Après Lost City of Z, James Gray envoie Brad Pitt dans l'espace avec Ad Astra

Christophe Foltzer | 11 avril 2017
Christophe Foltzer | 11 avril 2017

James Gray aura mis le temps, mais il a enfin achevé son Lost City of Z qui est encore dans beaucoup de salles de cinéma et qu'il faut voir absolument. On pensait que la suite serait plus terre à terre, on se trompait.

Après avoir joué les Werner Herzog des années 2010, on se demandait bien ce que James Gray allait pouvoir faire pour la suite de sa carrière. Si on pensait que ce tournage épuisant et compliqué allait le laisser K.O. pendant un long moment avant de retrouver le chemin des plateaux, il semblerait que le réalisateur ait plus de réserves que ce que l'on croyait puisqu'il commence déjà à parler de son prochain film Ad Astra.

 

Photo Robert Pattinson

 

C'est donc en pleine promotion de Lost City of Z que Gray est revenu sur le projet qu'il avait déjà teasé il y a quelques mois, en annonçant à Collider qu'il avait l'intention d'enfin le faire avec Brad Pitt et qu'il avait une grosse pression :

"Oui, oui et oui, je suis terrifié par ce projet. La science-fiction est un genre difficile parce qu'il y a généralement des éléments de fantasy qui y sont mêlés. Ce que j'essaye de faire c'est de dépeindre le voyage spatial le plus réaliste possible et de dire, basiquement, que l'espace est un endroit horrible pour nous. C'est une histoire dans le style d'Au Coeur des Ténèbres qui parle d'un voyage à l'autre bout de notre système solaire. J'ai de grands espoirs mais c'est sacrément ambitieux. Le tournage commence le 17 juillet, donc ce n'est pas très loin. Je suis terrorisé, mais ça va."

Ad Astra racontera l'histoire d'un ingénieur légèrement autiste dont le père est parti 20 ans plus tôt pour une mission vers Neptune afin d'y déceler des indices d'une vie extra-terrestre. L'ingénieur, incarné par Brad Pitt, décide donc d'entreprendre le même voyage afin de retrouver son père et de comprendre pourquoi la mission a échoué. Et comme à l'origine Pitt devait être le héros de Lost City of Z, on a encore plus hâte de savoir à quoi ça va ressembler. 

 

David Fincher Brad Pitt

Tout savoir sur The Lost City of Z

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Vous aimerez aussi

commentaires

Redfield
11/04/2017 à 21:37

@Rorov

Je considère Solaris, Sunshine, The Fountain comme des films passionnants et fascinants - et pour avoir lu beaucoup sur eux, je ne suis pas un cas isolé. Tree of Life a une légion de fans. Fahrenheit 541 n'est pas détesté il me semble, pas plus que Woody et les robots. Aeon Flux, là, on tape dans la catastrophe industrielle (là encore, contexte intéressant : on sait depuis que le studio a remonté le film, que la réal a perdu le contrôle total). Donc vraiment je ne vois rien de plus qu'une histoire de goûts, et aucunement une tendance claire, indiscutable.

D'autant qu'on parle d'un... pitch. Ce résumé en deux lignes, censé être sexy, clair, vendeur. Là encore, quantité de films avec un point de départ classique sont au final fantastiques - et quantité de films "high concept" géniaux sur le papier sont des navets, incapables d'aller justement au-delà d'un concept.

C'est bien ton droit de "sentir le film de merde" sur cette base, ça c'est clair. En revanche, vouloir en tirer une sorte d'évidence, que tous les cinéphiles fans de Sf devraient partager : là, non. Y'a une différence entre venir dire en quoi tu le sens pas, en quoi Gray est surestimé, en quoi la SF manque d'audace ou je ne sais quoi, et étaler son opinion (légitime, encore une fois : on y a tous droit) en essayant d'en faire un truc "objectif", en partant en plus de données très vagues censées être véridiques.

