Critique : Chroniques de Tchernobyl

Créé : 11 juillet 2012 - Laurent Pécha
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A Ecran Large, on ne porte pas Oren Peli dans nos cœurs. Avec Paranormal activity, sa navrante saga horrifique, machine à blé incompréhensible, le monsieur a fait tomber le cinéma horrifique dans une nouvelle ère où tout est permis à partir du moment où l'on a une caméra et un vague concept. La preuve nous en est encore donnée avec Chroniques de Tchernobyl où Peli officie en tant que producteur et scénariste.

Si l'homme avait su se montrer talentueux il y a deux ans en produisant Insidious, il retombe ici dans les travers de la production fauchée qui ne tient que grâce à un élément fort. En l'occurrence, ses décors. On est effectivement constamment étonné par cette « production value » qui parvient plusieurs fois à nous faire presque oublier que Chroniques de Tchernobyl n'est qu'une sorte de sous Hostel du pauvre. En lieu et place des sadiques européens de l'est avides d'étriper du touriste américain, le récit nous plonge face à de mystérieuses menaces résultantes des dérives nucléaires.

Ah ça, le mystère, c'est une carte que l'équipe du film joue à ne plus savoir qu'en faire et surtout au point de ne montrer presque rien à l'écran. Hormis à de rares occasions où une caméra parkinsonienne empêche tout œil normalement constitué de déceler un quelconque détail d'importance, l'encéphalogramme narratif reste désespérément plat si ce n'est pour s'exciter quelque peu dans un dernier quart d'heure multipliant lourdement les références à des incontournables (La Nuit des morts-vivants, Le Tombeau hindou).

Reste alors au spectateur de se contenter de subir une bande de comédiens - plutôt bons pour ce type de spectacle - en train de jouer du vide dans des décors vraiment très impressionnants tout en se demandant si à ce rythme là, Oren Peli ne serait pas capable, à l'instar de Woody Allen, de nous faire le tour du globe en mode horrifique. Triste présage !

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