Films

[REC³] Génesis : Critique

Par Laurent Pécha
12 février 2012
MAJ : 23 octobre 2018
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Après avoir livré avec [Rec] 2 la quintessence du film de « found footage » avec une cohérence et une réflexion sur l’image magistrales, Paco Plaza, seul maître à bord (Balagueró s’occupera du numéro 4) s’offre une récréation narrative aussi déroutante que jouissive avec [Rec] 3.

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Il n’est plus ici question de continuer sur les traces des deux premiers et encore moins d’éclaircir la « mythologie » [Rec] (ça, c’est le 4 qui s’en chargera). [Rec] 3 fait ainsi un sacré pied de nez à son fidèle public en s’offrant ce que l’univers des séries TV appelle un « loner », cet épisode que l’on peut suivre avec plaisir sans pour autant être familier du show. C’est aussi et surtout l’occasion pour Paco Plaza d’imposer son univers romantico-comique et faire ainsi une coupure (nécessaire) avec son prestigieux acolyte.

 

 

En choisissant comme héroïne sa propre femme, la magnifique Leticia Dolera, et comme récit un mariage (dans l’église même où ils se sont unis) et la fête qui s’en suit, le réalisateur ibérique met son cœur sur la table. L’amour, il en est constamment question durant toute cette nuit d’horreur qui va voir deux jeunes mariés tenter de se retrouver dans une soirée qui a tourné très vite au massacre. La romance chez Paco ne s’écrit pas pour autant à l’eau de rose mais plutôt en faisant couler des hectolitres de sang. Et [Rec] 3 de s’imposer comme l’épisode le plus gore de la saga, renvoyant pendant de (trop) brefs moments au meilleur du cinéma « braindead » de Peter Jackson (une femme armée d’une tronçonneuse pour qui on gâche le plus beau jour de sa vie, ça fait forcement beaucoup dégâts).

 

 

Ce que l’on perd ici en mise en abîme sur le medium cinéma, on le gagne en plaisir brut et décomplexé à l’image d’un filmage qui fait la nique à tous les insupportables enfants illégitimes de [Rec]. On vous laisse la surprise mais la manière dont ce troisième film rompt avec l’esthétique de ses prédécesseurs s’avère incroyablement jouissif. C’est la deuxième fois que l’on utilise cet adjectif mais il convient si bien aux sensations éprouvées devant ce ride généreux plus proche de Shaun of the dead ou encore L’Armée des ténèbres que les deux premiers films.

 

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