Les Parisiens en solde

Didier Verdurand | 17 septembre 2004
Didier Verdurand | 17 septembre 2004

[img_right]lelouch.jpg [/img_right]De mémoire de cinéphile, on n'avait jamais vu ça. Claude Lelouch, vexé par les critiques négatives de son dernier film Les Parisiens, a décidé d'offir la séance de 19h, ce vendredi soir, aux spectateurs de Paris et de province.
Le réalisateur a déclaré sur France Info que les spectateurs, mercredi, « ont applaudi à chaque séance, sortaient bouleversés, émus : donc j'ai envie que les spectateurs puissent s'exprimer autant que les critiques ».
Il y a de quoi rester dubidatif devant de tels propos. Évidemment, nous n'y étions pas, donc nous ne pouvons démentir, mais la réaction des festivaliers à Deauville, le soir d'ouverture, a largement suivi celle des critiques, malgré des applaudissements polis à l'issue de la projection, peut-être pour justement saluer la fin du calvaire. Certainement plus au contact du public que Claude Lelouch, l'équipe d'Écran Large sur place peut affirmer ne pas avoir entendu un seul écho positif. Au contraire, tout le monde se plaignait d'avoir un démarrage aussi médiocre pour un trentième anniversaire, qui n'a pas été l'évènement dont on rêvait.
En attendant, les premiers chiffres du box-office sont mauvais à Paris, comble du paradoxe pour un film au titre opportuniste. Plutôt que de tenter d'opérer sur soi une autocritique salutaire, et de mettre l'échec du film sur le dos des critiques, Claude Lelouch tente un dernier coup de pub certes très sympathique pour le public, mais qui l'enferme encore plus dans une bulle qui l'éloigne (définitivement ?) du genre humain...

Tout savoir sur Le Genre humain 1ère partie : Les Parisiens

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