Rorov94
11/04/2017 à 21:24

Pour sunshine je suis entièrement d'accord avec vous 2.c'est juste que le pitch y ressemble beaucoup(comme d'autres fims sf vous mr direz...)mais si gray est un génie vous devriez vous attendre à mieux non?!
Ça sent pas le film de merde de loin?franchement quand un soit disant«auteur »touche à la sf si chère à mon coeur ont à une traînée de pneu/fond de caleçon en guise de métrage:soderberg(solaris),boyle(sunshine),allen(woody et les robots),truffaut(farenheit 451),arronowski(the fountain),mallick(tree of life),kusama(eaon flux)...

MystereK
11/04/2017 à 20:29

"Chiffres inexacts et ne tenant pas compte des budgets promo."

Il est vrai que pour les films de James Gray il y a des affiche à tous les coins de rues, 10 spots TV par chaîne pendant 1 mois, des flyer distribué dans tous les super-marché, des produit dérivé qui couvrent les étals de King Jouet et autres, du sponsoring fait par des marques de voitures, des marathons sur tous les plateaux TV du monde, etc.... Il n'y a que Immigrant qui a fait l'objet d'une promo plus importante que d'habitude pour lui.

Puisque vous avez des sources, citez les !

Redfield
11/04/2017 à 20:24

@Rorov

Tu m'as bien lu donc ! Puisque je parle moi-même de la marge du budget promo. En même temps, il n'y a jamais de chiffre exact et officiel en la matière, hormis des estimations, et le fait que plus le budget est grand, plus le sera celui consacré à la promo. Donc je te cite des budgets officiels (sans la promo), qui sont des données dispo sur les sites et sources de références. Puisque tu as apparemment des sources (pour rappel, il n'y avait aucune donnée dans ton commentaire au-delà des bons mots et des affirmations comme "échecs, 100% de sa carrière"), tu peux les partager ?

Tu peux balayer mes mots pour continuer ton couplet sur Gray, bien sûr. Grand bien t'en fasse. Je pensais qu'il était intéressant et normal de discuter au-delà des petites blagues en solo style monologue 2.0. Rien qu'en parlant du contexte et du rôle de Weinstein, impossible à écarter dans la filmo de Gray.

Cela dit, puisque tu veux bloquer sur cet aspect des budgets promo : ça contredit encore plus contre tes dires sur McTiernan qui aurait enchaîné les succès. Si on rajoute le budget promo de ses films (qui, contrairement à Gray, sont des blockbusters : Rollerball et Le 13ème Guerrier ont eu des promos plus chères que Two Lovers et La Nuit nous appartient), c'est encore pire.

(Je n'ai même pas relevé le "merci Sunshine"... mais tout de même : le film de Boyle a coûté une quarantaine de millions, sans compter les frais promo n'est-ce pas, et n'en a rapporté qu'une bonne trentaine. Donc si on veut aborder uniquement l'aspect business comme tu le fais : je doute fortement que Sunshine soit un exemple de rentabilité pour un producteur qui se lance dans de la SF)

Kean
11/04/2017 à 20:17

@Redfield
J'admire ton abnégation mais tu te bats contre un moulin a vent, la (ou un Trump supporter, c selon)
Le mec passe son temps a encenser les Emmerich, bay et ce cinema la.
Dc Gray et la liste non exhaustive des grands reals qu'il cite (lorsqu'il arrive a les écrire correctement ce qui n'est pas gagné..) et leur cinema ne peut être que du chinois pour lui puisque la qualité d'un film ne pouvant dépendre que de son succès en salle et des dollars qu'il amasse éventuellement pour ce bon vieux Rorov94..
Et oui, meme en lui expliquant que la plupart de ses reals chéris ont eux aussi connu pas mal d'échecs financiers, ça ne changera pas grand chose.

Rorov94
11/04/2017 à 20:08

Chiffres inexacts et ne tenant pas compte des budgets promo.
Je te laisse à tes sources,je garde les miennes.

