Critique : La Marea

Par Lucile Bellan
22 avril 2008
MAJ : 25 février 2020
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Après visionnage de La Marea, les questions soulevées par le film restent tellement imprégnées qu'il est presque impossible de ne pas être attirée par d'hasardeuses recherches sur le réalisateur Diego Martinez Vignatti. Et tout de suite, le voile se lève un peu, de sa filmographie il en ressort principalement deux noms : Gilles Paquet-Brenner pour lequel il a été directeur de la photographie sur U.V. et Gomez VS Tavares et Carlos Reygadas avec qui il a collaboré sur Japon et Batalla en el cielo. Un grand écart qui résume assez bien le « mystère » La Marea : un fond simpliste (pour ne pas dire simplet) posé sur une forme stylisée à outrance (jusqu'à en devenir putassier).

 

Alors qu'il admet lui-même avoir commencé son long-métrage sans scénario décent (12 pages de notes d'intentions), il apparaît aussi que La Marea est un film porté par un unique personnage, dont la relation avec le spectateur oscille constamment entre désintérêt, mépris et incompréhension. Une répulsion principalement occasionnée par le travail de deuil plus ou moins atypique du personnage, qui, loin d'être beau ou même touchant (dans un sens viscéral) se rapproche plus des limites de la folie. Une folie malsaine qui pourrait résumer cette femme à sa seule position de matrice, tant elle ne pleure que son enfant et pas son mari.

 

Même si insignifiant et vain, il convient de ne pas dénigrer le talent du réalisateur à filmer les paysages désertiques et le mer, dommage donc que les atermoiements de son personnage gâchent le vrai sens dramatique de cette histoire. 

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