Two lovers : Critique

Sandy Gillet | 10 octobre 2008
Sandy Gillet | 10 octobre 2008

Bis repetita ? Un an après La nuit nous appartient on retrouve James Gray à Cannes en compétition dans une comédie romantique (sic et resic !). 

Soit un homme au passé psychologique un peu trouble tiraillé par deux femmes. L'une qui va lui assurer un avenir conforme aux attentes de sa fratrie et de la société en général et l'autre moins prévisible pour laquelle il va tomber éperdument amoureux. Exit donc les thrillers tragiques mettant en scènes la communauté russo-juive et sa branche mafieuse pour se retrouver au sein d'un autre genre cinématographique tout aussi codifiée (même si la localisation géographique et sociale restent idoines) mais que l'on croyait à mille lieues de l'univers du cinéaste natif du Queen.

 

 

Autour de l'inévitable Joaquin Phoenix (trois films sur les quatre réalisés par Gray, excusez du peu !), se sont de fait greffés deux actrices de luxe : Gwyneth Paltrow et la méconnue mais magnifique Vinessa Shaw. Et ce qui frappe de suite est une nouvelle fois la formidable direction d'acteurs insufflés à l'ensemble permettant, et ce n'est pas rien, à la méconnaissable Paltrow de nous sortir une prestation certainement enfin digne de son talent.

 

 

On comprend d'ailleurs très bien et très rapidement les choix et les intentions de Gray en l'occurrence : se fondre dans un genre des plus éculés pour l'adapter à son univers bien particulier et voir ce qui en ressort. Et si le résultat reste quelque peu, comment dire, bâtard, il est indéniable que le cinéaste réussit son pari haut la main tout en continuant à explorer et enrichir son cinéma. Á tel point d'ailleurs que tout ne devient qu'évidence quand le plan final s'évapore et nous laisse un peu pantelant devant tant d'honnêteté et de prise de risque. 

 

 

Résumé

Le genre n'est certes pas chamboulé, il est « juste » visité et nettoyé de part en part (ce qui en soit est déjà une gageure) pour ne laisser qu'une forme d'épure où affleure à chaque instant la vie dans ce qu'elle a de plus triviale. Un peu la définition même du cinéma de Gray donc ! 

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