The Holiday : Critique

Jean-Noël Nicolau | 23 décembre 2006
Jean-Noël Nicolau | 23 décembre 2006

À l'instar de la dinde et du pudding, la comédie romantique chorale est devenue un incontournable des mets copieux de la période des fêtes. Avec ses 131 minutes, son casting consistant, son petit best of des chansons de Noël et son scénario cousu de fil blanc dès que l'on aperçoit l'affiche, The Holiday semble tout droit sorti du même moule que Love Actually ou que À nous quatre (l'un des précédents films de Nancy Meyers). 

Avouons-le tout de suite, nous sommes ici assez loin des ambitions de Love Actually, ainsi que de sa réussite, car au lieu d'accumuler les personnages et les destinées, The Holiday se concentre sur deux chassés-croisés amoureux, dont un seul correspond véritablement à ce que l'on pourrait attendre d'une telle œuvre. En effet, il n'y a que la partie britannique, où Cameron Diaz et Jude Law jouent au « Je t'aime moi non plus » jusqu'à plus soif, qui offrira son lot conséquent de romantisme hollywoodien. La partie américaine, au soleil de Californie, est la plus intéressante, justement parce qu'elle s'éloigne quelque peu des clichés. Certes, on pourra admettre que la relation filiale entre Eli Wallach et Kate Winslet verse tout à fait dans la guimauve obligatoire, mais elle a du charme et une pointe de sensibilité.

 

 

Mais tout cela correspond à un cahier des charges strictement suivi, scène après scène (il y a des enfants adorables, des petits vieux rigolos, des larmes, du rire, des quiproquos, etc…). L'une des rares idées plaisantes de The Holiday consiste en la lecture des événements de la vie de Cameron Diaz en suivant les codes des bandes-annonces (surveillez d'ailleurs l'apparition hilarante de la mascotte d'ÉcranLarge), mais le concept est totalement sous-exploité (on est très loin de la réussite d'un Harold Crick, par exemple).

 

 

Très familial et délivrant à peu près tout ce que l'on était en droit d'attendre (mais pas plus), The Holiday plaira certainement à beaucoup d'entre vous. En effet, si vous aimez Cameron Diaz (elle se prend des portes et fait des grimaces), Kate Winslet (craquante), Jude Law (Monsieur parfait) et Jack Black (attendez Tenacious D, il fait de la quasi figuration ici), vous serez conquis. Et si vous adorez les grands films d'amour, allez plutôt voir The Fountain qui sort le même jour.

 

 

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