Critique : Coeur des hommes 2 (Le)

Stéphane Argentin | 17 octobre 2007
Stéphane Argentin | 17 octobre 2007

Quatre ans après le premier volet, les hommes de Marc Esposito sont de retour. Et ils en ont toujours aussi gros sur le cœur. Le réalisateur-scénariste, ancien journaliste ciné, en a quant à lui toujours autant sous la plume. Et puisque ce dernier demande poliment dans le dossier de presse de ne point trop en dire sur ce deuxième opus, nous nous garderons bien d’éventer les nouveaux atermoiements des quatre amis que l’on retrouve à l’endroit-même où nous les avions laissés quatre ans plus tôt : au bord d’une piscine.

 

Quoi de neuf sous le soleil des turpitudes sentimentales de notre quatuor de quadras (un peu plus pour Gérard Darmon) ? Rien et tout à la fois. L’Amour avec un grand « A » y est une nouvelle fois disséqué sous toutes les coutures : coups de foudres, adultères, lassitude du couple, sexualité (verbale plus que visuelle, le but du film n’étant pas « graphique »)… Bref, autant d’interrogations sur les relations hommes-femmes remontant à la nuit des temps, déjà abordées dans le premier volet et que ce deuxième opus continue d’explorer plus avant pour notre plus grand plaisir. Le quatuor Campan / Darmon / Darroussin/ Lavoine s’en donne à nouveau à cœur-joie sur les dialogues mitonnés par Esposito et autres séquences des plus truculentes telle que cette série de torgnoles que n’aurait pas renié le Lino Ventura de La Gifle.

 

De série il pourrait d’ailleurs tout aussi bien en être question dans le cas présent tant le sujet s’avère inépuisable. La bande de potes ne sera d’ailleurs pas sans rappeler (dans un registre cependant là encore moins « graphique ») le quatuor féminin de Sex and the city. Et puisque Nos enfants chéris vient de donner lieu à une série télé au format 30 minutes sur un sujet alternatif (les parents trentenaires), pourquoi pas Le Cœur des hommes, à défaut (ou en sus) de futurs exploits cinématographiques. Si le rire, les larmes et les sentiments sont à nouveau présents avec une telle ferveur, nul doute que les (télé)spectateurs seront eux-aussi au rendez-vous.

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