Love : une troisième et dernière saison réussie pour la romance moderne de Netflix ?

Alexandre Janowiak | 16 mars 2018
Alexandre Janowiak | 16 mars 2018
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Love, la jolie romance moderne de Netflix, vient de s'achever dans une troisième et ultime saison autour des aventures amoureuses de Mickey et Gus. Cette dernière saison de la série de Judd Apatow réussit-elle sa conclusion ?

ATTENTION SPOILERS !

 

 

LE RÉCAP

Love raconte l'histoire de deux trentenaires : Gus (Paul Rust) et Mickey (Gillian Jacobs). Le premier est un professeur particulier sur le tournage d'une série télévisée et aspire à devenir un scénariste voire réalisateur. La seconde est une programmatrice de radio et est alcoolique, drug-addict et sex-addict. Tous les deux sortent d'une relation difficile et leur rencontre va les bouleverser.

Après une saison 1 où les deux personnages principaux se cherchaient, la saison 2 les entrainait dans une relation un peu plus stable mais toujours aussi toxique pour l'un et l'autre. Sur le papier, cette troisième et ultime saison se devait donc de conclure cette relation entre Gus et Mickey. Que ce soit en les réunissant à jamais ou en les séparant pour toujours.

Au début de cette nouvelle saison, on retrouve donc les deux tourtereaux en couple mais les choses ne sont pas forcément plus faciles. Cette nouvelle situation implique de nouveaux challenges et donc de nouveaux questionnements sur leur relation et leur avenir ensemble.

 

Photo Gillian Jacobs, Paul RustGillian Jacobs et Paul Rust

 

AMOUREUX : MODE D'EMPLOI

On pourra reprocher plein de choses à Love et notamment à cette troisième saison. A l'image de la saison 2, nombre d'épisodes s'attardent sur des élements sans grande importance et ressemblent plus à du remplissage de scénario qu'autre chose. Ainsi, avec ses 12 épisodes au compteur, cette troisième saison (comme la deuxième) n'arrive jamais à atteindre le rythme parfait dont bénéficiait la superbe saison 1, composée à l'époque de seulement dix épisodes.

Plusieurs arcs scénaristiques développés ici ou là, notamment autour du Dr. Greg Colter (excellent Brett Gelman) ou même d'Arya (la touchante Iris Apatow), manquent d'efficacité et ennuient plus qu'ils ne passionnent. Si l'on comprend bien que Love cherche à nous montrer une autre facette de l'amour, encore une fois, à un âge différent (le premier baiser pour Arya par exemple), l'impact est moindre et assez superficiel.

 

Photo Iris ApatowArya de Love, à ne pas confondre avec Arya de Game of Thrones

 

Cette dernière saison est donc faite en partie de hauts et de bas. Si d'une certaine manière cela reflète parfaitement la relation que connait le duo-couple Gus-Mickey depuis la première saison, c'est un point dommageable. En s'émancipant un peu plus du destin d'autres personnages, la série Netflix aurait pu s'envoler complètement grâce à son duo principal captivant.

Heureusement, cela n'empêche pas les trois créateurs Judd ApatowLesley Arfin et Paul Rust de nous offrir une saison d'une grande tendresse, pleines d'émotion, extrêmement drôle et au point de vue toujours aussi authentique sur les relations amoureuses. 

 

Photo Gillian Jacobs, Claudia O'Doherty, Paul RustLe trio principal inoubliable de Love

 

30 ANS : (PRESQUE) TOUJOURS PAUMÉ

Là est sans doute la grande force de Love : jongler merveilleusement entre les rires et les pleurs, les scènes tragiques et les scènes comiques, des dialogues forts et des discussions plus légères. De cette façon, dès son premier épisode, cette saison nous livre une tranche de rire mémorable avec la séquence de l'enceinte de Gus tout en exposant le profond malaise retenu par Mickey (qui a trompé Gus avec son ex à la fin de la saison 2 et n'arrive pas à lui avouer).

Il en sera régulièrement de même tout au long de cette dernière saison jouissant de moments comiques jubilatoires (le tournage qui tourne mal, la scène de catch, les improvisations musicales) et de séquences d'une grande puissance émotionnelle (le discours de Gus devant sa famille entre autres).

 

Photo Paul Rust, Gillian JacobsUn duo qui va nous manquer

 

Merveilleusement écrite, cette saison 3 permet surtout à notre duo paumé de s'appréhender sous un nouveau jour et d'aborder les futures étapes théoriques de leur vie de couple : le mariage et les enfants. Les apparences sont d'ailleurs trompeuses et Gus et Mickey vont largement remettre en question leurs propres certitudes quant à leur capacité à évoluer.

Elle s'arrête également magnifiquement sur la naissance d'un autre amour avec le personnage attendrissant de Bertie (superbe Claudia O'Doherty) et celui de Chris (Chris Witaske). Une storyline qui laisse se décanter la relation entre Gus et Mickey à l'abri des regards et qui permet surtout de mettre en avant une nouvelle idylle aux composantes radicalement différentes. Le moyen parfait de titiller notre fibre nostalgique de la saison 1 et de nous expliquer une dernière fois que l'amour n'est pas une science exacte et qu'il arrive souvent sans crier gare.

 

Photo Claudia O'DohertyClaudia O'Doherty

 

La saison 3 de Love tourne parfois un peu trop autour du pot et aurait gagné à être toujours et encore plus frontale avec son sujet. Cela étant, Love réussit tout de même son dernier tour de piste formidablement. Grâce à ses personnages attachants, ses amours heureuses, ses dialogues savoureux et son authenticité providentielle.

Une sincérité qui aura permis à nombre de spectateurs de se retrouver en Gus et Mickey, leurs questionnements, leurs incertitutes, leurs désirs, leurs déboires... et peut-être donner envie, à eux aussi, d'aller de l'avant en amour et dans la vie.

L'intégralité de la série Love est disponible sur Netflix.

 

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commentaires

Angra
12/04/2019 à 17:29

Bonne serie avec une fin heureuse et c'est bien ainsi. La prolonger aurait étée compliquer car les scénaristes auraient "broder" pour au final devenir chiant, comme toutes les series qui ne savent pas ou s'arreter quand c'est le moment.

trashyboy
16/03/2018 à 11:32

Quoi, c'est la dernière saison?!!? Il y a pourtant matière à poursuivre l'histoire, quand bien même ça pourrait être casse-gueule... J'espère les revoir un jour...

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