Critique : Lucky you

Créé : 8 mai 2007 - Louisa Amara
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Deux ans après le pétillant In her shoes, Curtis Hanson revient avec une histoire d'amour sur fond de poker forcément dans la ville du péché. On suit le parcours de Huck Cheever, beau gosse flambeur immature, et allergique à l'engagement, pour le moins perturbé par l'arrivée en ville de son père, légende vivante, mais aussi par sa rencontre avec une jeune chanteuse, dont l'honnêteté et la clairvoyance finissent de le désarmer.

Ecrit bien avant la grande vogue du poker (les DVD de Patrick Bruel, internet, les clubs de poker vip etc), le scénario réussit le tour de force de passionner le spectateur moyen, complètement novice en la matière. Installant la tension de bout en bout, des petites parties jusqu'à la grande finale du championnat mondial, Curtis Hanson démontre là encore ses talents de cinéaste et de conteur d'histoires (si la scène de poker dans Casino Royale avait été aussi bien filmée, le dernier James Bond eût été encore meilleur).

En réalisateur chevronné, Hanson soigne également le casting des seconds rôles, ce qui nous donne droit à une galerie de personnages comiques hauts en couleurs. On retrouve notamment avec plaisir le temps d'une séquence Robert Downey Jr, que Curtis Hanson avait dirigé dans le barré Wonder Boys.

Drew Barrymore, spécialiste de la comédie romantique, est un peu éteinte, apparemment touchée par ce personnage de provinciale honnête, et naïve, elle choisit de moins jouer sur son charme et ses atouts naturels, quitte à y perdre sa fraîcheur et son élégance.

Plus qu'une histoire d'amour, c'est la confrontation entre père et fils et la compétition qui seront les fils conducteurs de l'histoire. L'identification du spectateur se faisant totalement sur notre héros, Eric Bana porte le film, avec un aplomb et un charme fou.

Lucky you réunira donc joyeusement les esprits fleurs bleues, et les autres, amateurs ou non de poker. Un bon scénario, des acteurs de premier plan, une tension constante, une dose d'humour, du romantisme : la parfaite quinte flush de ce printemps.

Résumé

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