un peu le baroud d'honneur de notre Arnold Schwarzenegger adoré (oui, n'ayons pas peur des mots). Il a été l'un des plus grands actionners de l'histoire du cinéma, puis gouverneur des Etats-Unis, il n'a plus rien à prouver à personne et pourtant il revient, en premier rôle, sur le grand écran, dans un genre où on l'attendait tous. Mais pourquoi ? Comme dirait Herbert Léonard : pour le plaisir !

 

 

Dans Le Dernier rempart, il est le shérif d'une petite ville très tranquille au bord du Mexique. Jusqu'au moment où un mafieux décide de se servir de celle-ci comme d'un passage pour franchir la frontière. A bord d'une voiture lancée à plus de 300 km, il se dirige vers la bourgade d'Arizona où le chef de la police n'a pas du tout l'intention de se laisser faire.

 

 

Si le pitch ne tient pas à grand chose, il n'en est pas moins divertissant. Mafia, FBI, truands à la gâchette facile, querelles de clocher et autre musée des armes à feu planqué dans une grange : les éléments comiques ne manquent pas... et l'action non plus ! Car, la force du film est d'avoir su graduer son intrigue, donnant l'impression d'être dans un entonnoir qui se ressert jusqu'à finir en duel. Duel est bien le mot approprié puisqu'après une première partie d'installation un peu calme, le film se transforme en western moderne où le diner du coin aurait remplacé le saloon. Un déchainement de violence et de grosses artilleries se met alors en place devant la caméra de Kim Jee-Woon bien loin du style de son dernier long, J'ai rencontré le diable. Même si, pour ce premier essai américain, le réalisateur coréen est très éloigné de ses productions asiatiques, il ose tout de même quelques fulgurances comme une course poursuite, plutôt originale, dans un champ de maïs.

 

Résumé

Mais la vraie réussite du film est de ne pas oublier l'âge de Schwarzy. Il n'est plus le fringant interprète de Terminator ou Conan le barbare : les chutes font mal, les coups sont douloureux mais à 65 ans, il prouve, avec brio, qu'il est bien toujours le last action hero

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