Wonder Woman : Bloodlines - critique qui a ça dans le sang

Christophe Foltzer | 18 octobre 2019 - MAJ : 18/10/2019 12:50
Christophe Foltzer | 18 octobre 2019 - MAJ : 18/10/2019 12:50

On dit souvent que ce que Warner et DC ratent au cinéma, ils le réussissent en vidéo à travers leurs films d'animation. Et c'est assez vrai au fond. Même si, parfois, ils passent un peu à côté de leur idée. Alors, où se situe exactement ce Wonder Woman: Bloodlines ?

WONDER WOMAN ORIGINS

Il est assez étonnant de voir débarquer un film comme Wonder Woman: Bloodlines même si son existence s'explique finalement assez facilement. Tandis qu'Hollywood est en plein virage à 180° pour donner aux femmes la place qu'elles méritent et que le film Wonder Woman a donné le la en 2017, il n'est donc guère surprenant que l'amazone soit mise à l'honneur dans un film d'animation. Par contre, que ce dernier se permette de réécrire son histoire, ça, on ne l'a pas forcément vu venir.

Parce que oui, Wonder Woman: Bloodlines reprend un peu tout à la base, en le transposant à notre époque. D'ailleurs, le film ne perd pas de temps puisqu'il commence avec le crash de Steve Trevor à proximité de Themyscira, son sauvetage par Diana, son choix d'être l'ambassadrice des Amazones dans le monde, son bannissement de l'île et son accession au statut de Wonder Woman.

 

Wonder Woman BloodlinesAaaaaah, l'amour

 

En chemin, elle va rencontrer la docteur Julia Kapatelis, qui va l'accueillir, lui apprendre les codes du monde moderne en compagnie de sa fille Vanessa. Mais, quelques années plus tard, alors qu'elle combat le crime, Diana retrouve Julia et Vanessa au cours d'un drame. Vanessa passe de l'autre côté et rejoint le Dr Poison et Cyber pour devenir Silver Swan, super méchante qui a juré la perte de Wonder Woman, tout autant que son employeur veut retrouver la trace de Themyscira pour l'envahir.

Une course contre la montre s'engage alors pour Diana qui doit à la fois retrouver la mémoire, sauver son île et essayer de ramener sa "soeur" sur le droit chemin et il n'est pas dit qu'elle parvienne à obtenir tout ça en même temps.

 

photo Wonder Woman BloodlinesDiana doit faire un choix et l'assumer

 

LES LIENS DU CHIANT

À la lecture de ce petit résumé, on pourrait penser que l'intrigue est particulièrement dense pour un film de 1h20. Et on aurait diablement raison tant ce Wonder Woman : Bloodlines se montre condensé, ramassé, partant dans plusieurs directions en même temps, sans parvenir à rendre un produit réellement cohérent et tenu.

Le film se retrouve en effet tiraillé entre plusieurs envies : raconter les origines de l'héroïne, tout autant que sa rédemption aux yeux de sa mère, avec en plus cette histoire de soeur de coeur qui fait n'importe quoi, tout comme la nécessité pour Diana de trouver sa place dans le monde. Un beau programme malheureusement trop chargé qui n'évite pas de se prendre les pieds dans le tapis à la première occasion.

 

Wonder Woman BloodlinesSoeurs ennemies

 

En résulte une première partie expédiée dans l'urgence, où Diana prend tout de suite la décision de quitter son île pour le premier mec qu'elle rencontre sans vraiment d'explication solide (on nous parle vite fait de prophétie, mais c'est très léger), ce qui nous interdit une réelle empathie vis-à-vis des personnages et de ce couple naissant.

C'est un peu pareil pour la suite en fait, la partie "éducation" chez Julia et Vanessa n'a pas vraiment d'impact, tout comme l'émergence des super-méchants ou encore la prise de décision de Diana quant à sa mission parmi nous. Tout y est téléphoné, prévisible (jusque dans les dialogues), artificiel et désincarné.

 

photo Wonder Woman BloodlinesPour, au final, retrouver la vérité

 

D'ailleurs, ce gros reproche est à étendre au film entier, qui fait vraiment partie de la moyenne basse des productions DC en vidéo. S'il n'est pas laid, son design est on ne peut plus basique et l'animation ne bénéficie d'aucun soin en particulier. Contrairement aux autres films de la firme, il n'y a pas ce moment réellement flamboyant sur le plan technique qui justifie, ou excuse (au choix), une certaine frilosité générale pour mettre tous les moyens nécessaires dans une séquence en particulier. Non, ici, l'encéphalogramme demeure bien plat du début à la fin.

Pourtant le film n'est pas désagréable au demeurant. Il est juste anecdotique, commun, long et sans vrai intérêt ni aucune valeur ajoutée. Mais gageons qu'il satisfera les fans néophytes qui veulent en apprendre un peu plus sur le personnage.

 

Affiche officielle

 

Résumé

Wonder Woman : Bloodlines n'est pas mauvais, il est juste anecdotique dans la production DC actuelle en vidéo. Pas de rythme, pas d'intrigue passionnante, pas de moment vraiment scotchant, mais l'impression de voir un épisode de série télé rallongé inutilement pour le sortir dans le commerce. Dommage mais inoffensif et oubliable.

commentaires

Numberz
18/10/2019 à 19:21

Encore. Boooon, quand est ce qu'ils vont refaire un film sympa ?

Xavier Guyonnaud_85204
18/10/2019 à 13:56

D'accord avec le fait que sa fait trop épisode rallongé. Vanessa alias Silver Swan est sublime tout comme le visage de Diana. C'est pour ça, via ma notation que le film est: moyen

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