Redfield
11/04/2017 à 19:30

@Rorov

De toute évidence tu t'amuses bien, donc tant mieux hein, mais pour info : La Nuit nous appartient a coûté dans les 21M, et en a rapporté 54. Two Lovers : budget de 12M, box-office dans les 16M. Donc même sans parler de l'aspect artistique (puisqu'on peut débattre sur l'importance de ce "détail" : certains producteurs équilibrent leur business en faisant coexister des projets plus commerciaux et des films plus nobles pour soutenir des cinéastes) : ce n'est pas ce qu'on appelle un échec pur et simple. Ce n'est pas du succès fulgurant bien évidemment (encore que... l'équation reste incomplète : d'un côté, on n'a pas les frais promo qui sont toutefois moindres sur ces budgets ; de l'autre, on n'a pas les recettes DVD, qui jouent parfois un vrai rôle dans les finances, et qui sont notamment significatifs pour des films entourés d'une belle réputation. Ceux de Gray étant devenus cultes pour beaucoup).

Les cas de Little Odessa, The Yards et The Immigrant seraient par ailleurs à remettre dans le contexte : The Yards a été un flop parce que Weinstein s'est battu contre Gray, et a finit (comme il l'a fait avec d'autres) par sacrifier la sortie. Même chose pour The Immigrant : bataille en coulisses sur la fin, sur le montage, et Weinstein qui préfère bousiller la carrière oscarisable du film pour "gagner".

Donc oui, le cas James Gray est complexe et intéressant, qu'on aime ou pas les films. Mais avec des chiffres, du contexte, on voit que l'affaire mérite un peu de détails et de nuances. Sans parler de l'aspect artistique encore une fois, puisque quantité de réalisateurs aujourd'hui acclamés et adorés ont eu à leur époque des flops, des échecs... mais ont été soutenus par des producteurs (avec un rôle parfois non négligeable de la critique, des festivals). Pour qu'actuellement, on les analyse, on les admire, on s'en inspire, en se disant "heureusement que le business n'était pas toujours et totalement le maître de tout le système, sinon nous n'aurions pas ces oeuvres".

PS : McTiernan ? Rollerball a coûté 70M, en a rapporté 25 ; Basic a coûté 50M, en a rapporté 42 ; Le 13ème Guerrier (encore un cas de catastrophe en coulisses), 160M de budget (officiel, car la vérité...) et 61M au box-office.... Pour le coup, juste côté chiffres, il a enchaîné les échecs parfois retentissants.

Rorov94
11/04/2017 à 19:14

-bonjour monsieur le producteur.
-bonjour monsieur gray.
-j'ai besoin de thunes pour mon nouveau film.
Le producteur récupère un bidon de kérosène hors champ tout en palpant ses poches,cherchant un briquet.
-dite moi,cela fait 20 ans que vous me faites perdre du pognon,d'ailleurs j'ai aussi perdus:ma femme,mes gosses,mes amis,ma dignité et ma crédibilité...
-oui mais je suis un génie!
-hé ben,j'espère que vous êtes aussi pompier...

Le producteur s'asperge de kérosène sur son costard,sors un cigare et l'allume avec son briquet.

Immolation immédiate.

Gros plan sur les yeux de james gray.

Reflet des flammes dans la rétine

Fondu au noir

FIN

MysereK
11/04/2017 à 15:59

Et bien James Gray a presque toujours réalisé des films avec des scénarios "déjà vu" (et il n'existe pas non plus des milliers d'histoires originales à raconter) tout en faisant toujours, pouce ceuy que j'ai vue, d'excellents films.

dredd
11/04/2017 à 14:08

Dans Interstellaire aussi le perso de Jessica Chastain va à la recherche de son père ingénieur qui est allé chercher une planète habitable pour l'homme si je me trompe pas. Bref le synopsis fait un peu déjà vu... J'espère que ce sera mieux raconté en tout cas.

Plus

votre commentaire