Critique : Le Silence de Lorna

Par Sandy Gillet
20 mai 2008
MAJ : 25 février 2020
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Le nouveau film des frères Dardenne est une histoire d'amour aussi simplement écrite qu'émouvante à découvrir et où les cinéastes ont troqué le format 16mm et leurs plans à l'arrache pour du 35mm et un cadre élargi voire plus « serein ». Dit comme cela on se croirait limite dans un Merchant / Ivory ou un Mike Newell. Une comparaison quelque peu oiseuse certes mais qui donne tout de même une bonne idée de ce qu'est Le silence de Lorna : un mélange improbable entre un cinéma « grand public » et l'univers ultra cru de la doublette belge.

 

Lorna (Arta Dobroshi, énième découverte « dardénienne » en provenance cette fois-ci du Kosovo) est une immigrée albanaise uniquement mariée avec un junkie (Jérémie Renier époustouflant dans un tout petit rôle) le temps d'obtenir la nationalité belge. Une union d'abord hautement mercantile et intéressée supervisée de surcroît par le Milieu qui va prendre une évolution certes entendue  mais dont le climax de fin insoupçonnable empreinte d'humanisme laisse pantois comme souvent chez les Dardenne.

 

In fine on a droit à une sorte de thriller romantique qui en captivera plus d'un, preuve que le cinéma d'auteur peut aussi se décliner sur un mode moins hermétique. Car plus que jamais il ne s'agit ici que de dépeindre des trajectoires linéaires ou complexes mais toujours passionnantes et tragiques. La vie certes mais vue sous le prisme d'un cinéma dont le moindre des mérites est de toujours nous surprendre.

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