Massacre à la tronçonneuse : Critique

Laurent Pécha | 8 avril 2006
Laurent Pécha | 8 avril 2006

Massacre à la tronçonneuse fait partie de ces rares films qui marquent à jamais les rétines de ceux qui décidèrent un jour de visionner ce monument d'effroi. 

Le film « préféré » de Giscard fut longtemps décrié de tous les maux et qualifié abusivement d'authentique œuvre gore. Pourtant, en le revoyant aujourd'hui, l'une des premières choses qui frappent, c'est au contraire le peu de moments sanglants et ouvertement horrifiques offerts. Rarement un film n'aura autant frappé l'imagination de ses spectateurs et on ne compte plus le nombre de personnes s'étant persuadé d'avoir vu des scènes où le sang coule à flots. Massacre à la tronçonneuse joue essentiellement sur les facultés d'imaginaire de son audience. Ces dernières sont d'autant plus exacerbées que l'histoire se proclame comme étant inspirée d'évènements ayant eu lieu.

 

 

À l'instar de son infortunée héroïne, le film s'avère totalement hystérique transformant sa vision en expérience éprouvante et physiquement difficilement supportable. On demeure littéralement scotché à son fauteuil comme paralysé par les cris stridents et les hurlements de la jeune Sally. Rares sont les films qui peuvent être vus indépendamment de l'image. Massacre à la tronçonneuse fait partie de cette catégorie. Mieux, le film devient encore plus insupportable et atteint un point de non retour ultime si on n'écoute que la bande son. Le spectateur finit à bout de nerfs cette expérience traumatisante, les bruits de la tronçonneuse hantant pendant longtemps (toujours ?) son inconscient.

 

Résumé

En 1974, Tobe Hooper pour son coup d'essai et de maître inventait avec Massacre à la tronçonneuse LE cauchemar éveillé. Depuis, des générations de spectateurs ne s'en sont jamais remis.

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