Pulp Fiction : un célèbre acteur aurait refusé le rôle principal, et il l'aurait regretté

Mathieu Jaborska | 21 janvier 2020
Mathieu Jaborska | 21 janvier 2020

Parmi tous les films de Quentin TarantinoPulp Fiction est probablement le plus célèbre et apprécié. Forcément, une Palme d'or, ça aide.

Et le culte qui a immédiatement entouré le deuxième long-métrage du nostalgique cinéphile a clairement aidé tous ceux qui ont participé à sa confection. Le producteur Lawrence Bender a eu une carrière immense, le directeur de la photographie, Andrzej Sekula, s'est vu confier des projets comme American Psycho ou Cube 2 : Hypercube.

Une seule exception à la règle : Harvey Weinstein, qui devrait arrêter de toucher au monde du cinéma pour un petit bout de temps.

 

photo, John Travolta, Samuel L. JacksonSamuel L. Jackson et John Travolta repeignent leur banquette arrière

 

Côté acteurs, le film a également fait office de tremplin. Si John Travolta était déjà bien connu pour La Fièvre du samedi soir et autres Grease, le reste du casting doit vraiment considérer Pulp Fiction comme une étape clé de sa carrière. C'est notamment le cas de Samuel L. Jackson, qui doit beaucoup à Tarantino.

Mais le célèbre acteur était loin d'être le premier choix pour le rôle de Jules Winnfield. Avant Paul Calderon, finalement casté dans un rôle secondaire, le cinéaste avait envisagé Laurence Fishburne. Du moins, c'est ce qu'il a raconté dans le podcast The rewatchables.

À l'époque, l'acteur s'était fait remarquer pour Apocalypse NowBoyz'n the Hood ou encore The King of New York. À l'écriture du scénario, le réalisateur de Reservoir Dogs avait son visage effronté en tête. Mais selon lui, l'interprète de Morpheus a refusé le rôle, cédant aux suggestions de ses agents, pour qui le film amoindrirait ses chances d'obtenir un rôle principal.

« [Fishburne] le refuse, mais m'en parle quand même. Et il dit : "Écoutez, je voudrais le faire, d'accord ? Mais écoutez, je paye ces gens, alors vous savez, si je les paye, je me dois de les entendre." »

 

Photo Laurence FishburneLaurence Fishburne

 

Le comédien a probablement remercié ses conseillers quand il a vu ce que ce refus lui a coûté. Non seulement il n'a pas été au centre d'un des films les plus iconiques des années 1990, mais il a en plus été écarté d'autres projets tout aussi alléchants. En effet, toujours selon Tarantino, il était pressenti pour jouer dans Une journée en enfer aux côtés de Bruce Willis.  Mais il demandait un cachet trop élevé. Le producteur Andy Vajna, forcément lié à Willis, est allé à la première de Pulp Fiction, et il y a trouvé son Zeus Carver, en la personne de... Samuel L. Jackson.

Fishburne a fini par attaquer la société de production Cinergi en justice pour ne pas avoir tenu sa promesse. Moralité de l'histoire : il ne faut jamais refuser un rôle chez Quentin Tarantino.

 

photoUne journée en enfer - Die hard 3

commentaires

Pacino
21/01/2020 à 17:45

Et ironiquement il obtient son rôle plus connu parce que Will smith avait refusé de jouer Néo.
Si Will Smith avait accepté, Val Kilmer serait devenu Morpheus.

Moralité de l’histoire, le mauvais choix des uns font le bonheur des autres.

Greg
21/01/2020 à 17:44

"Le culte qui a immédiatement entouré le deuxième long-métrage du nostalgique cinéphile a clairement aidé tous ceux qui ont participé à sa confection (...) Une seule exception à la règle : Harvey Weinstein, qui devrait arrêter de toucher au monde du cinéma pour un petit bout de temps."

Harvey Weinstein n'est pas une exception. C'est même peut-être celui qui cristallise le plus la réussite dont ont bénéficié les personnes ayant participé à Pulp Fiction. C'est probablement le film qu'il a produit pour lequel il est le plus connu, et celui qui lui a permis d’asseoir définitivement son pouvoir sur Hollywood. Sa chute liée à "l'affaire Weinstein" et #MeToo n'y change rien, et surtout n'a rien à voir avec cet état de fait.

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