Critique : Merci beaucoup und au revoir

Par Erwan Desbois
1 mai 2007
MAJ : 3 octobre 2018

Les reportages dans l'intimité des footballeurs se suivent et se ressemblent. Tourné puis diffusé dans les mêmes délais que le Substitute de Fred Poulet et Vikash Dhorasoo, Merci beaucoup und au revoir, co-réalisé à deux caméras par Nathalie Cuman et Bixente Lizarazu offre sensiblement le même point de vue sur le métier de footballeur. Le constat est inattendu, au vu des différences que l'on pourrait imaginer a priori entre le statut de joueur mis à l'écart au cours de la compétition la plus prestigieuse qui soit, et celui d'icône d'un club (le Bayern Munich) jouant ses derniers matchs avant une retraite prévue de longue date.

 

 

Et pourtant, on retrouve bien le même anonymat des chambres d'hôtel, la même solitude les soirs de matchs vus depuis la touche, le même vide lorsque le joueur adulé, surentraîné, surprotégé se met à penser à la vie sans le football. Certes, sa durée (cinquante minutes) et son statut de commande pour la télévision empêchent Merci beaucoup und au revoir d'aller aussi loin dans l'analyse de ce double emploi schizophrène des joueurs, à la fois stars et figurants du spectacle. Mais, de par ce caractère officiel et le choix d'un joueur au profil d'intouchable, la liberté de ton, l'absence de sujets tabous et la sincérité ressenties ici prennent une saveur particulière et gomment tout soupçon de superficialité.

 

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