Critique : The Duchess

Par Lucile Bellan
9 novembre 2008
MAJ : 6 mars 2022
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Comme une page d'histoire adaptée avec succès sur grand écran, autant pour les décors, les costumes et le casting, The Duchess est certainement une belle réussite. Seulement, à trop vouloir toucher à une certaine perfection formelle, le film en oublie les élémentaires du genre et manque d'âme et de passion, malgré les atermoiements et les mimiques de Keira Knightley.

 

Car, comme présenté sur l'affiche, c'est plus de Keira Knightey dont il s'agit que de la Comtesse du Devonshire, qui pour l'anecdote était une ancêtre de Lady Di. On y sent comme une volonté de donner à la comédienne une aura d'intouchable royale, dont elle aurait mérité les droits à force de souffrir dans ces engins de torture d'époque dont elle s'affuble à longueur de films. A ceci près, qu'ici, nous avons le plaisir de la découvrir dans le plus simple appareil et que, même s'il s'agit là d'un vrai travail d'actrice, il n'est pas moins inesthétique pour le spectateur, tellement la belle affiche un physique décharné (pas trop d'époque pour le coup).

 

Cette belle fresque historique a le mérite de la qualité et de nous faire découvrir un personnage anglais assez méconnu, mais pour l'originalité et le petit plus qu'on aurait pu en attendre, on repassera.

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Flo

« The Duchess », où la confirmation renouvellée que les castes nobles ne peuvent jamais réussir à apporter suffisamment de progressisme, tant il leur convient de préserver leur standing. Peu importe de voir une duchesse féministe avant l’heure (à son corps défendant peut-on penser tant son physique peinait à donner naissance à des garçons), qui fait jeu égal au niveau intellectuel avec des hommes, ou qui arrive à faire plus ou moins passer à l’opinion publique un ménage à trois… tous ces personnages restent enfermés dans leurs obligations et ça finit par n’être qu’un huis-clos où on ne sort jamais des lieux dédiés, on ne fait que rencontrer les mêmes personnes, tout n’est qu’arrangements et gros compromis acceptés à contrecœur.
Même un époux las, médiocre et brutal dans ses manières est autant un prisonnier qu’un geôlier, et chacun de rester en circuit fermé, « pour le bien du Duché » (voir même, de l’Angleterre).
La preuve ? Georgiana a beau être l’ancêtre de Lady Diana (d’où petite récurrence), sa fille illégitime Eliza se trouve être également celle de… Sarah Ferguson.