Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

You will meet a tall dark stranger

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



06 oct. 2010 Par Sandy Gillet Star Rating 6

 

Les films de Woody Allen se suivent et se ressemblent à tel point que sa filmo récente (disons depuis Harry dans tous ses états en 1997) se perd facilement dans les méandres de la mémoire du cinéphile/cinéphage forcément sélective. Pour un Match Point en 2005 qui semblait annoncer une sorte de renouveau hors des frontières new-yorkaises, que de films présentant un pedigree sensiblement idoine ou déclinable à l'envie. Bref après un Whatever Works, son précédent film, inspiré mais aux ingrédients connus, voici donc You will meet a tall dark stranger présentant les mêmes caractéristiques mais avec un degré de lassitude pour le spectateur sensiblement plus élevé.

À tel point que l'on pourrait se demander si Woody Allen ne nous couve pas depuis un bail une crise de « jeunisme » à l'instar de son personnage central joué par Anthony Hopkins qui décide de plaquer 40 ans de mariage en voulant rattraper le temps perdu et provocant par la même occasion le chaos autour de lui. Il est en effet indéniable que notre cinéaste new-yorkais tente de retrouver l'inspiration de ses films qui lui ont assurés une renommée mondiale. Plus prosaïquement, on peut aussi y voir comme la volonté maladive de se maintenir à flot. Un peu comme si chaque film réalisé, telle une pulsation cardiaque forcément vitale, repoussait toujours un peu plus l'échéance.

Une échéance que l'on retrouve dans le titre (le « tall dark stranger ») et qui est appréhendé d'une manière « allénienne » (entendre par là d'une manière assez prévisible) par chacun des protagonistes à sa façon. En cela le dernier Allen n'est autre que ce souffle de vie nécessaire à l'homme derrière la caméra. Et devant une telle volonté, le spectateur que nous sommes ne peut que s'incliner. Pour une fois il ne faut donc pas se demander ce que le film peut nous apporter mais bien de comprendre qu'il est un petit miracle permanent permettant tout simplement au cinéaste de vivre sa vie.

À revoir donc pour révision de jugement... Mais le plus tard possible !



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Laurent Pécha :

Star Rating 7
Woody Allen continue son pilotage automatique. La nouveauté, ce sont les nouvelles têtes devant sa caméra. De quoi prendre un vrai plaisir mais terriblement éphémère.

Vincent Julé :

Star Rating 6

Flavien Bellevue :

Star Rating 6

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
Woody Allen s’interroge sur le cœur et ses raisons. À défaut d’être brillant et original, son examen de la vie de couple nous arrache quelques sourires francs.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Woody nous refait du Allen… On connaît tous les coups à l’avance et à la fin on se dit que l’on se referait bien un petit Manhattan pour la route.

Didier Verdurand :

Star Rating 5

Ilan Ferry :

Star Rating 5
Allen s’autocite à l’excès et finit par tourner en rond. La mécanique reste toutefois efficace à défaut d’être originale.

Patrick Antona :

Star Rating 4
Woody Allen fait encore dans la compilation de ses thèmes favoris sur la comédie humaine, mais on est ici en plein radotage. Il serait bon qu’il fasse comme le personnage d’Anthony Hopkins à se risquer à une cure de “jeunisme”…


conn217/02/2011 22:20 par conn2

Bon, c’est un film qui se regarde et on reconnait la patte de Woody Allen à la succession de scènes qui, reliant les unes aux autres, sert de fil rouge à la trame de l’histoire… On reconnait facilement les stéréotypes “woody allenesques” …comme le vieux qui se raccroche aux jeunettes (Antony [...] LIRE LA SUITE
dodeskaden05/11/2010 16:44 par dodeskaden

Étrange film… prenons un exemple, commençons avec Helena… eh bien bravo, bien qu’Helena ponctue le film on s’intéresse à bien autre chose, ces drôles de vies qui entourent Helena (les pauvres)… et finalement nous finissons sur Helena, la boucle est bouclé, et on s’en fout des mille et un autre scénario [...] LIRE LA SUITE
Calamity30/10/2010 19:21 par Calamity

Je suis une inconditionnelle de Woody Allen, mais là, ça a été une déception absolue. Parfois, il devrait s’abstenir de réaliser un film par an. Je préfère encore le voir faire de la redite réussie, comme Whatever Works, qui effectivement rappelle le Allen de Annie Hall. Ça ne me gêne [...] LIRE LA SUITE

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