Critique : Alyah

Stéphane Argentin | 19 mai 2012
Stéphane Argentin | 19 mai 2012

Difficile de ne pas voir dans Alyah la volonté des sélecteurs de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2012 de faire écho à la tragédie survenue à Toulouse en mars dernier. Pour autant Alyah ne se pose pas en porte étendard du judaïsme. Au contraire, non content de se moquer malicieusement des lieux communs autour de cette religion et de son peuple, Alyah dresse le portrait d'un juif en (recon)quête de ses racines. Ainsi, en vue de partir s'installer à Tel-Aviv avec son cousin, Alex va apprendre l'hébreu (une langue qu'il ne parle pas ou si peu), dealer de la drogue mais aussi s'éprendre d'une goy, tout en sortant systématiquement son frère de la mouise.

Argent, famille, langue, religion, sentiments et un soupçon de polar sont autant d'ingrédients qui se combinent plutôt bien dans ce premier long-métrage français à la mise en scène très sûre (cf. le plan séquence d'ouverture caméra à l'épaule qui suit le personnage d'Alex) et à l'interprétation poignante qui nous immergent tous deux dans le quotidien de ses protagonistes. Exception faite de certaines petites maladresses (quelques longueurs et revirements de situation un peu faciles : cf. le dernier « coup » d'Alex et de son pote qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe), Alyah se révèle donc un solide premier film, à découvrir que l'on soit feuj ou goy.

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