Critique : Génération Electro

Par Vincent Julé
1 juillet 2008
MAJ : 13 septembre 2018
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Il y a un phénomène Tektonik, il faut faire avec, mais surtout, il ne faut pas y voir que les jeans slim, les crêtes, les tenues rose fluo et les gesticulations. Avec plus d'un million de disques vendus en 6 mois, on peut dire qu'il s'agit d'une industrie, avec 20 millions de vidéos vues sur le net, d'une culture et avec plus de 100 000 personnes sur les pistes de danse tous els week-ends, d'un mode de vie. Et s'il faut rendre au documentaire Génération Electro un quelconque mérite, c'est bien de saisir cette entité, cette identité dans sa globalité.

 

Par contre, pour le fond et la forme, c'est une autre histoire et pour le coup, un drôle de film. Né de la rencontre du producteur de Louis Page et de celui de MTV Dance Crew, Génération Electro emprunte les travers des deux. Les interviews des « spécialistes » sont ainsi réalisées avec le spot de lumière dans la gueule, un sens du cadre paresseux voire mystérieux et des fulgurances comme « ah oui, c'est un film sur la danse donc filmons leur les mains pendant qu'ils parlent ». Pour les scènes de danse elles-mêmes, il y a une volonté de mettre en scène les danseurs dans leur environnement, différent d'un club à l'autre, mais malheureusement, cela reste sommaire et maladroit.

 

Ce n'est finalement que lorsque la caméra se pose, tel un spectateur qui s'arrête dans la rue, que la Tecktonik trouve son ampleur en tant que danse impressionnante, défouloir social et sujet de cinéma. Un parallèle ludique avec la danse classique laisse aussi entrevoir ce que ce film générationnel aurait pu être.

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