Critique : Los Salvajes

Par Stéphane Argentin
19 mai 2012
MAJ : 29 mai 2024
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Los Salvajes (Les Sauvages en français) est le prototype même de la bête dite « de festival ». Soit un long-métrage argentin présenté au Festival de Cannes 2012 où cinq adolescents s'échappent d'un centre de redressement avant de parcourir des étendues sauvages en quête d'un foyer plus accueillant.

Accueillant, Los Salvajes l'est assurément sur la forme, et ce dès la scène d'introduction (l'évasion) où l'on découvre un réalisateur, Alejandro Fadel, très sûr de lui derrière la caméra et qui n'hésite pas à montrer violence et nudité dans sa forme la plus frontale, sans fausse pudeur ni voyeurisme malsain, en contrepoint d'une nature à la fois si hostile et resplendissante. Car au cours de leur périple vers la terre promise, ces cinq ados vont devoir survivre mais aussi apprendre à se mieux se connaître. Au programme, pillage, chasse, affrontements et coït deviennent rapidement leur lot quotidien et celui d'un long-métrage qui tourne alors bien vite en rond et n'a plus que sa forme initialement si accueillante pour se défendre.

Commence alors le début d'un long calvaire pour le spectateur entre les plans larges de Dame Nature et les plans rapprochés sur les individus et leur violence afférente. Les Sauvages lorgne dès lors plus ou moins du côté d'un Terrence Malick ou encore d'un David Gordon Green (on pense à L'Autre rive) avant que la mise en scène de Fadel ne se fige de plus en plus en de longs plans séquences contemplatifs qui, non content d'en terminer avec les protagonistes de son film, auront définitivement raison du spectateur.

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