Critique : L'Apprenti sorcier

Flavien Bellevue | 15 juillet 2010
Flavien Bellevue | 15 juillet 2010

Après les deux aventures de Benjamin Gates, le producteur Jerry Bruckheimer s'associe pour la troisième fois avec l'acteur Nicolas Cage et le réalisateur Jon Turteltaub pour une histoire de combats de sorciers à travers le temps. Le film reprend quelques éléments de L'apprenti-sorcier (2002) de David Lister (avec Robert Davi et Kelly LeBrock) mais la trame du scénario s'avère un peu plus recherchée et la production est nettement plus confortable. Pour autant, est-ce que la magie « made in Disney » fait effet ? Peut-être bien.

Si le pré-générique nous présente l'opposition entre Maxime Horvath (Alfred Molina) et Balthazar Blake (Nicolas Cage) de façon classique et sérieuse, le générique, lui, donne le ton du reste du film. Avec sa référence à Toy Story et son antihéros créatif mais comme toujours, malchanceux avec la fille qu'il aime, le long-métrage de Turteltaub est l'alchimie du monde de Disney et d'anciens mythes et légendes fantastiques (Merlin en premier). À la fois sérieuse et comique, l'initiation de Dave (Jay Baruchel) s'adresse évidemment aux plus jeunes mais aussi à quelques « geeks ». Le clin d'œil amusant à La Guerre des étoiles - épisode IV leur est dédié tandis que celui à Fantasia plaira à certains inconditionnels.

Au delà du patchwork du scénario, les affrontements entre Horvath et Blake sont plaisants car les deux comédiens sont convaincus par leur rôle et parce qu'ils sont affublés d'un apprenti-sorcier peu expérimenté (Dave) et d'un autre au look des années 80 trop arrogant (Drake). Autrement dit, chacun a son « boulet » et doit s'en sortir avec lui. L'autre attrait du film vient du « terrain de jeu » des sorciers, la ville de New York. De Times Square à Wall Street en passant par Chinatown ou encore Greenwich Village, les quartiers célèbres de la Grosse Pomme sont passés au crible des nombreux sortilèges. Les effets spéciaux sont nombreux et bien utilisés notamment lors d'une course poursuite en voiture dans la ville.

Tout cela ne fait pas pourtant un divertissement parfait, loin de là. Le jeu des jeunes acteurs, Jay Baruchel et Teresa Palmer, est inégal et Nicolas Cage aime rajouter une couche à son personnage presque caricaturé. Pour leur peu de temps de présence à l'écran, Alice Krige et Monica Bellucci font honneur à leur rôle. Quant à la musique de Trevor Rabin, elle sonne comme une commande tant elle devient insupportable. Il ne reste que le spectacle (c'est l'essentiel diront certains) qui trouvera sans difficulté un large public en mal d'histoires fantastiques en cette période estivale creuse.

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