Critique : Sous le plus grand chapiteau du monde

Jean-Noël Nicolau | 28 juin 2007
Jean-Noël Nicolau | 28 juin 2007

Sous le plus grand chapiteau du monde fait sans doute partie de ces films qu’il faut avoir découverts durant son enfance pour pouvoir pleinement les apprécier. Grand spectacle en technicolor, où la démesure des ambitions visuelles trouve son contrepoint dans la naïveté de l’histoire, l’œuvre est très représentative du style de Cecil B. DeMille. En rendant hommage au monde du cirque et plus particulièrement à la mégalomanie de Barnum, le réalisateur trouve là un sujet idéal, plus encore que dans ses fresques bibliques. Le spectacle doit continuer, quoi qu’il arrive (incidents techniques ou errances des cœurs), et c’est une profession de foi pour DeMille qui ne recule devant rien pour assurer l’émerveillement du spectateur.

Bien sûr, Sous le plus grand chapiteau du monde a vieilli en un demi-siècle, les effets spéciaux (en particulier le déraillement du train) prêtent à sourire et la simplicité des personnages ne passionne pas tout le long des 2h30. Mais il demeure la splendeur du décorum, la qualité de l’interprétation et les numéros de trapèze, toujours aussi impressionnants.

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