Si au final cette séquelle se révèle moins honteuse que le premier méfait cinématographique de son réalisateur (ancien monteur attitré de Wes Craven) elle ne tient pas pour autant les promesses du divertissement de base destiné à vous faire perdre quelques neurones en route. Toutefois, la première partie enchantera les amateurs de nanars avec son lot de ralentis stupides et ses effets cheaps. Au spectateur indulgent de suivre tant bien que mal les turpides de Nathan Firefly Fillion, pris entre deux visions paranormales et ses amours contrariés avec la belle Katee Battlestar Galactica Sackhoff, dans ce qui s’apparente de prime abord à un mélange entre Destination Finale et un épisode de Demain à la une.
Mais alors qu’une certaine lassitude pointe le bout de son nez devant les mésaventures de notre héros, condamné à voir des morts en sursis dont il empêchera les trépas après moult efforts, la deuxième partie prend un ton plus grave en s’autorisant une pirouette scénaristique intéressante. Il n’en faut pas moins à cette copie inversée du Sixième sens pour prendre les attraits du thriller fantastico-esotérique, jouissif pour peu que la réalisation molle de Patrick Lussier ait été à la hauteur de son sujet.