Hyper Tension 2 : Critique

Vincent Julé | 20 juillet 2009
Vincent Julé | 20 juillet 2009

Si Hyper tension était un film de fou furieux, Hyper tension 2 est un film de malade mental. La folie, la vulgarité, le racisme et la misogynie du premier long de Taylor et Neveldine étaient en fait les symptômes d'une maladie bien plus grave. Ces deux-là n'ont pas été élevés à la pop culture mais littéralement shootés, et c'est dans un drôle d'état qu'ils devaient débarquer sur le plateau de cette suite. En effet, tout semble avoir été improvisé sur le tournage, de l'écriture à la réalisation. Ils ne savaient pas ce qu'ils allaient foutre deux secondes avant, c'est pas possible ! Le film donne cette putain d'illusion, de liberté et de folie créatrices, où rien n'est interdit, tout est permis.

Vous n'avez pas vu Hyper tension ? Pas grave, le générique vous refait les dernières minutes en mode jeu 8-bits sur NES. Notre cœur de gamer et de geek a à peine le temps de s'en remettre, et Jason Statham de se faire remplacer le sien par une batterie, que le film persiste et signe. Mais ce n'est pas la suite de Hyper tension, c'est juste l'adaptation live et cinéma du jeu GTA ! De la narration en missions et rencontres à la mise en scène en Third-person shooter, on s'y croit, on jubile, on rêve... sauf que Jason ne baffe pas trois passants, il enfile juste un gros black avec un fusil à pompe.

 

 

D'ailleurs, Brian Taylor et Mark Neveldine sont déjà passés à autre chose. En effet, leur cobaye ne doit plus faire monter son adrénaline à coups de Red Bull et d'excès de vitesse, mais recharger les batteries, avec une voiture, un défibrillateur ou l'électricité statique. Donc il se frotte... à une vieille, à Amy Smart, etc. Qu'est-ce que c'est con, mais qu'est-ce que c'est bon ! D'où une scène à l'image tout entière du film : après avoir pris Amy Smart en levrette en pleine rue dans le premier Hyper tension, Jason la prend dans toutes les positions dans un hippodrome, au milieu de toutes sortes de spectateurs très « attentifs ». Mythique.

 

 

Un tueur atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, des top models dégommées au uzi, une parodie de Jerry Springer, une grève des acteurs et actrices porno... les réalisateurs ont trois idées à la seconde, et les grillent avant même de les avoir exploité. On se retrouve ainsi avec une scène de baston à la Godzilla, gratuite, inutile, mal foutue... mais si elle n'était pas là, ce ne serait pas pareil.

 

 

Résumé

Hyper tension 2, c'est ça, entre le foutage de gueule et le doigt d'honneur. Un film qui ne ressemble à rien... de connu, et avec qui, les expressions "réaliser avec les tripes" et "mettre ses couilles sur la pellicule" prennent enfin tout leur sens.

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