Films

Les Trois visages de la peur : Critique

Par Ilan Ferry
14 mars 2008
MAJ : 30 juillet 2020
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 Bien avant 3 extrêmes et ses fantômes nippons, Mario Bava essayait déjà en 1963 de créer sa sainte trinité de l’horreur avec ces 3 visages de la peur. Les premières images nous montrant un Boris Karloff impérial pendant qu’il nous invite à un voyage au pays de la peur, ne mentent pas : il s’agit ici d’une élégante balade où quelques uns des auteurs les plus emblématiques de la grande littérature tragique (Maupassant, Tchékhov, Tolstoï) tutoient la notion de terreur pour notre plus grand plaisir. Seulement voilà, les années passant, Les trois visages de la peur apparait lentement mais sûrement comme une sorte de gentil grand huit avec ses hauts et ses bas.

 

 

Dans la première catégorie on peut définitivement classer Le téléphone et son esthétique très giallo, tandis que La goutte d’eau ne capitalise outre son atmosphère pesante que sur l’une des images les plus marquantes du métrage et dont nous laisserons la primeur aux curieux et/ou connaisseurs. La grosse déception vient surtout du sketch Les wurdalaks et ses vampires prêtant plus à rire de par son côté kitsch. A mi chemin entre le giallo et le gothique,  le film de Bava propose trois segments certes inégaux mais portant invariablement la griffe de leur auteur.

 

 

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