Critique : Flandres

Par Vincent Julé
29 mai 2006
MAJ : 18 octobre 2018
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Réalisateur du fascinant et terrible L’Humanité, Bruno Dumont revient, après une errance américaine et cannibale avec Twentynine Palmes, en terre connue, le Nord de la France, et retrouve alors sa mise en scène froide et cruelle. En suivant Demester, bon gars du pays puis soldat dans un conflit lointain, dans ses mœurs étranges avec la jeune Barbe ou en vadrouille morbide dans un pays étranger, il vide petit à petit le sexe de son sens, ses valeurs et ses vocations. La petite mort comme on l’appelle. Sauf qu’ici, l’acte sexuel devient aussi mortel, malsain, intolérable qu’une balle dans la tête. Ni rachat, ni pardon, et surtout pas pour les femmes, dont le sexe « semble » – j’insiste fortement sur les guillemets – redevenir, comme à l’époque de Freud, source de folie et d’hystérie. Rien n’est affirmé ou sous-malentendu, mais l’idée traverse l’esprit (meurtri et malmené) du spectateur.

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