Films

Avengers : critique du meilleur film du MCU ?

Par Simon Riaux
5 septembre 2022
MAJ : 7 septembre 2022
30 commentaires

Avengers, doux rêve de milliers de lecteurs de comics et adeptes des supers héros, est passé en quelques années du statut de fantasme pelliculé à celui de serpent de mer redouté. Iron Man 2 avait instillé le doute, l’adaptation décevante de Thor avait enfoncé le clou, tandis que le choix de Joss Whedon provoquait plus de scepticisme que d’enthousiasme, la faute à une difficile reconversion sur grand écran. Il n’en fallu pas plus pour que les pythies de l’internationale geek déclarent le projet maudit, trop lourd, trop riche pour les frêles épaules du cinéaste. C’était oublier la plume du scénariste de Toy Story, sa maîtrise des personnages multiples, et sous-estimer sa compréhension du projet.

photo

IRON VENGER

L’écurie Marvel ne laisse que peu de place à l’art, préférant miser sur des produits calibrés uniquement pour le divertissement. Une recette qui fit la force du premier Iron Man, et les limites évidentes des aventures de ses petits camarades. Joss Whedon l’a parfaitement compris, et pousse ce dispositif dans ses derniers retranchements, avec un panache impressionnant.

Le film est ainsi centré, pour ne pas dire focalisé, sur Robert Downey Jr., qui distribue les vannes et punchlines avec une énergie ahurissante, quasiment sans jamais sombrer dans le cabotinage ni sortir de son personnage. Son mordant contamine tout le film, chaque dialogue occasionnant des joutes verbales dantesques (notamment avec Chris Evans, à qui le décalage sied à merveille).

 

photo, Robert Downey Jr.Iron Blagueur

  

L’écriture, jouissive et incisive, ne verse jamais dans le cynisme ou le second degré trop distancié, mais permet aux personnages d’exposer leurs conflits et arcs narratifs sans retomber dans les travers d’un script trop explicatif. Dès lors, le scénario se joue avec intelligence des rebondissements, deus ex machina, raccourcis et figures imposées par cet univers extrêmement dense, et nous réjouit constamment en cela qu’il se fait complice du spectateur, et préfère miser sur la générosité et l’intelligence.

Les différentes bandes-annonces avaient beau nous en montrer beaucoup, il n’était pas compliqué de deviner que toutes les images proposées venaient quasiment d’une seule et unique scène d’action. C’est donc avec bonheur que l’on découvre que le film regorge littéralement de séquences jusque là préservées par le marketing, toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Certains critiqueront la mise en scène trop “télévisuelle“ de Joss Whedon, ils feront fausse route, tant cette dernière s’avère lisible, clairement découpée, et intelligemment montée.

 

photo, Scarlett Johansson« Mon film devrait arriver bientôt… »

 

BRINGING THE PARTY TO YOU

Dans les faits, on a le sentiment d’assister à un patchwork curieusement cohérent de ce que les 90’s ont fait de mieux en matière de caractérisation, et des performances techniques les plus accomplies que les effets spéciaux numériques autorisent désormais. En témoigne une séquence d’abordage où les arcs narratifs et enjeux se multiplient en une poignée de plans, pour se réunir en un pré-climax gigantesque, qui laissera le spectateur essoré, alors que l’attend encore une bonne demi-heure de boucherie intergalactique.

 

Hiddleston LokiLoki dort

 

À lui seul, le dernier acte éclipse toutes les productions Marvel. C’est là que Joss Whedon prouve combien il a su se mettre au diapason du projet, à tel point qu’on a réellement le sentiment d’assister à un comics live. Action, images iconiques, destruction et humour enflamment l’écran en continu pendant près d’une demi-heure, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de nos pupilles que des cendres fumantes.

Restent bien quelques saillies de mauvais goût, une introduction aux costumes franchement immonde, et un méchant à peu près aussi effrayant qu’un thanatopracteur en espadrilles. Encore une fois, c’est l’humour et la cool attitude du film qui se chargeront de désamorcer ces menus soucis, à l’inverse d’un Thor qui se perdait entre sérieux pompier et mépris hors de propos.

 

Affiche

Rédacteurs :
Résumé

L'ensemble sera assurément trop léger pour certains, pas assez consistant. Il est vrai qu'on n'y cause guère méta-cinéma, que nos héros ne sont pas portés sur l'introspection et que la notion de victime collatérale les inquiète beaucoup moins que la chute de la prochaine blague de Tony Stark. C'est justement en cela que Avengers s'avère le seul challenger face au Dark Knight de Nolan. Il est son double inversé, mimétique, qui préférera toujours le rire aux larmes. Le seul à croire suffisamment en ce qu'il raconte pour tout balayer sur son passage.

Tout savoir sur Avengers
Abonnez-vous à notre youtube
Pictogramme étoile pour les abonnés aux contenus premium de EcranLarge Vous n'êtes pas d'accord avec nous ? Raison de plus pour vous abonner !
Soutenir la liberté critique
Vous aimerez aussi
Commentaires
guest
30 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
*

avengers

The Avengers (2012)

avengers

après une première heure d’anthologie, parfaitement scénarisé, mise en scène et travailleé, le film se perd avec une inutile bataille finale dans les rues de new York, le spectateur ecoeuré aura mis tout ses espoirs mis de côté, parce qu’a n’en pas démentie, ce que Joss Whedon en une heure et quelques avec The Avengers nous propose un chef d’œuvre du cinéma de super-héros, C’était sans oublier la plume du scénariste , sa maîtrise des personnages multiples, et sous-estimer sa compréhension du projet, que nenni, la profondeur du scénario se révèle impecabble comme jamais dans le monde des films de comics, Le film est ainsi centré, pour ne pas dire focalisé, sur Robert Downey Jr., qui distribue les vannes et punchlines avec une énergie ahurissante, quasiment sans jamais sombrer dans le cabotinage ni sortir de son personnage. Son mordant contamine tout le film, chaque dialogue occasionnant des joutes verbales dantesques (notamment avec Chris Evans, à qui le décalage sied à merveille). L’écriture, jouissive et incisive ne verse jamais dans le cynisme ou le second degré trop distancié, mais permet aux personnages d’exposer leurs conflits et arcs narratifs sans retomber dans les travers d’un script trop explicatif, en 1h et (allez, 20-25 mn) le film est l’un des plus grands films de super-héros jamais vu au cinéma, pas aussi réussi artistiquement parlant qu’un Transformers 3, pas aussi complexe qu’un X-Men le Commencement, pas aussi spectaculaire qu’un Ghost Rider, mais quand même un scénario de toute beauté et une mise en scène qui n’a rien à envier a d’autres de films de super-héros, mais vint l’horrible et cartoonesque bataille finale, où nos Vengeurs se voient casser de l’extraterrestre à tout và avec une facilité déconcertante, d’un Hulk plus fort que jamais et que même un visiteur de l’espace mesurant 80 mètres de long ne lui fera pas peur, et qui se termine par des rebondissements grotesques (Fury qui vise le jet avec un minuscule gun) ou encore cette fin pathétique de bêtises où Loki glousse après la rouste que vient de lui causer notre surpuissant Hulk, peut-être que cette rature servira de leçon a l’ami Whedon pour Avengers 2 que tout le monde attend.

Molle

un des pires je trouves ne pas oublier par contre le justice league du même réalisateur hein

Molle

un gros navet mal écris pour neuneux

warriors

j’adore