Critique : Georges le petit curieux

Par Sophie Viailly
31 juillet 2006
MAJ : 15 septembre 2018
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Alors que l’animation en deux dimensions est une technique en voie de disparition, Universal Pictures prend le risque et retourne à la vieille école. Un risque qui s’avère très efficace tant le trait du dessin est net et ravivé par de belles couleurs. Ainsi, les auteurs illustrent, avec une chaleur propre à l’univers 2D et de façon remarquablement touchante, une belle relation d’amitié entre un homme au chapeau jaune et un singe. Il suffit de regarder les images pour capter sur le visage de Georges ses sentiments et ses émotions. Inspiré des livres de Margret et H.A. Rey, parus dans les années 1940, Curious Georges (en français Georges le petit curieux) saura enchanter les tout-petits et réveiller l’enfant qui est en nous, pour ceux qui ont gardé leur âme de bambin. Si le scénario peut sembler parfois banal, notamment avec la rivalité entre l’explorateur et le fils de son patron, les rebondissements bien amenés s’enchaînent à un bon rythme.

Si Georges n’a pas besoin d’être doté de la parole pour se faire comprendre, le reste des personnages ont bel et bien une voix et pas des moindres. En VO, Will Ferrell prête sa voix à Ted, l’homme au chapeau jaune et Drew Barrymore donne vocalement vie à la douce et jeune maîtresse d’école amoureuse de l’explorateur. Dick Van Dyke (Mary Poppins) est le conservateur du musée Bloomsberry et David Cross (Eternal sunshine of the spotless mind), Bloomsberry Junior, l’ennemi juré de Ted. Les autres personnages-clés ont les voix d’Eugène Levy (American Pie 1,2 & 3) qui interprète l’inventeur déjanté et de Joan Plowright (Avril enchanté) en excentrique et savoureuse Miss Plushbottom.

Mais le film vaut surtout de par son petit héros, Georges. Ce singe, venu tout droit de la jungle, va vivre de multiples aventures à la ville, plus drôles les unes que les autres. Fonctionnant comme un enfant, il touche à tout et sa spontanéité rafraîchissante fait de lui un animal craquant à tous points de vue. Le compositeur, Jack Johnson, a su mettre en avant, à travers sa musique, la personnalité de Georges. Ses chansons qui plairont tout autant aux enfants qu’aux adultes, sont en totale adéquation avec la curiosité et l’expressivité du petit singe.

Après ce très agréable retour aux sources qu’offre George le petit curieux, la méthode des bons vieux dessins à la main donnera-t-elle des idées à d’autres studios…

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