Critique : Tout ce qui brille

Lucile Bellan | 23 mars 2010
Lucile Bellan | 23 mars 2010

Des filles, des fringues, notre belle capitale, Tout ce qui brille assume son titre jusqu'au bout des ongles, avec un savant mélange de gravité et de légèreté qu'on ne retrouve que dans les très bons représentants de la chick lit. Dommage pourtant qu'il ait fallu attendre aussi longtemps, bien après la mode au début des années 2000, pour donner un pendant bien français à ce sous-genre de la littérature, adapté après au cinéma avec plus ou moins de succès, à base d'aventures girly, d'amitiés féminines fortes, d'amours contrariées et de shopping aussi.

Comme duo chic et choc, Géraldine  Nakache et Leïla Bekhti assurent à la perfection le show en ayant des rôles aussi complémentaires que glamour. Chacune dans son registre, et pourtant en faisant preuve d'une belle maturité, les deux femmes s'épanouissent devant la caméra, dévoilant une féminité à fleur de peau, absolument pas déconnectée des réalités de notre époque.

Pour réussir, il faut être belle, forte, intelligente, drôle... et riche. Cette leçon, cette pression qui pèsent sur les épaules de nos deux héroïnes comme une chape de plomb est pourtant, et heureusement, délaissée au profit d'un message plus humaniste, les pieds sur terre (mais toujours moulés dans des escarpins de créateurs) de valeurs aussi essentielles que la famille, l'amitié et les racines.

Autre point fort du film, la galerie de personnages secondaires aussi indispensables que jubilatoires. De la copine grande gueule (Audrey Lamy, sœur de... et révélation comique), à l'insupportable belle plante des quartiers chics (un rôle étrangement parfait pour Virginie Ledoyen) en passant par la mannequin déchue (incroyable Lin-Dan Pham), Tout ce qui brille est définitivement un film porté par et pour des femmes... et pas des moindres.

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