Critique : Semi-pro

Laurent Pécha | 12 mai 2008
Laurent Pécha | 12 mai 2008

Il y a des films que l’on appréhende plus que d’autres, où la part de subjectivité prend le pas sur le reste. Semi-pro est de ceux-là. Quand le plus grand comique vivant, Will Ferrell, prend comme univers de jeu, le basket et plus particulièrement l’ex-concurrent de la NBA, la défunte ligue ABA, l’auteur de ces lignes, immense fan de la discipline, se dit que le film a été fait pour lui. Terrain conquis ?

Quasiment et Semi-pro d’être un nouveau tour de force du talent du génial Will. Peut être moins immédiat que ses prédécesseurs, Anchorman ou Ricky Bobby mais faut-il rappeler qu’un Will Ferrell se bonifie toujours au multi-visionnage (le pari est tenu que le petit dernier aura gagné une demi-étoile au moment de sa sortie DVD).

Le petit bémol provient ici de l’absence de pendants vraiment comiques à la folie de Ferrell. Alors qu’il a l’habitude d’avoir du répondant (Steve Carrell, John C. Reilly, Sacha Baron Cohen, Jon Heder, Paul Rudd,…), le comédien est ici parfois un peu trop seul, Woody Harrelson tout aussi bon qu’il soit, n’endossant pas un rôle de pure comédie.

Alors, on rit de bon cœur aux délires de ce proprio-coach-joueur d’une équipe minable qui lance ses dernières forces dans la bataille pour continuer à exister au sein d’une ligue en pleine mutation. Mais il manque ce petit grain qui transforme le très bon en mémorable. Peut être est-ce faire la fine bouche aussi…Car, quand on y repense après coup, dans quel film peut-on voir un combat de catch entre un homme et un ours virer à la panique générale ? Dans quel film peut-on se poiler devant un mec inventant le basket de demain en allant interroger sa mère au ciel ?

Après le foot (l’inédit et hilarant Kicking and screaming), le nascar (Ricky Bobby), le patin à glace (Les Rois du patin), Will Ferrell nous offre une bonne tranche de rigolade avec le basket. Pas essentiel ? Sûrement. Mais qui peut prétendre aujourd’hui nous faire toujours autant rire à chaque sortie ? Personne…et ceci n’a rien de subjectif !

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