Critique : Vent de folie à la ferme

Nicolas Thys | 6 avril 2011
Nicolas Thys | 6 avril 2011

L'Iran est depuis longtemps, et indépendamment des guerres, des conflits internes ou externes au pays, un grand et important producteur dans le domaine de l'animation et du court-métrage, avec des studios toujours bien vivants. On se souvient en particulier des Contes de la mère poule sortis en 2001 et regroupant 3 petites merveilles animées image par image.

Aujourd'hui, Vent de folie sur la ferme renoue avec ces films courts mais d'une puissance visuelle incroyable. Il s'agit d'une compilation de trois films réalisés avec des techniques très différentes et inventives : Le Robot et le fermier d'Abdollah Alimorad avec des marionnettes, Trésor d'Ahmad Arabani dessiné sur cellulo comme de nombreux cartoons et dessins animés et enfin Le canard et le fermier d'Aviz Mirfakhraï réalisé en pâte à modeler.

Sans être aussi beau que Les contes de la mère poule, cette nouvelle trilogie, plus énergique et plus folle, tient toutes ses promesses. La technique est fiable, maitrisée et le mouvement parfaitement rôdé avec à chaque fois une fluidité qui sied parfaitement au récit malgré une certaine standardisation qui peut se faire ressentir et des techniques légèrement moins inventives.

De la même manière, comme pour s'universaliser et s'adapter au monde entier, les histoires se font plus étonnantes. En plus des deux "fables" amusantes et absurdes virant parfois au burlesque, genre souvent utilisé pour les films destinés aux enfants, la science fiction entre en jeu avec la présence aussi incongrue que délirante d'un vaisseau spatial.

Mais, malgré une certaine perte d'identité des oeuvres, on ne regrette pas le moment passé avec celles-ci. Le vent de folie est partout dans les couleurs et les personnages cartonnesques, et sans encore entrer dans la cours des grands, les cinéastes ont bel et bien fait leurs preuves ici.

 

Résumé

Lecteurs

(0.0)

Votre note ?

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire