Critique : Celle que j'aime

Sandy Gillet | 21 avril 2009
Sandy Gillet | 21 avril 2009

Une fois n'est pas coutume, c'est en se plongeant dans le dossier de presse du dernier film signé Elie Chouraqui que l'auteur de ces lignes a trouvé l'inspiration de ce qui suit. On y trouve en effet une interview du réalisateur français. Extraits :   

Bien que ma propension naturelle soit d'aller vers le tragique, j'ai voulu écrire un film léger et drôle - ce qui n'empêche pas, au bout du compte, qu'il y ait des moments d'émotion car les situations que je décris sont aussi empreintes de gravité. Pour autant, je voulais qu'on sente, dans le ton du film, la joie que j'ai eue à donner du plaisir au spectateur.

Bon alors nulle envie ici de mettre en doute la sincérité du propos mais franchement le plaisir donné au spectateur on le cherche encore. Comment peut-il en être autrement d'ailleurs tant la trame proposée est hyper formatée : une parisienne trentenaire divorcée et vivant seul avec son fils préado veut refaire sa vie. Mais son fils justement ne l'entend pas ainsi et déclare littéralement la guerre à son futur beau-père...

(...) les rapports familiaux ont changé en profondeur. Aujourd'hui, les relations sont beaucoup plus directes entre parents et enfants (...). Quand un gamin entre dans la chambre de sa mère et découvre un inconnu dans son lit, le choc peut être assez violent. En plus, cet homme se comporte avec l'enfant avec un mélange d'autorité bienveillante et de complicité, sous prétexte d'aimer sa mère. Ce sont donc tous ces sentiments étranges et contradictoires dont je voulais rendre compte.

Comment le dire avec diplomatie ? Pour nous aussi ce fut un véritable choc que de découvrir ce film qui se veut un témoignage léger mais pertinent des nouveaux rapports familiaux. En rendre compte c'est une chose qui dans l'absolu n'est déjà pas très novateur mais encore faut-il le faire avec intelligence, spontanéité et originalité. C'est à ce prix qu'une comédie sentimentale pourra toucher le cœur et/ou la raison de ses spectateurs. Au lieu de cela on a juste envie de distribuer des baffes tellement cela sonne faux. On a d'ailleurs un peu de peine pour la pimpante Barbara Schulz, dont la prestation énergique et physique (de quoi en prendre plein la vue) ne suffit pas à masquer l'indigence des dialogues. Et l'on se dit aussi que pour rien au monde on aurait aimé avoir un beau-père tel que Marc Lavoine ni d'ailleurs un père comme Gérard Darmon, qui nous sert à nouveau du Gérard Darmon version Le cœur des hommes mais en moins impliqué.

(...) Je me suis aussi inspiré de César et Rosalie dans ma direction d'acteurs.

La messe est dite et c'est donc Claude Sautet qui doit se retourner dans sa tombe. Vous êtes prévenus !

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