Top 10 des films de bêtes

Par Jean-Noël Nicolau
21 mars 2008
MAJ : 26 octobre 2018
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Les moutons ne sont pas contents dans Black sheep, la comédie horrifique du moment. Mais ils ne sont que l’énième avatar d’un bestiaire en colère. Presque tous les animaux répertoriés se sont un jour révoltés contre les humains. La sélection de 10 films marquants, un par espèce, fut très ardue. D’où l’ajout d’un charmant bonus. Manquent à l’appel nos amis les abeilles, les pieuvres, les ours,…et même les lapins (garous). En attendant, n’oubliez pas vos fusils et vos bombes insecticides avant de visiter ces 11 scènes cultes. Cliquez sur les images pour accéder à l'extrait du film.

 

 

Cujo de Lewis Teague

 

Le meilleur ami de l’homme (cf Max) peut facilement effrayer (lâchez les dobermans !) ou laisser de marbre (l’attaque des yorkshires féroces). A mi-chemin se situe le bon gros toutou de Cujo, rendu fou par la rage. La mise en scène de Lewis Teague brille dans la seconde moitié du film dès que le huis-clos débute. Aidé par l’excellente performance de Dee Wallace, Teague adapte soigneusement Stephen King, sans atteindre, toutefois, la cruauté du roman.

 

 

 

 

Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock

 

C'est le plus admirable film du genre. Hitchcock parvient à terrifier avec de braves volatiles débonnaires, dont la simple présence passive s'avère inquiétante. Pas d'explication, pas de conclusion, l'histoire crée un sentiment d'Apocalypse en marche. Le postulat était hautement improbable, le résultat demeure unique.

 

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Incidents de parcours de George A. Romero

 

Le singe au cinéma est généralement un élément comique, qu’il soit le comparse de Clint Eastwood ou un courageux cascadeur engoncé dans un inénarrable costume. On pourrait certes citer un certain Link, dont on se souvient surtout grâce à la présence de la toute jeune Elisabeth Shue. Mais le plus ambigu et le plus effrayant des singes (à dimension humaine) du 7ème art demeure la Ella d’Incident de parcours. Romero construit un récit riche en malaise et en scènes choc, avec un étonnant sous-texte zoophile…

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Piranhas de Joe Dante  

 

Il faut beaucoup de talent ou se reposer sur des créatures très impressionnantes pour ne pas tomber dans le ridicule dès que l’on œuvre dans le genre des bestioles énervées. Joe Dante, comme plus tard avec Gremlins, joue sur les deux niveaux. Drôles et effrayants, ces Piranhas bouffent littéralement à tous les râteliers.

 

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Les Dents de la mer de Steven Spielberg  

 

Le chef-d’œuvre indéboulonnable, le premier qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de vilain bestiau vindicatif. Tout a été écrit sur Jaws et nous profitons de l’occasion pour évoquer son innombrable descendance. Du très estimable la Mort au large en passant par le fun et bourrin Peur bleue, les requins auront dévorés du quidam à toutes les sauces. Inévitable coup de cœur, enfin, pour la saga des Shark attack qui égaie encore plus d’une soirée de cinéphiles déviants.

 

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Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas

 

Les premiers monstres issus du péril atomique prêtent à sourire aujourd’hui par leur dégaine un peu maladroite. On pourra leur préférer la classe des fourmis à « taille réelle » de l’excellent Phase IV. Pourtant Them garde un suspens efficace, assez intrigant, qui culmine dans un final impressionnant dans les égouts. Ce nid glauque, ces lance-flammes, ces humains cueillis par des insectes quasi indestructibles évoquent irrésistiblement les aliens qui séviront quelques décennies plus tard.

 

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Tarantula de Jack Arnold 

 

Souvent gagnantes au très disputé concours des bêbêtes les plus promptes à déclencher les phobies, les araignées souffrent cependant d’un déficit de crédibilité cinématographique. Un peu cheap (l’Horrible invasion), trop gentilles (Arachnophobia) ou carrément comiques (Arac Attack), elles n’ont jamais trouvé leur chef-d’œuvre. Le Tarantula de Jack Arnold fait partie des meilleurs opus des « monstres géants atomiques », même si, là encore, la vilaine mygale n’inspire qu’un effroi diffus.

 

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L'Incroyable alligator de Lewis Teague

 

L'un des meilleurs décalques de Jaws, l'Incroyable alligator prouve, avec Cujo, que Lewis Teague sait mettre en scène les animaux immondes. Pas irréprochable au niveau du rythme et des effets spéciaux, le film se révèle pour autant généreux en scènes anthologiques où le saurien taquin croque dans le tas. Qu'il niaque du môme ou qu'il joue les « wedding crasher », ce crocodile a de la gueule.

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Fair game de Mario Orfini

 

Plus connu sous le nom de Mamba, le film de Mario Orfini enferme une jolie demoiselle en détresse (la très correcte Trudie Styles) et un mamba (remis à la mode par Kill Bill) dans un appartement soigneusement cloisonné par un ex-mari vindicatif. Petit budget mais frayeurs inversement proportionnelles pour ce film méconnu qui mérite de ressortir des cartons de l’histoire.

 

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L'Ombre et la proie de Stephen Hopkins

 

Stephen Hopkins fait partie des artisans de la série B hollywoodiennes, sa carrière en dents de scie ne lui ayant jamais apporté la gloire en dehors du milieu des amateurs éclairés. L’Ombre et la proie est l'une des réussites de sa filmographie, grâce à des qualités techniques remarquables (belle photographie, musique de Goldsmith) et à une ambiance à la lisière du fantastique

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Les rats de Manhattan de Bruno Mattei

 

Car il faut bien se détendre au final. Quoi de mieux pour une bonne tranche de rigolade qu’un nanar fignolé par l’un des maîtres du genre, Bruno Mattei ? Non seulement l’aspect bestioles en colère est merveilleusement ridicule, mais le double effet poilade est atteint avec l’ambiance post-apocalyptique grotesque. Mal fichu au-delà du concevable, les Rats de Manhattan parvient néanmoins à rendre très sympathiques les petits rongeurs, tellement plus convaincants que les acteurs humains. 

 

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