Very Bad Cops : Critique

Vincent Julé | 25 octobre 2010
Vincent Julé | 25 octobre 2010

Very bad cops est le meilleur et le moins bon film du duo Will Ferrell-Adam McKay (Présentateur vedette, Ricky Bobby, Frangins malgré eux). Hein ? C'est pourtant le verdict paradoxal au sortir de la salle, et jusqu'au sein de la rédaction d'Ecran Large. 

Le meilleur pour Sandy, amateur occasionnel de Will et donc spectateur grand public, et le moins bon pour Laurent, autoproclamé plus grand fan de Ferrell de la terre voire de l'univers et donc spectateur hardcore. L'auteur de ces lignes (très drôles, avouons-le) se situerait entre les deux, littéralement, puisqu'il a pu voir le film avec l'une puis l'autre énergumène écranlargienne.

De la première, il retient le rire gras et presque embarrassant de Sandy au gré d'un « Rouler dans une Prius, c'est comme rouler dans un vagin », d'un monologue sur le combat entre un lion et un banc de thons, de références cryptiques au groupe TLC, de cinq minutes pourries et donc indispensables autour d'un mug FBI, et d'une histoire sur fond de crise économique et de scandale financier que tiens-elle-est-pas-con-en-fait. Par contre, de la seconde, il se souvient du zzZZzilenzzZZze de Laurent, de ses réveils rieurs à chaque apparition d'Eva Mendes ou réplique de Michael Keaton, d'un premier degré parfois laborieux sur 110 putains de minutes et d'une histoire sur fond de crise financière et de scandale économique que tiens-elle-est-un-peu-lourdingue-en-fait.

 

 

Mais dans les deux cas, il y a ce gag, THE gag, qui met tout le monde d'accord et surtout, dont personne n'arrive à se remettre. C'est le drame, hilarant, du film, proposer sa meilleure idée trop tôt. Surtout qu'elle ne renvoie pas seulement au film, mais à tout un pan de la comédie d'action, du buddy movie et de l'inconscient cinématographique. Un plan de quelques secondes pour une avalanche de rires. Le pire est qu'il n'est même pas du fait de Will Ferrell, mais de Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson. Et alors que Sandy se marre déjà pour un numéro de « bad cop / bad cop » ou une rondelle de concombre, Laurent ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'aurait été le film avec The Other Guys, les Very good cops.

 

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