Films

Le terrifiant Audrey Rose de Robert Wise devrait, lui aussi, avoir droit à un remake

Par Christophe Foltzer
25 septembre 2019
MAJ : 19 avril 2022
3 commentaires
photo Audrey Rose

On ne va pas vous mentir, on a un peu l’impression d’écrire la même chose tous les jours depuis de longs mois et c’est assez fatigant. Remakes par-ci, reboots par-là, on se demande bien quand Hollywood va de nouveau faire marcher son cerveau.

Visiblement, ça ne sera pas pour tout de suite puisque la machine à remakes est loin d’être grippée. Il faut dire aussi que ça doit coûter moins cher au final de refaire un film, même inconnu par le nouveau public, que de risquer de se planter sur un projet original. Au moins, il y a l’aura du film précédent qui peut jouer en sa faveur. C’est peu, mais c’est déjà ça.

 

photo Audrey RoseAnthony Hopkins, à l’affût

 

Et donc, comme vous vous en doutez, on va encore parler remake ici, avec une petite pointe d’étonnement toutefois, puisque nous apprenons via le site du Hollywood Reporter que le studio Orion serait en train de développer le remake d’Audrey Rose, film du grand Robert Wise sorti en 1977 avec, notamment le très grand Anthony Hopkins dans son casting.

Si le projet n’a pas encore de réalisateur ou de casting attitré, il serait en pleine phase d’écriture actuellement. On rappelle qu’Audrey Rose c’est encore une histoire bien glauque puisqu’il nous parle d’un étranger qui tente de persuader un couple que leur fille Ivy est en réalité la réincarnation de son enfant mort, brûlé vif 11 ans plus tôt.

 

photo Audrey RoseTerrifiée par sa propre image, pas de bol

 

Un film adapté d’un roman de Frank DeFelitta, également scénariste du film original, qui disait que l’histoire était inspirée d’un fait réel, issue de sa propre expérience après qu’il ait surpris son fils de 6 ans jouer du piano avec une aisance d’autant plus surprenante que le gamin n’avait jamais appris à jouer de cet instrument et qu’il disait que ses doigts bougeaient tout seul sur le clavier.

Bref, de quoi nous trousser un bon petit film de trouille si c’est fait correctement.

 

photo Audrey RoseForcément, ça se passe mal

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Tom's

Vu mais ne m’as pas marqué en revanche « MAgic  » où Hopkins joue le ventriloque avec cette poupée … vu gamin j’avais flippé. Si dans quelques temps le lis qú’un projet de remake ESt prévu je ne serais pas surpris

Pat

L’original était pas mal mais pas terrifiant dans mes souvenirs.

Flo

« Audrey Rose » (pas le dernier film de Robert Wise, mais un des derniers meilleurs), fait assez écho à son tout premier, « La Malédiction des hommes-chats » – une fillette « hantée », ses parents impuissants à l’aider.
Aussi une sorte de réponse à « L’Exorciste », remplaçant le Grand Guignol des effets spéciaux et le combat contre le Mal, par du réalisme contemporain et un choc entre des cultures impossibles à concilier (la résurrection hindouiste dans une société occidentale américaine !?), sans qu’il soit question de Bien et de Mal, mais plutôt de traumatisme indéfinissable.
La facture visuelle très économique, en deçà des standards habituels de Wise, a beau faire ressembler tout ça a un simple téléfilm sur des parents se disputant la garde de leur enfant (c’est fondamentalement ça d’ailleurs)… il n’empêche que le jeu des comédiens compense très largement. Que ce soit la dangerosité de Anthony Hopkins (pourtant tout à fait sagace, pas si illuminé que ça), les nerfs à vif de Marsha Mason, la fierté cartésienne de John Beck en père perdant petit à petit de sa solidité, et Susan Swift en gamine adorable, aux performances d’actrice subtiles, mais coincée malgré elle dans une douleur inguérissable.
Surtout c’est d’une tristesse émouvante, énorme, où même la résilience a un goût d’amertume, où seule la Foi ourra permettre d’espérer que les choses pourraient se passer bien mieux à l’avenir.
Pas de doute, on est bien chez Wise : enfermement, crédibilisation, gâchis, avertissement. Le pan sombre de sa filmographie éclectique aura été fascinant jusqu’au bout.