Critique : Azur et Asmar

Lucile Bellan | 25 octobre 2006
Lucile Bellan | 25 octobre 2006

Une fois de plus, Michel Ocelot fait voyager notre tête et notre cœur grâce à un nouveau long-métrage, assurément différent des aventures de Kirikou, mais sans en perdre la magie et la beauté qui caractérisent son travail. Il invente donc un conte entier basé sur les différences, la fraternité, la paix et l'amour… en bref les relations entre l'Occident et le Moyen Orient. Inspiré cette fois-ci, et entres autres, de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, les décors s'avèrent somptueux, que ce soit ceux des palais ou de la végétation. De ce récit et de ces images se dégage une poésie subtilement mise en valeur par la musique de Gabriel Yared. Mais rien n'est couru ou mâché d'avance dans l'univers de Michel Ocelot et pour apprécier pleinement cette œuvre, il faut laisser quelques-unes de ses habitudes de spectateur à la porte du cinéma, et savoir donner – du temps, de la compréhension, de la tolérance – pour recevoir. Un échange qui se transforme alors en pure magie.

Passé le « choc » de la 3D des personnages, une première pour le réalisateur, le parti pris se révèle aussi audacieux qu'original et inédit. Sans oublier que certains dialogues sont entièrement en arabe non sous-titré, mais parfaitement compréhensibles la seconde d'après par la réponse en français, aussi courte que précise. Une mention spéciale à la voix de Patrick Timsit, il interprète très justement le rôle de Crapoux, faux cynique et vrai romantique sous une enveloppe pas très flatteuse. En conclusion un film intelligent, différent, beau et poétique, pour toute la famille. Mais que demande le peuple ? D'autres œuvres de Michel Ocelot et pour longtemps encore !

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