2012

2012

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10 nov. 2009 Par Sandy Gillet Star Rating 7

Qu'il est marrant de constater qu'à chaque nouveau film d'Emmerich c'est un peu toujours la même musique : une attente de fou générée par un buzz dont le sommet de l'iceberg ne sont autres que les bandes-annonces spectaculaires savamment distillées jusqu'à la sortie puis des spectateurs qui se déplacent bien souvent en masse (le seul film du cinéaste d'origine allemande à ne pas avoir dépassé le million d'entrées chez nous depuis Universal Soldier est 10 000) dans l'idée de s'en prendre plein la poire sans autre forme d'attente. Entre les deux il y a nous, les journaleux de tous bords qui se meuvent eux aussi en troupeaux pour assister à la projection souvent unique qui leur est réservée, pour ensuite sur le parvis de la plus belle avenue du monde s'en donner à cœur joie de dépecer un film qui avouons-le, n'en demandait pas tant.

Car franchement si on vous disait là, tout de suite que 2012 est une bouse infâme dix fois trop longue (2h38) dont les images les plus  significatives sont dévoilées au sein des bandes-annonces... vous le boycottez ? Donc histoire de rassurer tout le monde disons que la grande majorité de la critique parisienne et de Navarre l'a cordialement détesté. Au sein même de la rédaction d'Ecran Large seuls deux irréductibles ont contre vents et marées tenté de juguler l'hallali général en assénant une argumentation aussi rudimentaire qu'efficace à l'image d'un film dont le premier mérite est d'assumer de A jusqu'à Z sa démesure, ses incohérences, le pathos de pas mal de situations, les traits outranciers de chacun des personnages et la morale intermédiaire et finale pas toujours très heureuse. Au-delà Emmerich s'amuse et surtout ne se prend pas au sérieux ce que tous ses précédents films laissaient malheureusement transpirer à en devenir insupportable.

Cette « légèreté » sert le propos mais aussi la réalisation qui gagne en fluidité et en « transparence » de narration. De là à dire que 2012 est un film éminemment classique avec ses lourdeurs mais aussi ses fulgurances (bien entendu toutes les scènes de catastrophe) est un pas que l'on peut franchir allègrement. Il en résulte une générosité d'ensemble ponctuée par des dialogues et des situations savoureuses (la répartie sur l'efficacité chinoise...) dont l'inspiration est à chercher dans cet humour « redneck » des plus frontaux (entendre par là qui fait rire malgré lui ou que lui) forcément déstabilisant pour l'urbain et le bobo de surcroît critique de cinéma.

Roland fonce et ne se pose que peu de questions (à voir les scènes de transition on comprend très bien que c'est en fait là que se situe la limite actuelle de l'exercice). Tête baissée il casse la planète pour mieux la reconstruire à son image (et non à celle des scientologues de Prédictions) et nous emmène entre-temps dans une aventure (on n'oserait dire humaine car le Roland il s'en fout de l'humanité vu comment il la traite de film en film) assez haletante et en tous points bourrés d'incohérences de scénario propres à remplir jusqu'à la gueule la section « blooper » du film sur IMDB. Mais qu'à cela ne tienne, inutile de regarder dans le rétro et de vouloir sauver les journalistes laissés sur le bas-côté des Champs a contrario du héros tibétain qui sur les routes sinueuses de l'Himalaya s'arrête pour John Cusack et sa petite famille, il faut avancer, toujours, pratiquer la politique de la terre brûlée encore, ou plutôt ici celle du tsunami et ne rien laisser derrière soi de vivants.

Heureusement, certains ont pris en ce matin ensoleillé du 29 octobre, le train express en marche conduit par le fou furieux Emerich histoire de sauver ce qui reste de la critique française, oui Monsieur !



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Stéphane Argentin :

Star Rating 7

Sandy Gillet :

Star Rating 7
C’est con, c’est beauf et c’est donc drôle et surtout grave assumé. Bref c’est du “bon” Emmerich.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Du pur Emmerich sauf que cette fois-ci, l’homme se découvre un second degré sur son “oeuvre” qui s’avère savoureux. Et puis les scènes de catastrophe sont visuellement splendides.

Flavien Bellevue :

Star Rating 5

Ilan Ferry :

Star Rating 5
Un film catastrophe visuellement impressionnant mais bourré de clichés en tous genres. Si 2012 donne une impression de déjà vu, il aurait toutefois fait un bon pilote de série TV.

Vincent Julé :

Star Rating 5
Tempête de boulettes géantes en vrai, en live… et en presque aussi drôle ! Oh un donut !

Patrick Antona :

Star Rating 4

Bruno Laurent :

Star Rating 3
L’unique intérêt du film repose sur ses scènes de destruction massive. Malheureusement, elles sont déjà toutes présentes dans les différentes bandes-annonces.

Didier Verdurand :

Star Rating 3
L’argent se voit à l’écran. La connerie, aussi.

Julien Foussereau :

Star Rating 3
Saint Berlusconi, priez votre premier adorateur Roland Emmerich. Mais faites attention, malgré ses torrents de guimauve judéo-chrétienne, une conversion au communisme à la chinoise n’est pas à exclure dans un avenir proche. Sinon 2012, ça balance (un peu) mais c’est souvent très chiant.


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